Le Cadre unitaire des syndicats d’enseignants (Cuse) a décidé de participer à la recherche de solution dans la crise qui oppose des professeurs du lycée Demba Diop de Mbour à leur proviseur. Les enseignants ont débrayé hier et tenu une Assemblée générale à laquelle a participé une délégation du Cuse national.
Mamadou Diop « Castro », qui s’est rendu hier au lycée au nom du Cuse, a affirmé que le Cuse va s’engager dans la recherche de solutions le plus rapidement possible, avant que la situation ne prenne des proportions incontrôlables.
Depuis le début de l’année scolaire 2010/2011, le lycée Demba Diop de Mbour n’a pas démarré les cours à cause d’un conflit qui a opposé depuis février dernier le proviseur, Jean-Michel Mbaye Sarr à son personnel enseignant. Les professeurs, faut-il le rappeler, ont refusé de prendre leurs emplois du temps et donc de commencer les cours. Le proviseur, qui affirme avoir gagné son poste dans les règles de l’art, n’envisage pas de démissionner.
Les enseignants ont débrayé et tenu une Assemblée générale à l’issue de laquelle ils ont décidé de maintenir la pression. Après Mbour et Thiès, des missions sillonnent le pays pour informer et sensibiliser leurs collèges. Les enseignants ont pointé du doigt le directeur de l’Enseignement moyen secondaire général et l’inspectrice d’Académie.
Leur porte-parole, Ardo Fall, a déclaré que leurs camarades, au niveau départemental, se sont engagés à les soutenir.
Amath Sigui NDIAYE
jeudi 28 octobre 2010
dimanche 24 octobre 2010
LYCÉE DEMBA DIOP : 75 professeurs demandent une mutation collective
Le bras-de-fer qui oppose le proviseur du lycée Demba Diop de Mbour et le personnel enseignant dudit établissement est loin de connaître son épilogue. 75 professeurs ont voulu déposer une demande de mutation collective. Ce à quoi l’inspectrice d’Académie a opposé une fin de non recevoir.
Les professeurs de Mbour, qui exigent le départ du proviseur, Jean-Michel Mbaye Sarr, ont effectué le déplacement à Thiès hier pour y déposer auprès de l’inspectrice d’Académie une demande de mutation de 75 d’entre eux. Mais, l’inspectrice de Thiès, Mme Absa Diallo, a opposé une fin de non recevoir à la demande.
Les professeurs, qui en ont pris acte, se sont alors dirigés vers la Bourse du travail pour y tenir une Assemblée générale d’explication. Ce, en présence d’autres collègues professeurs venus les soutenir.
Les professeurs de Mbour affirment que leurs collègues (les 11 mutés) ayant reçu une note d’affectation les mettant à la disposition du ministère de l’Education, eux aussi devraient pouvoir être mutés ailleurs. Pour leur porte-parole, Samba Sy, « il faut souligner que nos collègues qui ont été mis à la disposition du ministère par l’inspectrice n’ont fait que porter et défendre la juste revendication de l’écrasante majorité des enseignants du lycée Demba Diop ».
Samba Sy de poursuivre : « cela fait un an que cette crise persiste. Elle a pris une proportion inquiétante pour toute la communauté scolaire de Mbour ».
Il a indiqué que le proviseur Jean-Michel Mbaye Sarr, arrivé en 2006, a posé des actes et des pratiques qui ont lourdement porté préjudice aux apprenants et aux enseignants. « Nous demandons donc son départ pour que le lycée retrouve sa quiétude.
Au cas échéant, nous demandons tous notre mutation ailleurs si vraiment nous devons être à l’origine du blocage de l’établissement », a dit Samba Sy. Pour rappel, suite à ce bras-de-fer, 11 professeurs ont été affectés contre leur gré par l’inspectrice d’Académie de Thiès dans l’espoir de décrisper la situation. Des ordres de services ont même été remis aux concernés qui avaient refusé de les prendre.
Mohamadou SAGNE
Les professeurs de Mbour, qui exigent le départ du proviseur, Jean-Michel Mbaye Sarr, ont effectué le déplacement à Thiès hier pour y déposer auprès de l’inspectrice d’Académie une demande de mutation de 75 d’entre eux. Mais, l’inspectrice de Thiès, Mme Absa Diallo, a opposé une fin de non recevoir à la demande.
Les professeurs, qui en ont pris acte, se sont alors dirigés vers la Bourse du travail pour y tenir une Assemblée générale d’explication. Ce, en présence d’autres collègues professeurs venus les soutenir.
Les professeurs de Mbour affirment que leurs collègues (les 11 mutés) ayant reçu une note d’affectation les mettant à la disposition du ministère de l’Education, eux aussi devraient pouvoir être mutés ailleurs. Pour leur porte-parole, Samba Sy, « il faut souligner que nos collègues qui ont été mis à la disposition du ministère par l’inspectrice n’ont fait que porter et défendre la juste revendication de l’écrasante majorité des enseignants du lycée Demba Diop ».
Samba Sy de poursuivre : « cela fait un an que cette crise persiste. Elle a pris une proportion inquiétante pour toute la communauté scolaire de Mbour ».
Il a indiqué que le proviseur Jean-Michel Mbaye Sarr, arrivé en 2006, a posé des actes et des pratiques qui ont lourdement porté préjudice aux apprenants et aux enseignants. « Nous demandons donc son départ pour que le lycée retrouve sa quiétude.
Au cas échéant, nous demandons tous notre mutation ailleurs si vraiment nous devons être à l’origine du blocage de l’établissement », a dit Samba Sy. Pour rappel, suite à ce bras-de-fer, 11 professeurs ont été affectés contre leur gré par l’inspectrice d’Académie de Thiès dans l’espoir de décrisper la situation. Des ordres de services ont même été remis aux concernés qui avaient refusé de les prendre.
Mohamadou SAGNE
vendredi 10 septembre 2010
MBOUR UN MARA ARRETE POUR HOMOSEXUALITE : Après le zikr, il hypnotise et viole ses talibés
Histoire rocambolesque ! Un marabout profite des séances de zikr qu'il organise pour soumettre ses talibés à des actes contre-nature. Bolé Diop, alias Cheikh Abdou Lahad Fall, a fait une dizaine de victimes à Mbour où il a été finalement dénoncé par celles-ci à la police. Une tasse de lait, une banane ou un simple massage sur son corps à lui hypnotise ses proies.
Dans nombre de daaras, les talibés dénoncent les sévices corporels que leurs maîtres leur infligent. Mais dans celui de Bolé Diop, alias Cheikh Abdou Lahad Fall, ils sont sujets d'actes contre-nature. Et ce sont les séances de Zikr qui servent de prétexte au présumé auteur d'actes sexuels sur une dizaine de garçons. Après une dénonciation, le mara a été alpagué par la police et déféré au parquet de Thiès.
Tout est parti d'une information reçue par les éléments du commissaire Demba Diallo du poste de police de Diamagueune Mbour. Le 19 dernier, un nommé Cheikh Ndiaye, 36 ans, employé d'hôtel, saisit la police pour venir empêcher le lynchage d'un individu se faisant passer pour un marabout. La victime, Cheikh Abdou Lahad Fall, pris à partie par une foule furieuse, a demandé qu'il soit enfermé dans une chambre avant de demander l'intervention de la police. Lahad Fall a été ainsi sauvé et conduit à la police par les limiers.
Dans l'enquête, la police découvre que c'est sur instruction d'un certain Serigne Moustapha Mbacké que les talibés ont séquestré leur marabout Lahad Fall. Parce que Serigne Moustapha Mbacké leur avait dit de se méfier de Lahad qui détiendrait des pouvoirs occultes dangereux. C'est ainsi que les victimes du marabout ont commencé à révéler que leur marabout a entretenu des relations coupables avec eux contre leur volonté. Ils se sont alors précipités à la demeure des Wagne où loge leur bourreau, pour lui faire sa fête.
Diogane Wagne, 24 ans, déclare qu'il a hébergé Lahad sur demande des jeunes du quartier il y a 3 semaines. Parce que les jeunes lui ont soutenu que leur hôte est un marabout qui leur a été envoyé par leur guide Serigne Abdou Karim Mbacké pour le représenter dans la localité. Mais ce sont ces mêmes jeunes qui sont revenus lui dire que Lahad autour de qui ils viennent faire le Zikr profite des séances pour envoûter les garçons avant d'abuser d'eux. Le modus operandi du gus consistait à retenir un garçon à la fin de chaque séance pour qu'il passe la nuit avec lui. Il lui donne une potion qui endort le talibé avant de passer à l'acte. Elles se rappellent de leur mésaventure. Mais les victimes sont restées bouche cousue jusqu'au jour où Serigne Moustapha Mbacké leur a téléphoné pour les prévenir de l'indécence de leur hôte.
Abdou Lahad 30 ans, apprenti chauffeur, célibataire sans enfant, et domicilié au quartier Médina Fall de Thiès a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais il dit avoir été invité par les talibés de Mbour pour bénéficier de ses prières, en tant que petit-fils de Cheikh Ibra. Il dit même que c'est I. S. une de ses victimes qui a vanté ses compétences aux Mbourois. Il nie tout de même avoir pris de l'argent aux talibés. Il a cité parmi les miracles qu'il servait à ses victimes, le fait de transformer son chapelet en serpent. Il ajoute également que certaines de ses victimes étaient très lucides et n'ont reçu aucune potion pour accepter de coucher avec lui. Il affirme avec véhémence qu'ils étaient consentants. Quant aux autres, il reconnaît les avoir envoûtés avant d'abuser d'eux.
Aussi a-t-il été déféré au parquet de Thiès, lundi dernier, pour charlatanisme, actes contre-nature et pratiques de sciences occultes. Inconnu des archives locales, une demande de renseignements complémentaires le concernant a été envoyée au service de l'identification judiciaire de Dakar.
Pape DIEYE
Dans nombre de daaras, les talibés dénoncent les sévices corporels que leurs maîtres leur infligent. Mais dans celui de Bolé Diop, alias Cheikh Abdou Lahad Fall, ils sont sujets d'actes contre-nature. Et ce sont les séances de Zikr qui servent de prétexte au présumé auteur d'actes sexuels sur une dizaine de garçons. Après une dénonciation, le mara a été alpagué par la police et déféré au parquet de Thiès.
Tout est parti d'une information reçue par les éléments du commissaire Demba Diallo du poste de police de Diamagueune Mbour. Le 19 dernier, un nommé Cheikh Ndiaye, 36 ans, employé d'hôtel, saisit la police pour venir empêcher le lynchage d'un individu se faisant passer pour un marabout. La victime, Cheikh Abdou Lahad Fall, pris à partie par une foule furieuse, a demandé qu'il soit enfermé dans une chambre avant de demander l'intervention de la police. Lahad Fall a été ainsi sauvé et conduit à la police par les limiers.
Dans l'enquête, la police découvre que c'est sur instruction d'un certain Serigne Moustapha Mbacké que les talibés ont séquestré leur marabout Lahad Fall. Parce que Serigne Moustapha Mbacké leur avait dit de se méfier de Lahad qui détiendrait des pouvoirs occultes dangereux. C'est ainsi que les victimes du marabout ont commencé à révéler que leur marabout a entretenu des relations coupables avec eux contre leur volonté. Ils se sont alors précipités à la demeure des Wagne où loge leur bourreau, pour lui faire sa fête.
Diogane Wagne, 24 ans, déclare qu'il a hébergé Lahad sur demande des jeunes du quartier il y a 3 semaines. Parce que les jeunes lui ont soutenu que leur hôte est un marabout qui leur a été envoyé par leur guide Serigne Abdou Karim Mbacké pour le représenter dans la localité. Mais ce sont ces mêmes jeunes qui sont revenus lui dire que Lahad autour de qui ils viennent faire le Zikr profite des séances pour envoûter les garçons avant d'abuser d'eux. Le modus operandi du gus consistait à retenir un garçon à la fin de chaque séance pour qu'il passe la nuit avec lui. Il lui donne une potion qui endort le talibé avant de passer à l'acte. Elles se rappellent de leur mésaventure. Mais les victimes sont restées bouche cousue jusqu'au jour où Serigne Moustapha Mbacké leur a téléphoné pour les prévenir de l'indécence de leur hôte.
Abdou Lahad 30 ans, apprenti chauffeur, célibataire sans enfant, et domicilié au quartier Médina Fall de Thiès a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Mais il dit avoir été invité par les talibés de Mbour pour bénéficier de ses prières, en tant que petit-fils de Cheikh Ibra. Il dit même que c'est I. S. une de ses victimes qui a vanté ses compétences aux Mbourois. Il nie tout de même avoir pris de l'argent aux talibés. Il a cité parmi les miracles qu'il servait à ses victimes, le fait de transformer son chapelet en serpent. Il ajoute également que certaines de ses victimes étaient très lucides et n'ont reçu aucune potion pour accepter de coucher avec lui. Il affirme avec véhémence qu'ils étaient consentants. Quant aux autres, il reconnaît les avoir envoûtés avant d'abuser d'eux.
Aussi a-t-il été déféré au parquet de Thiès, lundi dernier, pour charlatanisme, actes contre-nature et pratiques de sciences occultes. Inconnu des archives locales, une demande de renseignements complémentaires le concernant a été envoyée au service de l'identification judiciaire de Dakar.
Pape DIEYE
Pour un emballage de qualité - L’Adepme forme les acteurs
Fin de formation pour une quarantaine d’acteurs sous l’égide de l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises, en partenariat avec l’Usaid et l’Organisation Internationale pour les Migrations. Deux semaines durant, ces acteurs ont suivi des enseignements en comptabilité, calcul des coûts, marketing, fiscalité et plan d’affaires.
La cérémonie de remise de diplômes a eu lieu hier, en présence de la directrice générale de l’Adepme, Mme Marie Thérèse Diédhiou. Qui a par la même occasion redit toute sa détermination à accompagner les acteurs, avec l’acquisition d’un moule conforme aux standards internationaux et une amélioration de l’emballage.
L’un des enseignants, M. Diouf, a axé son intervention sur la nécessité de mieux outiller les femmes. Le plan de développement stratégique aborde la question cruciale de la commercialisation des produits.
Ce à quoi Mme Mariama Diouf, la responsable de la Fédération des producteurs de l’agroalimentaire ( FP2A) a ajouté que les gages d’une bonne politique d’exportation en vue d’accroître les revenus basés sur une approche genre, sont : l’amélioration de la compétitivité des produits tels que mangue et bissap, l’accroissement des capacités des 30 membres de FP2A, le relèvement du niveau de professionnalisme desdits acteurs, l’accroissement des parts de marchés extérieurs des concernés, l’augmentation de la valeur ajoutée des transformateurs de la mangue et du bissap.
Pour booster le tout, une subvention de 40 millions a été accordée par l’Usaid, une somme susceptible d’être portée à 6 milliards, confiera le représentant du programme Pce/ Usaid.
Pour la campagne 2011, il est prévu l’acquisition de 2 containers de 40 pieds de bouteilles, de bocaux en verre pour contenir sirops et confitures, améliorer la visibilité de la fédération, renforcer les capacités des adhérents, améliorer la qualité des produits par l’apposition sur l’étiquette de tableaux nutritionnels et de code à barres…
Le rêve est donc permis grâce à l’Agoa, lorsque le consommer sénégalais s’exportera et ornera la salle à manger du citoyen américain.
Enfin, la directrice de l’Adepme s’est réjouie de la collaboration nouée avec l’Oim et de la mise en œuvre des programmes grâce à WMIDA et MIDA qui ont pour but de favoriser l’insertion des migrants sénégalais vivant en Italie.
Mme Diédhiou a redit que la filière transformation des produits locaux était en adéquation avec les orientations du gouvernement, depuis 2005.
La directrice générale, qui milite pour l’atteinte des résultats en matière de promotion de la filière, a aussi initié des journées de réflexion sur les problèmes, afin de leur trouver les solutions les plus appropriées.
Mme Marie Thérèse Diedhiou a eu aussi à déplorer : « l’inexistence d’une organisation fédératrice des acteurs, la mauvaise qualité de l’emballage, un des principaux freins à la commercialisation des produits locaux transformés au Sénégal ».
C’est en cela que l’agence d’encadrement et de développement a décidé d’accompagner le processus de mise en place d’une organisation fédérant les différents acteurs intervenant dans la filière devenue FP2A et la création de 3 consortiums d’exportation, en collaboration avec Onudi Vienne (Autriche) et Onudi ITPO (Italie).
Mme Diédhiou reviendra en outre sur l’accompagnement initié par l’agence dans l’amélioration de l’emballage à travers une subvention, un appui technique pour l’acquisition d’un moule conforme aux standards internationaux. Le marketing ne sera pas en reste pour faciliter l’accès aux marchés.
Il est aussi prévu, selon la directrice, la réalisation d’un tableau nutritionnel des produits les plus utilisés.
Enfin, pour les immigrés sénégalais établis en Italie, l’accent sera mis sur les conseils liés au régime fiscal, les procédures de déclaration fiscale, une meilleure maîtrise des outils de gestion, mais aussi la recherche de financement.
Ibrahima Diop
La cérémonie de remise de diplômes a eu lieu hier, en présence de la directrice générale de l’Adepme, Mme Marie Thérèse Diédhiou. Qui a par la même occasion redit toute sa détermination à accompagner les acteurs, avec l’acquisition d’un moule conforme aux standards internationaux et une amélioration de l’emballage.
L’un des enseignants, M. Diouf, a axé son intervention sur la nécessité de mieux outiller les femmes. Le plan de développement stratégique aborde la question cruciale de la commercialisation des produits.
Ce à quoi Mme Mariama Diouf, la responsable de la Fédération des producteurs de l’agroalimentaire ( FP2A) a ajouté que les gages d’une bonne politique d’exportation en vue d’accroître les revenus basés sur une approche genre, sont : l’amélioration de la compétitivité des produits tels que mangue et bissap, l’accroissement des capacités des 30 membres de FP2A, le relèvement du niveau de professionnalisme desdits acteurs, l’accroissement des parts de marchés extérieurs des concernés, l’augmentation de la valeur ajoutée des transformateurs de la mangue et du bissap.
Pour booster le tout, une subvention de 40 millions a été accordée par l’Usaid, une somme susceptible d’être portée à 6 milliards, confiera le représentant du programme Pce/ Usaid.
Pour la campagne 2011, il est prévu l’acquisition de 2 containers de 40 pieds de bouteilles, de bocaux en verre pour contenir sirops et confitures, améliorer la visibilité de la fédération, renforcer les capacités des adhérents, améliorer la qualité des produits par l’apposition sur l’étiquette de tableaux nutritionnels et de code à barres…
Le rêve est donc permis grâce à l’Agoa, lorsque le consommer sénégalais s’exportera et ornera la salle à manger du citoyen américain.
Enfin, la directrice de l’Adepme s’est réjouie de la collaboration nouée avec l’Oim et de la mise en œuvre des programmes grâce à WMIDA et MIDA qui ont pour but de favoriser l’insertion des migrants sénégalais vivant en Italie.
Mme Diédhiou a redit que la filière transformation des produits locaux était en adéquation avec les orientations du gouvernement, depuis 2005.
La directrice générale, qui milite pour l’atteinte des résultats en matière de promotion de la filière, a aussi initié des journées de réflexion sur les problèmes, afin de leur trouver les solutions les plus appropriées.
Mme Marie Thérèse Diedhiou a eu aussi à déplorer : « l’inexistence d’une organisation fédératrice des acteurs, la mauvaise qualité de l’emballage, un des principaux freins à la commercialisation des produits locaux transformés au Sénégal ».
C’est en cela que l’agence d’encadrement et de développement a décidé d’accompagner le processus de mise en place d’une organisation fédérant les différents acteurs intervenant dans la filière devenue FP2A et la création de 3 consortiums d’exportation, en collaboration avec Onudi Vienne (Autriche) et Onudi ITPO (Italie).
Mme Diédhiou reviendra en outre sur l’accompagnement initié par l’agence dans l’amélioration de l’emballage à travers une subvention, un appui technique pour l’acquisition d’un moule conforme aux standards internationaux. Le marketing ne sera pas en reste pour faciliter l’accès aux marchés.
Il est aussi prévu, selon la directrice, la réalisation d’un tableau nutritionnel des produits les plus utilisés.
Enfin, pour les immigrés sénégalais établis en Italie, l’accent sera mis sur les conseils liés au régime fiscal, les procédures de déclaration fiscale, une meilleure maîtrise des outils de gestion, mais aussi la recherche de financement.
Ibrahima Diop
Département de Mbour : Thérèse Coumba Diop veut envoyer Tanor à la retraite
Qu’Ousmane Tanor Dieng se le tienne pour dit ! La ministre Thérèse Coumba Diop ne lésinera pas sur les moyens pour anticiper sa retraite politique. Le combat de la responsable libérale du département de Mbour sera d’autant plus aisé, que le comité de liaison fédérale de l’Ujtl est déjà acquis à sa cause.
Amener Ousmane Tanor Dieng à la retraite politique, telle est l’ambition du ministre de l’Action sociale, Thérèse Coumba Diop. Et rien ne sera de trop pour porter l’estocade au secrétaire général du Parti socialiste (Ps), déjà à bout de souffle. Soutenue qu’elle est par les 16 secrétaires généraux du comité de liaison fédérale de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl) de Mbour, qui réaffirment ainsi leur engagement à se mettre derrière leur ministre pour réélire Me Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012. Un combat d’autant plus aisé que, selon le Secrétaire général de l’Ujtl du département de Mbour, le socialiste en chef ne peut plus reconquérir quelque chose qui lui a filé entre les doigts. Et à jamais. « Nous avons gagné aux dernières élections locales et nous comptons engranger le maximum de suffrages pour l’élection présidentielle de 2012 », fait savoir Mme la ministre jointe au téléphone par nos soins. Mieux, ajoute-t-elle, les populations du département de Mbour ont définitivement adhéré à la cause libérale. Car, « il ne s’agit pas de faire des meetings, mais d’aller vers la base. C’est aussi montrer toute sa disponibilité et savoir partager, avec ces hommes, femmes et jeunes qui ont une seule envie : connaître juste la bonne destination qui se résume aux prises en charge de certaines préoccupations », fait savoir Mme Diop. Pour qui, la ville aux coquillages, jadis bastion des socialistes, est aujourd’hui bleue grâce aux réalisations que le président de la République y a faites. Des infrastructures qui vont du scolaire au sportif.
Dans la foulée de madame la ministre, le secrétaire général de l’Ujtl du département de Mbour estime que l’ancien ministre d’Etat en charge des Affaires et services présidentiels, a tout faux en critiquant la gestion du président Wade. « Ousmane Tanor Dieng n’avait rien fait pour le département quand il était aux affaires. Contrairement au président Abdoulaye Wade qui, en seulement dix ans au pouvoir, a littéralement transformé le visage de la zone. En attestent les nombreuses réalisations comme le grand stade de Mbour, l’hôpital, le pont de Joal-Fadiouth, le tribunal. Tout comme les 2e postes de gendarmerie et de police et une gare routière digne de ce nom », atteste Mamadou Ndiaye. Autant de réalisations qui anticiperont la retraite politique d’ Otd. Et Mme la ministre Thérèse Coumba Diop, qui sera de tous les combats pour assurer la victoire de Me Wade, a déjà fini de montrer sa grande capacité de mobilisation à Mbour, Joal et Fadiouth, où elle s’est illustrée par des aides significatives à l’endroit des retraités et personnes âgées.
Aussi, renseigne M. Ndiaye, Tanor Dieng est handicapé par les qualités de manager de Thérèse Coumba Diop qui se révèle aussi comme une militante engagée doublée d’une redoutable politicienne. Qui, après avoir gagné Joal-Fadiouth, l’une des rares localités du département tombées dans l’escarcelle de la Coalition Sopi aux dernières élections locales, est en train de fédérer les forces libérales du département de Mbour pour monter à l’assaut, afin de reprendre à Ousmane Tanor Dieng son fief sacré.
Ibou DIAO
Amener Ousmane Tanor Dieng à la retraite politique, telle est l’ambition du ministre de l’Action sociale, Thérèse Coumba Diop. Et rien ne sera de trop pour porter l’estocade au secrétaire général du Parti socialiste (Ps), déjà à bout de souffle. Soutenue qu’elle est par les 16 secrétaires généraux du comité de liaison fédérale de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl) de Mbour, qui réaffirment ainsi leur engagement à se mettre derrière leur ministre pour réélire Me Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012. Un combat d’autant plus aisé que, selon le Secrétaire général de l’Ujtl du département de Mbour, le socialiste en chef ne peut plus reconquérir quelque chose qui lui a filé entre les doigts. Et à jamais. « Nous avons gagné aux dernières élections locales et nous comptons engranger le maximum de suffrages pour l’élection présidentielle de 2012 », fait savoir Mme la ministre jointe au téléphone par nos soins. Mieux, ajoute-t-elle, les populations du département de Mbour ont définitivement adhéré à la cause libérale. Car, « il ne s’agit pas de faire des meetings, mais d’aller vers la base. C’est aussi montrer toute sa disponibilité et savoir partager, avec ces hommes, femmes et jeunes qui ont une seule envie : connaître juste la bonne destination qui se résume aux prises en charge de certaines préoccupations », fait savoir Mme Diop. Pour qui, la ville aux coquillages, jadis bastion des socialistes, est aujourd’hui bleue grâce aux réalisations que le président de la République y a faites. Des infrastructures qui vont du scolaire au sportif.
Dans la foulée de madame la ministre, le secrétaire général de l’Ujtl du département de Mbour estime que l’ancien ministre d’Etat en charge des Affaires et services présidentiels, a tout faux en critiquant la gestion du président Wade. « Ousmane Tanor Dieng n’avait rien fait pour le département quand il était aux affaires. Contrairement au président Abdoulaye Wade qui, en seulement dix ans au pouvoir, a littéralement transformé le visage de la zone. En attestent les nombreuses réalisations comme le grand stade de Mbour, l’hôpital, le pont de Joal-Fadiouth, le tribunal. Tout comme les 2e postes de gendarmerie et de police et une gare routière digne de ce nom », atteste Mamadou Ndiaye. Autant de réalisations qui anticiperont la retraite politique d’ Otd. Et Mme la ministre Thérèse Coumba Diop, qui sera de tous les combats pour assurer la victoire de Me Wade, a déjà fini de montrer sa grande capacité de mobilisation à Mbour, Joal et Fadiouth, où elle s’est illustrée par des aides significatives à l’endroit des retraités et personnes âgées.
Aussi, renseigne M. Ndiaye, Tanor Dieng est handicapé par les qualités de manager de Thérèse Coumba Diop qui se révèle aussi comme une militante engagée doublée d’une redoutable politicienne. Qui, après avoir gagné Joal-Fadiouth, l’une des rares localités du département tombées dans l’escarcelle de la Coalition Sopi aux dernières élections locales, est en train de fédérer les forces libérales du département de Mbour pour monter à l’assaut, afin de reprendre à Ousmane Tanor Dieng son fief sacré.
Ibou DIAO
vendredi 3 septembre 2010
FINANCEMENT DE L’ECONOMIE La microfinance contribue à hauteur de 10%
L’importance de la microfinance se précise au fil des ans. En attendant de capitaliser les retombés que devra générer son processus de professionnalisation avec la nouvelle réglementation, le secteur contribue à hauteur de 10% dans le financement de l’économie nationale.
« Les Institutions de microfinance contribuent à hauteur de 10% dans le financement de l’économie nationale ». L’information est du directeur de la microfinance, M. Tafsir Mbaye qui se prononçait hier, jeudi 2 septembre, dans le cadre du séminaire de deux jours que le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes) et la Direction de la micro finance (Dmf) tiennent à Saly (Mbour).
Le directeur de la microfinance a tenu à mettre en exergue l’apport considérable du secteur de la microfinance dans l’économie et en particulier dans l’inclusion financière. Sur la même lancée, Tafsir Mbaye a tenu à préciser que la microfinance est un instrument de la lutte contre la pauvreté et non une activité destinée exclusivement aux pauvres. Il a avisé qu’un fonds multi bailleurs sera mis en place pour permettre aux Sfd de disposer de ressources longues pour accompagner les Petites et moyennes entreprises dans leur rechercher de financement. Ce qui fait dire à M. Mbaye que l’environnement est entrain d’être parfaire pour permettre aux Sfd d’avoir une assise leur permettant de mieux accompagner le développement des acteurs économiques notamment les Pme.
Pour mieux répondre aux attentes des exclus du système financier classique, les acteurs du secteur de la microfinance se sont lancés dans une démarche professionnelle basée sur une gestion transparente. C’est dans ce cadre qu’une nouvelle réglementation est mise en avant depuis l’année dernière.
Le directeur exécutif de l’Association des professionnels des systèmes financiers décentralisés (Ap/Sfd), Sidy Lamine Ndiaye a décliné un ensemble de projets allant dans ce sens. Selon lui, l’Ap/Sfd a un poids certains dans le secteur de la microfinance avec ses 70 membres qui totalisent 97% des bénéficiaires, 98% de l’encours de l’épargne et 98% de l’encours de crédit. Selon lui, « avec la nouvelle réglementation qui exige tous les Sfd à rejoindre notre organisation, l’Ap/Sfd comptera 100% des bénéficiaires du secteur ».
Dans ce même cadre de formalisation, Sidy Lamine Ndiaye y a ajouté une mission essentielle des Sfd qui consiste à vulgariser l’éducation financière en s’intéressant au rôle de l’épargne et du crédit du secteur. A cela, il y a greffé le projet de performance sociale qui consiste à sensibiliser les Sfd pour les amener à se focaliser sur les indicateurs sociaux en plus des ceux financiers.
A cela vient s’ajouter la convention collective pour les travailleurs du secteur de la microfinance. A en croire M. Ndiaye, les acteurs du secteur étaient régis par la convention collective du commerce qui est un four tout. Ce qui, d’après lui, faisait que les Sfd perdaient beaucoup de leurs cadres qui étaient débauchés par les banques. Pour le directeur exécutif de l’Ap/Sfd, la convention collective participe beaucoup à la professionnalisation du secteur. Il informe que le document a finalement été validé, il y a trois semaines et sa signature officielle est prévue dans une semaine.
Ce séminaire de deux jours sera ainsi une opportunité pour spécialistes de microfinance et journalistes d’aborder des thèmes comme la lettre de politique sectorielle par la Direction de la microfinance, La nouvelle réglementation des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), la "microfinance islamique"….
« Les Institutions de microfinance contribuent à hauteur de 10% dans le financement de l’économie nationale ». L’information est du directeur de la microfinance, M. Tafsir Mbaye qui se prononçait hier, jeudi 2 septembre, dans le cadre du séminaire de deux jours que le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes) et la Direction de la micro finance (Dmf) tiennent à Saly (Mbour).
Le directeur de la microfinance a tenu à mettre en exergue l’apport considérable du secteur de la microfinance dans l’économie et en particulier dans l’inclusion financière. Sur la même lancée, Tafsir Mbaye a tenu à préciser que la microfinance est un instrument de la lutte contre la pauvreté et non une activité destinée exclusivement aux pauvres. Il a avisé qu’un fonds multi bailleurs sera mis en place pour permettre aux Sfd de disposer de ressources longues pour accompagner les Petites et moyennes entreprises dans leur rechercher de financement. Ce qui fait dire à M. Mbaye que l’environnement est entrain d’être parfaire pour permettre aux Sfd d’avoir une assise leur permettant de mieux accompagner le développement des acteurs économiques notamment les Pme.
Pour mieux répondre aux attentes des exclus du système financier classique, les acteurs du secteur de la microfinance se sont lancés dans une démarche professionnelle basée sur une gestion transparente. C’est dans ce cadre qu’une nouvelle réglementation est mise en avant depuis l’année dernière.
Le directeur exécutif de l’Association des professionnels des systèmes financiers décentralisés (Ap/Sfd), Sidy Lamine Ndiaye a décliné un ensemble de projets allant dans ce sens. Selon lui, l’Ap/Sfd a un poids certains dans le secteur de la microfinance avec ses 70 membres qui totalisent 97% des bénéficiaires, 98% de l’encours de l’épargne et 98% de l’encours de crédit. Selon lui, « avec la nouvelle réglementation qui exige tous les Sfd à rejoindre notre organisation, l’Ap/Sfd comptera 100% des bénéficiaires du secteur ».
Dans ce même cadre de formalisation, Sidy Lamine Ndiaye y a ajouté une mission essentielle des Sfd qui consiste à vulgariser l’éducation financière en s’intéressant au rôle de l’épargne et du crédit du secteur. A cela, il y a greffé le projet de performance sociale qui consiste à sensibiliser les Sfd pour les amener à se focaliser sur les indicateurs sociaux en plus des ceux financiers.
A cela vient s’ajouter la convention collective pour les travailleurs du secteur de la microfinance. A en croire M. Ndiaye, les acteurs du secteur étaient régis par la convention collective du commerce qui est un four tout. Ce qui, d’après lui, faisait que les Sfd perdaient beaucoup de leurs cadres qui étaient débauchés par les banques. Pour le directeur exécutif de l’Ap/Sfd, la convention collective participe beaucoup à la professionnalisation du secteur. Il informe que le document a finalement été validé, il y a trois semaines et sa signature officielle est prévue dans une semaine.
Ce séminaire de deux jours sera ainsi une opportunité pour spécialistes de microfinance et journalistes d’aborder des thèmes comme la lettre de politique sectorielle par la Direction de la microfinance, La nouvelle réglementation des Systèmes financiers décentralisés (Sfd), la "microfinance islamique"….
FOCUS Une leçon d’ingénierie urbaine à l’Afrique

Souvent, l’Africain qui débarque dans une grande ville du monde jette un regard amusé et toujours différent sur la vie qu’il découvre. En donnant l’impression des fois, qu’il vient d’une autre planète.
Comme si quelque part, tout ce que les autres font en dessins et tracés d’urbanisme grâce aux nouvelles technologies nées de l’ingénierie urbaine et du design son pendant plus fin, et encore de l’imaginaire des architectes, nous est inconnu. Que nous ne savions pas le faire. Où sont donc les acteurs de la ville intelligente ? Y a-t-il d’ailleurs des villes en Afrique ? Subitement, à chaque escale dans une ville du monde, hors du continent, on s’éblouit des façades d’immeubles à New York, devant le métro parisien, nous sommes sous le charme. On veut d’ailleurs y vivre, pour certains malgré les brimades et le harcèlement de certains vigiles postés à la sortie des avions au niveau des aéroports parisiens.
On est encore béat devant les décors artistiques d’une ville comme Barcelone, quand on n’est pas simplement impressionné par les couleurs des rues de Londres et par la verdure dominante dans certains quartiers de la capitale du Royaume uni. Pourquoi ne le serait-on pas d’ailleurs ? Quand on voit ce que sont devenues en trois décennies, nos villes les plus remarquables, il y a seulement quelques années. Pendant que le train moderne facilite les déplacements jusqu’aux principales gares du centre ville et des grands aéroports, ici on gaspille des millions de dollars convertis en milliards de FCFA, en s’entêtant à élargir des routes, à grignoter les bouts de terre qui restent sur les abords immédiats des quartiers ; histoire de construire une autoroute à péage.
On dirait que nous savons rien inventer avec les dirigeants d’un autre âge dont à hérité le continent depuis la fin des années 1990, il semble que la priorité aujourd’hui est d’ériger des monstres au cœur des villes, qu’on assimile souvent à des monuments sans aucune finesse, là où on aurait pu aménager des voies, une petit gare de train ou de métro. Les citoyens devront toujours attendre que soit tarie la soif du chef et ses appétits de terre. De là à penser que le meilleur sera toujours ailleurs que chez nous, il y a juste un pas que certains n’hésitent pas à franchir. Et de là à confirmer que les solutions ne sont pas possibles en ce moment pour l’avenir de nos villes, il n’y a qu’un autre pas que certains ont fini de faire en tournant le dos au continent.
La preuve est ainsi faite dans cet entêtement des autorités publiques, à commencer par l’espace présidentiel qui ne débat même pas, et par un simple mépris de ses erreurs les plus primaires sur la ville, que les seuils les plus graves ont été atteints à Dakar, pour ne citer que cet exemple. Les exemples ne manquent pas encore pour ce qui est de la construction, par des artistes venus d’ailleurs, d’un monument de la renaissance africaine, qui n’aura associé aucun enfant d’Afrique à sa conception. L’autre souci des planificateurs est dans la construction précipitée du futur aéroport de Diass. Située à une soixantaine de kilomètres de Dakar, sans de véritables études préalables, il a suffi que le président le veuille pour que le débat ne se justifie plus. Mais que vaut ce projet, sans une gare moderne de train qui relie les pôles de départ de clients que sont Dakar et la Petite côte ?
Le Sénégal a sans doute la chance d’avoir eu en Wade, un président chez fourmille chaque seconde, une belle idée. Un projet. Le problème est qu’aucun de ses projets ne peut être sujet à débat. Or sur l’aéroport de Diass et l’autoroute à péage, il se trouve que l’homme n’a pas du tout raison de n’avoir pas fait appel à toutes les belles expériences dans le monde qui relient les aéroports plus par les routes, mais par le métro ou les trains si le premier moyen de transport n’est pas adapté. Que vient faire d’ailleurs, un projet de monument dans ce complexe ? Si l’idée est belle de replacer le Sénégal dans le contexte d’émergence et de renaissance d’une Afrique en mouvement, il faut regretter qu’elle n’a été que celui d’un seul homme. Mais seul, Abdoulaye Wade peut-il repenser la renaissance d’un continent malade et à un tournant important de son existence face à une planète mondialisée ? Il a le mérite d’essayer, mais toute erreur risque de coûter très chère.
A travers ces exemples, il s’agit encore de faire la preuve avec le modèle brésilien et la ville de Rio de Janeiro qu’aujourd’hui, il est urgent d’adapter la cité aux besoins des citoyens et non aux délire d’un homme seul. Fut-il président de la République. Mauvais conseiller, l’entêtement au sein de nos espaces urbains ne devrait servir à rien. Comme du reste, les impératifs d’un mandat électif. Dans un monde en mouvement, l’avenir est à ceux qui sauront faire des cités, un espace d’échange et de partage. Des zones de découvertes, de plaisance et d’épanouissement. Au Sénégal, et à ses autorités actuelles, de méditer ce fait.
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