vendredi 18 janvier 2013



KENYA 

Le demi-frère kényan d'Obama se lance en politique au Kenya

Le demi-frère kényan du président américain Barack Obama, Malik Obama, a décidé de suivre l'exemple de son cadet - et de surfer sur sa notoriété - et de se lancer en politique au Kenya en briguant un siège de gouverneur le 4 mars prochain.
Malik Obama, 54 ans, candidat indépendant, a expliqué dans une interview à l'AFP avoir été "inspiré et stimulé" par la réussite de son demi-frère américain, né du même père kényan, Barack Hussein Obama (1936-1982).
"Quand je regarde le succès que mon frère a eu en Amérique, je pense que je laisserais tomber mon peuple si je ne suivais pas ses traces (. . . ) en devenant un dirigeant dévoué, honnête et appliqué", a-t-il déclaré à l'AFP depuis la maison de la famille Obama à Kogelo, dans l'ouest du pays.
Economiste de formation, il dit être le bon candidat pour s'attaquer "au cycle sans fin de pauvreté et de chômage qui pèse sur les gens" et il espère être élu au poste de gouverneur du comté de Siaya, qui borde le lac Victoria et auquel est rattaché Kogelo, berceau de la famille Obama.
"Je peux dire avec confiance que de tous ceux qui briguent le poste, je suis le candidat le mieux placé", assure Malik Obama, qui a vécu l'essentiel de sa vie d'adulte aux Etats-Unis; "rien que grâce à mon nom de famille, j'ai les contacts pour apporter le développement à Siaya" et à ses 800. 000 habitants.
Bien qu'il affirme suivre sa propre voie, il met en avant son patronyme face à ses adversaires - dont le frère cadet du Premier ministre kényan Raila Odinga - et dit ne se reconnaître dans aucun parti kényan, accusant la classe politique actuelle "d'avoir laissé tomber le peuple".
"Je ne vais pas réinventer la roue. Je regarderai et emprunterai ce qui a fonctionné ailleurs. Les solutions à nos problèmes sont simples à trouver et à mettre en place", assure-t-il.
Les défis auxquels fait face Siaya sont pourtant énormes: 30% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté et les taux de prévalence du VIH et du paludisme sont parmi les plus hauts du pays.
"Le monde est allé de l'avant sous divers aspects. Je veux aider les miens à le rattraper. Avoir l'eau courante et pouvoir compter sur l'électricité ne devrait pas être un problème à notre époque", dit-il.
Mais le rêve avoué de Malik Obama, pieux musulman, c'est aussi de voir un jour McDonalds ouvrir un restaurant à Kogelo, village rural de quelques milliers d'habitants.

jeudi 17 janvier 2013


Rectangle à coins arrondis: COMMUNIQUE DE REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES DU 17 JANVIER 2013

 



Le Conseil des Ministres s’est réuni au palais de la République, le jeudi 17 janvier 2013,  sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky Sall.

 Le Président de la République a introduit sa communication au Conseil en évoquant la célébration prochaine du Maouloud par la Communauté musulmane, qui verra une forte affluence des fidèles, vers les divers foyers religieux du pays.
A cette occasion, le Chef de l’Etat a sollicité de nos guides religieux, des prières en faveur de la préservation de la paix sociale et de la stabilité, dans notre pays, surtout au regard du contexte sous-régional marqué par les regrettables événements en cours au Mali. Tout en souhaitant à nos compatriotes, d’excellents moments de communion et de ferveur spirituelle, le Président de la République a également invité l’ensemble des fidèles à plus de vigilance et de prudence, notamment  sur les routes.
Il a en outre, instruit le Premier Ministre, de faire prendre toutes les mesures nécessaires, au renforcement du dispositif de surveillance routière, afin d’assurer la sécurité des voyageurs.    
Poursuivant son intervention, le Président de la République a de nouveau abordé la question du civisme et de la citoyenneté. Il a réaffirmé sa ferme volonté de leur accorder toute leur importance, en considération de la place qu’ils occupent dans la consolidation d’une République.
 Le Chef de l’Etat a rappelé, à ce propos, que la cérémonie de levée des couleurs, tenue le lundi 13 janvier 2013 dans l’enceinte du Palais, s’inscrivait dans ce cadre. Clôturant ce volet, le Président de la République, a insisté sur l’obligation de faire en sorte que notre drapeau national soit visible dans les édifices publics.
Sur le troisième point de sa communication, Le Chef de l’Etat a soulevé les enjeux liés à la gestion du secteur minier, en déplorant tout d’abord, les légèretés  observées lors des conclusions de conventions minières, avant de regretter certains effets néfastes de l’exploitation de beaucoup de gisements sur l’environnement.
Le Président de la République a ensuite relevé la faiblesse de la contribution de ce secteur dans l’économie nationale. C’est ainsi qu’il a invité le Premier Ministre à faire accélérer le processus de mise en œuvre des recommandations de la Commission de revue des Conventions. Il a enfin préconisé la publication d’un rapport annuel sur l’impact économique et social de l’exploitation minière.
Le Chef de l’Etat a terminé sa communication en abordant la question de l’aménagement durable du territoire. Il a à ce propos, indiqué son souhait d’asseoir une véritable politique de développement et de mise en valeur des potentialités des territoires, à l’horizon de 2022. Sous ce rapport, le Président de la République a donné des instructions pour que soit élaborée une loi d’orientation pour le développement durable des territoires (ODT).
Intervenant à la suite du Chef de l’Etat, le Premier Ministre a, au titre des activités gouvernementales, rendu compte au Conseil de la séance de travail qu’il a eue avec une délégation de la Banque Mondiale, le 15 janvier 2013.
La célébration prochaine du Maouloud a donné l’occasion au Premier Ministre de présider le mardi 15 janvier 2013, une réunion consacrée à la modernisation de la ville de Tivaouane. Le Premier Ministre a informé le Conseil  qu’un Comité de pilotage, présidé par le Ministre des Infrastructures  a été institué  à cette fin.
Ce Comité est chargé d’identifier les dépenses prioritaires en rapport avec les besoins  de la population et des autorités de la ville, en matière de restructuration des quartiers, d’amélioration de l’offre d’infrastructures socio-économiques et d’assainissement.
Le Premier Ministre a également informé le Conseil qu’il a présidé un Conseil interministériel consacré aux nouveaux aménagements et travaux engagés sur le campus social de l’Université Cheikh Anta DIOP et à l’extension de l’université de Ziguinchor.
Le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur l’évolution de la situation qui prévaut au Nord Mali, depuis le début de l’intervention des forces françaises contre les groupes armés intégristes, en vue d’empêcher leur progression vers le Sud. Il a informé le Conseil, de la réalité de complexité de la situation sur le terrain, puisque les groupes hostiles seraient très déterminés et lourdement armés.
Le Ministre a indiqué que la France a fait observer que son action actuelle en territoire malien, était conforme à la charte des Nations Unies, et qu’elle n’entendait pas agir seule sur le terrain.
Il a, par ailleurs rendu compte de son passage devant les députés à l’Assemblée Nationale, pour les informer de la participation effective de notre pays à l’opération de restauration de la souveraineté du Mali sur l’ensemble de son territoire national, conformément aux instructions du Chef de l’Etat.
Le ministre des Forces armées a fait compte rendu au Conseil de la visite qu’il a effectuée à Bakel et à Kédougou. A Bakel, il a indiqué avoir procédé à l’installation d’un escadron de la Gendarmerie nationale, pour une meilleure prise en charge de la question sécuritaire dans cette région frontalière et pour une plus grande efficacité de la lutte contre le vol de bétail, très récurrent dans cette zone.
A Bakel, comme à Kédougou, a noté le Ministre des Forces Armées,  les forces de sécurité faisaient preuve d’une très grande détermination et d’une ardeur remarquable au travail, en dépit de leurs moyens limités.
Le ministre de l’Agriculture a fait le point sur le déroulement de la campagne arachidière. Il a salué son bon déroulement et a révélé que certains producteurs ont pu vendre le Kilogramme d’arachide récolté à 250 FCFA, alors que le prix officiel est fixé à 190 FCFA.
Le Ministre a également indiqué qu’une collecte totale de 75 mille tonnes, pourrait  être réalisée, sur une prévision de départ de 50 mille tonnes, concernant la reconstitution du capital semencier.
Le Ministre de la formation professionnelle et technique a présenté au Conseil un document de politique générale de son département, prévu sur le court et moyen terme.
Le document stratégique propose une approche suivant quatre points essentiels :
-          Le développement de l’accès pour un plus grand nombre de jeunes, à la formation professionnelle et technique, à l’apprentissage et à l’artisanat ;
-          Le développement de la qualité de la formation professionnelle et des produits artisanaux ;
-          L’amélioration du système de gestion et de pilotage de la formation ;
-          L’augmentation de la production artisanale.
Selon le Ministre, cette nouvelle démarche stratégique en faveur de la valorisation de l’enseignement professionnel et technique, nécessitera pour la mise en œuvre, un  rééquilibrage des allocations décidées dans le cadre de l’exécution du budget global entre l’éducation nationale (33%) et la formation professionnelle et technique (6%).
Le document a été largement discuté. La pertinence de son contenu et la démarche pédagogique qui a marqué sa présentation ont valu au Ministre, les félicitations du Chef de l’Etat et celles de l’ensemble de ses collègues.
Le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

§  Monsieur Amadou SOW, Conseiller des Affaires étrangères principal, matricule de solde 502 138/A, précédemment Ambassadeur du Sénégal à Tunis, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, avec résidence à Rabat, en remplacement de Monsieur Amadou Habibou NDIAYE ;

§  Monsieur Baba Ousseynou LY, Inspecteur de l’Education, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Mafakha TOURE, appelé à faire valoir ses droits à une pension de retraite

§  Monsieur Mame Ibra BA, Inspecteur de l’Education, est nommé Directeur de l’Institut national et d’Action pour le Développement de l’Education (INEADE) au Ministère de l’Education nationale, en remplacement de Madame Fatima BA, appelée à d’autres fonctions ;

§  Monsieur Etienne SARR, Administrateur civil, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement (DAGE), au Ministère de l’Education nationale, en remplacement de Monsieur Cheikh GAYE ;

§  Monsieur Mamadou KASSE, Ingénieur Urbaniste, est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire en remplacement de Monsieur El Hadji Falou TOURE ;

§  Monsieur Mamadou Amadou Tamimou WANE, expert en Communication, est nommé Président du Conseil d’Administration de la Société sénégalaise de Presse et de Publication (SSPP) « Le Soleil » en remplacement de Monsieur Bara DIOUF.






Une prostituée de 26 ans s’immole par le feu à Mbour


Mariama Fatou Camara s’est donné la mort en s’immolant par le feu. Agée de 26 ans, la travailleuse du sexe vivait seule en location à Saly, quartier populeux de Mbour. Selon des sources de nos confrères de Direct Info, l’originaire de Thiès qui était gravement malade, marchait péniblement et aurait déclaré à la gendarmerie avoir perdu ses parents. Des informations qui indiquent qu’elle habitait à Ziguinchor. Celles-ci parlent d’ailleurs de maladie infectieuse qui a poussé des jeunes de son quartier à s'organiser pour l’aider à trouver de l’argent nécessaire pour se soigner, en demandant à chacun de mettre la main à la poche. Mais, ne pouvant plus, Mariama Fatou Camara s’est immolée par le feu hier à Mbour.

mardi 8 janvier 2013


Basket 

Mbour surprend la Ja, l’Ugb se reprend

Les Ziguinchoroises ont frôlé la disqualification, après deux forfaits. Mais, la mairie de Ziguinchor a permis, avec une subvention, de renflouer les caisses du club. Ziguinchor Basket Club a renoué avec la compétition chez elle mais, n’a pas pu se soustraire à la force offensive du Dakar Université Club (Duc), qui est allé confirmer son invincibilité, loin de Dakar. Com­me lors de la phase aller, le Duc n’a pas été tendre avec Ziguinchor Basket Club qu’il a battu 82-38. Le Duc est, avec le Saint-Louis Basket Club (Slbc), l’une des deux équipes féminines invaincues depuis le début du championnat. Chez les garçons, après la victoire de Gorée sur l’As Douanes, l’Ugb, qui effectuait un déplacement périlleux à Dakar, a battu Mermoz. Les poulains de Cheikh Sarr se sont rebiffés après leur défaite devant le Slbc, en infligeant à Mermoz l’une de ses plus lourdes défaites (78-53).

vendredi 4 janvier 2013


Me Oumar YOUM, 

chargé d'études au collectif des avocats de l'APR : « Les auditions des dignitaires de l’ex-régime se font dans un cadre légal »

Chargé d’études dans le Collectif des avocats de l’Alliance pour la République (Apr), Me Oumar Youm estime que les auditions des dignitaires de l’ancien régime, dans le cadre des enquêtes sur les biens mal acquis, se font dans « un cadre légal ». Selon lui, les acteurs politiques ne doivent pas entraver la bonne marche de la justice.

Le nouveau régime a engagé depuis un certain temps des auditions pour recouvrer les biens mal acquis. Quel regard jettez-vous sur cette action ?
« J’en ai un double regard. Le premier, c’est que toute personne qui gère les deniers publics a une obligation de rendre compte. Et sur cela, il faut saluer les enquêtes qui se poursuivent et qui ciblent certains dignitaires du régime sortant. Le deuxième aspect, pour nous-mêmes, c’est un regard pédagogique qu’il faudrait avoir car c’est un rappel fort pour nous qui sommes en train de gérer les affaires publiques, nous devons être astreints à une obligation de respect, de transparence de bonne gouvernance et de préservation de biens qui ne nous appartiennent pas, mais qui appartient à l’Etat et au peuple sénégalais. Sur ce double rapport, on doit accueillir ces enquêtes avec sérénité et laisser les enquêteurs accomplir leur devoir et leur mission. On peut se défendre le moment opportun, parce qu’il est question de rendre justice et la justice est rendue de manière contradictoire dans le respect des principes d’équité, de la défense et dans le respect des présomptions d’innocence. Il n’y a pas matière à s’alarmer outre mesure. Tout ce qui est fait se fera dans le cadre du respect des droits de la défense, mais aussi dans le cadre du respect de la légitimité des forces de l’ordre qui ont été investies de la mission de procéder à des enquêtes dans les règles de l’art pour pouvoir situer les responsabilités.»
Que pensez-vous de la position du Pds qui accuse le gouvernement d’acharnement contre ses responsables ?
« C’est une fuite en avant. On doit même se poser des questions pour savoir pourquoi devrait-on s’acharner contre les éléments du Pds. Nous venons de sortir des élections qui ont montré que le Pds est en lambeaux. Dans cette atmosphère de perdition, je ne vois pas comment on pourrait dire que le gouvernement du Sénégal, par ses dirigeants actuels, chercherait à s’acharner sur le Pds. C’est une lecture politique très médiocre. Je pense que la réalité est qu’il y a des hommes qui, de par leur position dans le gouvernement, ont eu à gérer et ils devraient rendre compte à qui de droit, la justice du Sénégal. Connaissant le président Macky Sall, je sais qu’il n’est pas un homme qui va aller dans les détails pour faire la guerre à qui que ce soit. Par la grâce de Dieu, il a été élu de belle manière, il doit en être conscient et comprendre que le pouvoir qui lui a été donné par le peuple sénégalais, n’est pas un pouvoir avec lequel il devra abuser. Sur ce rapport, les gens doivent être sereins et qu’ils comprennent que tout ce qui est en train d’être fait se fait dans un cadre légal qui est prévu. Que ceux qui ont eu à gérer les deniers de l’Etat puissent répondre au nom du principe de recevabilité qui est un élément important de la bonne gouvernance.»
Le Pds estime que la Cour de répression de l’enrichissement illicite est incompétente pour juger ses anciens ministres…
« C’est une lecture. On peut avoir une autre lecture de la Constitution, notamment l’article 101. Je pense que le Droit n’est pas linéaire. Il faut aller dans le sens de l’explication de texte pour comprendre ce qui est prévu par la loi. L’article 101 dit de manière claire que les actes qui ont été accomplis par les ministres, les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions devrait renvoyer ceux-ci dans le cadre de leur responsabilité pénale à la compétence de la haute Cour de justice. Il faut voir qui est dans l’exercice de ses fonctions ? Quelle est la notion d’exercice de ses fonctions. Qui est dans l’exercice des attributs du ministre ? Qui n’est pas dans l’exercice des attributs du ministre ? Cette formule nous renvoie à une délimitation du champ de compétence de la haute cour de justice sur les actes accomplis par les ministres, alors qu’ils étaient en fonction. Est-ce que la notion de l’exercice de ses fonctions est une notion qui est résiduelle dans tout ce que fait le ministre ou est-ce une notion qui prend en charge le statut même du ministre pour le temps qu’il a été nommé ? Je pense qu’il faut être subtile, très modéré dans les prises de position, parce que c’est un débat juridique qui se pose un peu partout dans le monde et que le droit n’étant pas linéaire, je pense que les uns et les autres devraient laisser à la Cour de répression de l’enrichissement illicite, seul organe pouvant valablement statuer sur sa compétence pour dire si oui ou non elle est compétente pour connaitre des faits qui sont reprochés au ministre. Personne ne peut statuer en lieu et place de ces juridictions pour déterminer leurs compétences, alors que la loi donne des compétences à ces mêmes juridictions. C’est un débat prématuré. Il appartient à la haute cour de justice de pouvoir dire quel est l’organe compétent pour connaitre de ces infractions. J’estime que la notion de l’exercice dans ses fonctions est une notion qui me parait être une notion à réexaminer, à clarifier et à poser dans un débat parce que tout ce que le ministre fait n’est pas dans l’exercice de ses fonctions. On sait que l’article 101 n’est pas une protection ou une immunité juridictionnelle statutaire, mais une immunité juridictionnelle fonctionnelle. La haute cour de justice étant par essence un organe qui connait des fautes politiques avec un soubassement pénal, mais le fait de se faire corrompre et d’exercer des violences sur des personnes n’a absolument rien à voir avec la fonction ministérielle dont l’exercice devrait se faire dans un cadre purement légal et non illégal. Sous ce rapport, j’estime que, sans être péremptoire, sur l’interprétation qu’on devrait avoir de l’article 101, j’appelle à un devoir de réserve et de réflexion avant de se prononcer de manière catégorique sur la compétence ou non de la cour de répression de l’enrichissement illicite.»
Ne pensez-vous pas que l’Exécutif s’immisce dans le dossier à travers la dernière sortie du directeur de cabinet du ministre de la Justice ?
« Je ne trouve pas qu’il ait de l’immixtion à partir du moment où ce sont des prises de position officielles ou des déclarations qui permettent d’informer l’opinion publique et les Sénégalais. Une immixtion, c’est lorsqu’un acte est posé pour dévier de sa ligne ou la procédure de l’enquête ou infléchir les décisions. Si les autorités du ministère de la Justice s’arrêtent sur des observations et des constatations ou de simples déclarations sur le déroulement de la procédure, j'estime qu’il n’y a pas d’immixtion valable.»
Quelle attitude la mouvance présidentielle doit-elle adopter dans ce dossier ?
« Elle doit être vigilante et rester prudente. Elle doit soigner son langage, dire ce qu’elle pense dans les règles de l’art, dans la correction et le respect des institutions. Mais éviter de s’arroger le monopole de la vérité et de verser dans ce qui peut être les germes des violences, car le Sénégal n’en a pas besoin.»
Propos recueillis par Babacar DIONE et Maguette GUEYE DIEDHIOU

Dr Serigne Diop GUEYE, 

ingénieur agronome, cadre à l'APR : 

« Si on aménage 200.000 ha d’ici 10 ans, des milliers d’emplois seront créés pour les jeunes »

Ingénieur agronome et membre de la Convergence des cadres républicains, le Dr Serigne Diop Guèye estime que la résolution de la question du chômage des jeunes passe principalement par la réalisation du programme agricole du chef de l’Etat articulé autour de la création de pôles de développement et l’aménagement de milliers d’hectares. Le Dr Guèye souligne que le partenariat public-privé va permettre la réalisation de ce programme qui nécessite 600 milliards par an pendant 10 ans.
Les cadres de l’Apr ont tenu une conférence sur le programme agricole du président de la République. Quel regard portez-vous sur ce programme ?
« Le président de la République a un programme très ambitieux dans le domaine de l’agriculture. Six mois après son élection à la tête du pays, nous estimons qu’il faut mettre en œuvre ce programme très ambitieux, voir comment nous allons passer de la phase conception à la phase pratique pour exécuter ce programme sur les 5 ans à venir. Je dirige le centre de recherche de Nestlé en Afrique. Je couvre la recherche sur les 52 pays qui abritent le groupe, de l’agriculture jusqu’à l’agroalimentaire. L’enjeu dans ce projet est de voir comment rendre notre pays autosuffisant en céréales, en légumes et en viande. 
La deuxième question c’est comment assurer la sécurité alimentaire. On peut avoir assez à manger en 2013 et n’avoir plus de stock en 2016. La sécurité alimentaire est importante. La troisième question est de savoir si nous pouvons transformer les matières premières en produits finis.  Ensuite comment on peut faire pour exporter les produits transformés. On veut faire passer le Sénégal d’un pays qui est déficitaire en produits alimentaires à un pays exportateur. »
Comment faire pour arriver à cela?
«Nous avons un document qui a été enrichi par l’ensemble des cadres. Ce document a d’abord fait l’état des lieux. Ce diagnostic a concerné l’élevage, l’agroalimentaire et la commercialisation des produits. Nous avons identifié un certain nombre de facteurs qui expliquent la faible productivité. Le premier facteur est qu’on ne travaille pas assez. On cultive trois mois sur douze.
 D’autres facteurs sont liés à la productivité du travail. Quand vous allez dans certains pays comme l’Argentine, un paysan à 100 à 1000 hectares. Avec ses tracteurs, il a juste une dizaine d’employés. Ce paysan produit du blé et du maïs sur 100 à 1000 hectares. Ce paysan a un rendement de l’ordre de 5 tonnes à 8 tonnes de maïs à l’hectare. Chez nous, le paysan travaille souvent sur un demi-hectare avec toute sa famille. Son rendement ne va pas dépasser 200 kilos à l’hectare. Le paysan argentin qui utilise des outils modernes et des engrais aura une plus forte productivité.  Si l’on veut augmenter la productivité, il faudrait utiliser des engrais, des semences sélectionnées, utiliser des pesticides et former le paysan. Il faut ensuite installer des mécanismes de commercialisation. Si le paysan produit plus,  à la fin de campagne, il peut vendre son produit s’il n’a pas d’argent ou s’il n’a pas de débouchés. Ce diagnostic étant fait, nous allons réfléchir autour des solutions.
Quelles sont les solutions concrètes proposées pour sortir le paysan sénégalais de cet état ?
« C’est là où je propose de regarder l’exemple de l’Inde. Les Indiens ont fait leur révolution verte dans les années 70. Le Mexique l’a fait dans les années 40. Nous pouvons essayer de voir comment nous inspirer de ces pays qui sont passés d’un Etat déficitaire  à un Etat exportateur.  Avec l’introduction de toutes les techniques modernes, (machinisme, semences à haute productivité, engrais), l’Inde arrive aujourd’hui à exporter plus de 4 millions de tonnes de riz dans le monde.  Dans les années 70, ce pays enregistrait, par année, plus de 200.000 morts de famine.  Le Sénégal devrait pouvoir faire de même. Mais pour cela, on devrait réfléchir sur les atouts dont dispose le Sénégal. »
Avez-vous identifié des atouts ?
« Pour le riz, nous disposons de plus de 200.000 hectares dans la vallée. Et il y a à peine 100.000 hectares qui sont aménagés.  Seuls 30.000 sont exploités. Avec le rendement actuel de la vallée qui est de l’ordre de 8 tonnes à l’hectare, il est évident que si nous arrivons à aménager  200.000 hectares au lieu de 30.000 hectares, cela nous ferait des productions de trois millions de tonnes, alors que nos besoins sont de l’ordre de 800.000 tonnes.  Ces trois millions de tonnes de riz correspondent à trois millions de tonnes de paddy. La première phase du projet sera des aménagements hardis autour du fleuve Sénégal de centaines de milliers d’hectares.  
C’est un véritable Plan Marshall. En Casamance, nous avons du riz irrigué, mais il y a aussi le riz pluvial. Ce riz pluvial peut être produit partout au Sénégal.  Des dizaines de milliers d’hectares pourraient être aménagés.  Après avoir aménagé, les paysans locaux doivent être formés pour produire pour eux-mêmes.  Il faudrait qu’on mette à leurs dispositions de bonnes semences certifiées, des pesticides et des machines agricoles pour qu’ils puissent travailler la terre. Il faut ensuite mettre en phase un système agroalimentaire qui permet de transformer ce riz paddy en riz brisé. Le projet nécessite des investissements assez lourds. On a besoin de 600 milliards par an pendant 5 ans dans la première phase. »
Est-ce que le budget de l’Etat peut supporter une telle somme ?
« Les 600 milliards ne seront pas mobilisés par l’Etat seulement.   L’Etat ne financera que 40% de ce budget. Le reste proviendra de ce qu’on appelle le partenariat public-privé. Des privés vont venir investir dans  les zones ciblées en nouant des partenariats avec les populations.  Le ratio doit être de l’ordre que 80% pour la petite et moyenne agriculture familiale.  20% devrait être consacrés à l’agriculture commerciale.  C’est là où nous avons pensé à un projet qu’on appelle le P 45 qui peut être la phase de mise en œuvre du programme « Yonou Yokouté ».  Le P 45 va créer des projets dans chacun des 45 départements. Ces projets porteront sur la transformation des produits agricoles, l’élevage à haute productivité laitière, etc.  Ils porteront aussi sur la recherche. Des instituts comme l’Isra et l’Ita devraient travailler ensemble pour créer de nouvelles variétés, mais aussi de nouveaux aliments.  
L’autre volet qui doit accompagner ce projet, est d’encourager maintenant les Sénégalais, mais aussi les acteurs internationaux à créer de petites unités industrielles dans les départements. Dans chaque département, nous avons proposé de créer chaque année un projet agricole important et une unité agricole importante. Ça peut être une unité de production de mangues en Casamance par exemple.  Si l’on arrive à avoir le couple, agriculture d’une part, transformation industrielle d’autre part, nous allons déjà pouvoir  réduire les pertes post récoltes de 30 à 40%.  40% des mangues produites au Sénégal pourrissent. Est-ce qu’on peut continuer à laisser ces mangues pourrir, alors que des industries de transformation de mangues existent depuis 50 ans ?  A côté des industries de transformation des produits, il faut construire des usines de fabrication d’engrais et des centres de formation. Dans le projet, nous proposons que dans chaque département, soit créé un centre de formation technique.  Si nous voulons moderniser notre agriculture, vous êtes d’accord que nous devons former nos ressources humaines aux nouvelles technologies.  Nous ne pouvons pas moderniser notre agriculture avec les paysans qui ont 60 ans. Nous ne pouvons pas non plus moderniser notre agriculture avec des femmes qui ne sont pas instruites. Si nous voulons nous lancer dans cette révolution verte, ça doit s’accompagner d’un instrument hardi de formation dans les lycées du pays pour former des agriculteurs qui savent ce que c’est le goutte à goutte, des semences hybrides, gérer des plantations. »
Comment mobiliser le financement ?
« La question du financement est à la fois la question la plus pertinente, mais la plus difficile. Dans nos pays, nous avons beaucoup plus d’argent qu’on ne le pense. Il faut d’abord montrer que l’agriculture est un instrument rentable. Il faut montrer que si vous avez de l’argent, au lieu de l’investir dans une villa que vous allez louer après, vaut mieux l’investir dans l’agriculture qui va générer plus de revenus, mais dans le long terme.  Les gens doivent savoir qu’aujourd’hui, il y a tellement de fonds qui sont disponibles pour les pays africains. Il y a les fonds de la Banque africaine de développement (Bad) et ceux de la Banque mondiale. Il y a les fonds des Fondations. Beaucoup de structures ont mis l’agriculture et la formation professionnelle au centre de leur programme d’investissement. Mais avant de faire appel à ces fonds, nous devons faire appel à l’épargne des cadres sénégalais et celle de la diaspora. Si on lance un appel aux Sénégalais vers l’agriculture en assurant des débouchés sur les produits qui seront mis sur le marché, ils vont répondre.  Si l’on demande à chaque collectif de cadres, d’étudiants, des projets agricoles dans leurs régions d’origine en essayant de les accompagner en détaxant les facteurs de production,  en faisant des exonérations d’impôts, on pourra attirer plus d’investisseurs dans l’agriculture.  On peut également faire appel au patronat sénégalais pour qu’il investisse dans le secteur agricole, la transformation et l’exportation. »
Comment le patronat et les cadres pourraient-ils accéder au foncier sans s’accaparer des terres des paysans ?
« C’est l’originalité du P 45. Nous avons dit que comme la Convergence des cadres républicains (Ccr) a pour objectif d’avoir une structure dans chaque département du Sénégal, nous pensons qu’il faut lancer un appel pour que ces gens puissent  aller vers leurs propres parents pour leur parler de la nécessité de mettre à la disposition des personnes qui veulent investir des terres. Nous savons qu’avec l’agriculture traditionnelle, on ne pourra pas développer le secteur agricole. On a besoin, à la fois, de l’agriculture commerciale et de l’agriculture familiale. Les paysans ont besoin de nouer des partenariats avec des investisseurs pour développer les deux volets. Cela permettra aux paysans d’être actionnaires dans les unités de production tout en bénéficiant de programmes sociaux comme la construction d’écoles ou de dispensaires pour améliorer leur cadre de vie. Il faut donc faire la sensibilisation pour montrer aux paysans qu’il ne s’agit pas d’accaparer des terres, mais de travailler en partenariat avec les paysans pour développer le secteur agricole. Il faudra donc passer de la phase conception à la phase réalisation. Il nous faut dix ans pour réaliser ce projet. »
Est-ce que ce projet peut aider à résoudre la question du chômage des jeunes ? 
« Nous pensons que c’est l’une des meilleures façons de résoudre la question du chômage des jeunes. Le projet va générer des milliers d’emplois. La question de l’emploi des jeunes est l’un des objectifs du projet.  Nous misons sur 45 écoles agricoles. La meilleure façon d’assurer un emploi aux jeunes, c’est de leur donner une formation pratique.  Dans notre pays, la formation technique est un peu le parent pauvre, alors que le développement de ce programme suppose que, dans chaque localité, qu’on ait des écoles de formation agricole. Quand les jeunes sortiront de ces écoles, il faut les aider à travailler dans des projets existants pour qu’ils aient l’expérience. Il faut ensuite encourager les banques locales à les aider à s’installer. Un hectare aménagé doit employer une vingtaine de personnes. Si l’on aménageait 200.000 ou 300.000 hectares,  d’ici 10 ans,  des milliers d’emplois seront créés.   Et le retour des jeunes vers les villages va s’opérer. Pour chaque projet agricole, il faut une usine de transformation. Dans les Pme, des emplois seront créés.  Au fur et à mesure que la production agricole augmente, plus d’emplois seront créés. Le projet va favoriser la déconcentration de Dakar. 80% des usines se trouvent à Dakar. La construction d’industries de transformation dans les départements permettra le transfert des activités économiques dans ces zones. Le projet est un exemple concret de décentralisation par l’économie. Le projet permettra d’avoir des pôles de développement dans l’ensemble du pays.»
Comment faire pour assurer la pérennité du projet ?
« L’un des facteurs essentiels pour la réussite de ce projet est la bonne gouvernance.  La gestion de ces types de projets demande  des ressources humaines exceptionnelles. Il faut d’abord que les gens soient compétents sur le plan technique au niveau central et au niveau local.  Il faut une rigueur morale et intellectuelle. Il faudrait que ceux qui s’engagent dans la réalisation du projet soient extrêmement honnêtes. Qu’ils sachent négocier et mener des hommes. 
Il faut une planification à long terme. Il faudrait que ceux qui sont formés aujourd’hui puissent passer la main à d’autres personnes. C’est pourquoi l’Etat et la société civile doivent identifier les meilleurs talents que notre société compte en termes de leadership, de compétences internes et d’honnêteté sur le plan de la gestion des deniers publics. »
Propos recueillis par Babacar DIONE


MESSAGE DE NOUVEL AN DU CHEF DE L’EAT
Rupture et vision pour le futur

Le message de nouvel an du Président de la République a incontestablement remis les pendules à l’heure. Et ceci pour trois raisons principales qui touchent à la forme et au fond : un format adapté du point de vue du timing (1), des mesures phares en phase avec les attentes des Sénégalais (2) et l’affirmation d’une vision pour le Sénégal (3).

Raison 1. Un message de nouvel an n’est ni un discours sur l’état de la Nation encore un exposé programmatique adossé à un bilan. Un message de nouvel an est une adresse ramassée, concise et ciblée pour présenter des vœux et, pour un Chef d’Etat, rassurer ses concitoyens en vue d’entrer dans la nouvelle année avec espoir et pleine conscience des défis majeurs pour le pays et pour le monde. Il peut également annoncer des mesures phares qui confortent sa vision et présagent d’actions hardies pour mettre le pays sur la trajectoire d’un développement véritable. Dès lors, il n’est pas attendu, pour ce type d’adresse, l’exhaustivité qui sied à un discours sur l’état de la Nation. Journalistes, analyses et auditeurs/téléspectateurs quelconques ont unanimement salué la fulgurance du message, sa concision et sa clarté. Quinze minutes ponctuées d’espoir et de confiance !

Raison 2. La tonalité sociale du message de nouvel an du Président de a République est nette.  Le langage du vécu des populations a pris le pas sur la langue des chiffres déconnectés du quotidien. Il ne promet pas, il annonce le réel qui apporte immédiatement du mieux dans la vie des gens. Le lancement de la couverture maladie universelle (des Sénégalais sains), n’est pas une promesse. C’est un acte posé parce qu’inscrit dans le budget et dont les effets sont perceptibles dès 2013. Il en est de même de la bourse de sécurité familiale (des Sénégalais solidaires et dignes) qui va toucher immédiatement 50 000 familles des plus démunies.  Le transfert  de l’ordre de 30 milliards de francs cfa aux travailleurs salariés (pour des Sénégalais mieux payés), sous la forme du renoncement à une bonne part de fiscalité sur les salaires, n’est un effet d’annonce. C’est une mesure effective à partir de fin janvier 2013. Le recrutement de 5500 agents dans la fonction publique n’est pas un mirage. C’est un engagement en œuvre ici et maintenant. L’accès à l’électricité de 32 000 foyers dans le monde rural n’est pas une chimère, c’est une mesure effective avant fin 2013. La  mobilisation de 250 milliards de Fcfa dans le cadre de l’apurement progressif de la dette intérieure n’est pas un vœu pieux, c’est une annonce à effet immédiat pour le secteur privé. Entre autres…
Le message du nouvel an n’a donc pas été simple un défilé de promesses mirobolantes, encore moins un bilan souvent auto-glorifiant pour masquer les carences de l’action au présent et pour le futur. Le message a respecté un engagement axiomatique fort du candidat Macky Sall devenu Chef d’Etat : dire ce qui est possible, éviter les maquettes faciles et les illusions infantilisantes.

Raison 3. Le Sénégal dont rêve chaque Sénégalais est bien profilé dans le message : un pays en lutte permanente contre les injustices et les inégalités sociales, ayant assuré son autosuffisance alimentaire, doté d’un tissu industriel moderne et adossé aux valeurs de paix, de démocratie et de liberté. Cette vision n’est pas un univers onirique. Elle repose sur des leviers puissants :
-          La création de nouveaux instruments de financement de notre développement avec le Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP) et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS).

-          La révolution agricole annoncée par le Président avec des mesures concrètes, notamment en matière de mécanisation (acquisition de 1 000 tracteurs), de juste prix (pour le producteur et le consommateur), de maîtrise de l’eau, d’accès à des semences de qualité… La démarche est ainsi inspirée de ce que les spécialistes appellent la chaine de valeur. Elle combine les intérêts de tous les acteurs, accorde une attention particulière aux facteurs de progrès et de performance  et non plus seulement aux volumes à produire. Il n’est plus seulement question d’amélioration des performances de ce secteur décisif pour notre développement ; il est question surtout d’optimisation des performances. Il s’agit d’une mutation profonde du secteur agricole qui va induire des changements sérieux dans l’économie rurale et le visage des régions intérieures.

-          L’éducation et la formation professionnelle pour faire émerger une masse critique de compétences dans tous les domaines, notre pays évoluant dans un contexte mondial très exigeant parce qu’ouvert et très concurrentiel.

-          La bonne gouvernance, non pas seulement comme principe, mais comme mode de gestion des affaires publiques, réhabilitation de l’intérêt collectif, défense et illustration de la vertu comme signe distinctif du bon leader.
L’espoir et la confiance ne sont donc pas de vains mots dans l’adresse du Président. Ils sont inscrits dans la réalité de nos efforts communs et quotidiens qui portent le Chef de l’Etat à la conviction suivante : « L’année qui s’annonce nous ouvre de nouvelles possibilités de poursuivre la réalisation de nos aspirations à une vie meilleure, sur le fondement de nos acquis. Bâtir le Sénégal de nos rêves est à notre portée. J’ai pleinement confiance dans nos capacités d’y parvenir si nous restons mobilisés autour des vertus du travail, du civisme et de la discipline individuelle et collective ».


El Hadj Hamidou KASSE
Conseiller Spécial du Président de la République

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