jeudi 3 septembre 2009

Le Sénégal résistera-t-il au démon de la monarchie ?

L’entrée en politique du fils d’Abdoulaye Wade soulève les interrogations

Il y a une particularité bien sénégalaise : le jour des élections les reporters des différents journaux transmettent en direct les résultats des bureaux de vote. Cette ingéniosité de la presse a dissuadé plus d’uns à violer la volonté des citoyens sénégalais lors des joutes électorales. Abdoulaye Wade qui a défait Abdou Diouf, doit ainsi une fière chandelle à la presse privée de son pays. Il reconnaîtra d’ailleurs cet apport énorme des journalistes dans la consolidation de l’Etat de Droit et l’avènement du Sopi (changement) au Sénégal intervenu après sa victoire à la présidentielle, le 19 mars 2000. Mais malgré les faveurs qu’Abdoulaye Wade accorde aux médias (augmentation de l’enveloppe de l’aide à la presse, voyage dans le Sangomar avec l’avion présidentiel, promesse de mettre fin au délit de presse et de construire une Maison de la Presse), la lune de miel entre le chef d’Etat sénégalais et le 4ème pouvoir ne durera pas longtemps.

Le Sopi, d’obédience libérale, est accusé parfois même de faire pire que le régime socialiste de Léopold Senghor et d’Abdou Diouf en matière de liberté d’expression. Malgré la floraison des médias (écrits comme audio-visuels), des livres contre Abdoulaye Wade, le Maître du Sopi, sont censurés. Une dizaine de livres sont ainsi interdits de vente au Sénégal, selon la presse sénégalaise.

Le malaise entre le pouvoir et la presse s’est accentué avec l’intention prêtée au chef d’Etat sénégalais de transmettre de manière monarchique le pouvoir à son fils Karim Wade. Les Sénégalais, il faut le dire, ne comprendraient d’ailleurs pas une telle posture de la part d’un homme qui a sacrifié sa vie pour que la démocratie demeure la pierre angulaire de la construction de la nation. Mais Wade, connu pour son art des nuances, ne dément que partiellement cette volonté qui lui est prêtée de se faire succéder par son fils.

La politique de cooptation de certaines élites que le président n’hésite pas à utiliser avant de les ridiculiser, l’impossibilité d’avoir autour de lui un numéro 2 avec l’écrasement politique de tous ses Premiers ministres depuis qu’il est au pouvoir, la récente nomination de son fils à un super poste de Ministre d’Etat en charge de l’équivalent de trois ministères, font que les doutes se précisent davantage.

Karim Wade, dont l’entrée en politique s’est soldée par un échec retentissant lors des élections locales du 22 mars 2009, est présenté par son père comme un financier hors pair. Aujourd’hui pourtant, la marche vers le trône d’Abdoulaye Wade semble compromise par une accusation de mauvaise gestion des deniers publics.

Le camp présidentiel est préoccupé par la sortie du livre Contes et mécomptes de l’ANOCI du journaliste Abdou Latif Coulibaly qui croit savoir que le fils du président est loin d’être un bon financier. En effet, le journaliste enfonce le clou en parlant de « scandale du siècle ». Le sommet de la Oummah islamique ou sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), dont l’organisation a été confiée à Karim Wade, aurait coûté à l’Etat sénégalais la bagatelle de plus de 400 milliards de FCFA. Latif Coulibaly note qu’une lampe trônant sur la tête du fils du Chef de l’Etat a été budgétisée à près de 9 millions de F CFA (soit 22.500 CH- Francs suisses). Et le peuple confronté à la cherté de la vie se pose des questions, non seulement sur l’opportunité de tels achats mais sur la décence même de telles opérations financières. La réponse du fils d’Abdoulaye Wade est attendue.

D’un autre côté, les Sénégalais sont souvent confrontés à l’obscurité. Et Wade avait dit un jour en pareille occasion qu’il n’était pas contre le retour des bougies !

Dans cette obscurité, la grogne monte quotidiennement. La vie est chère à Dakar, nourriture, logement, transport, tout est hors de prix. Et dans la chaleur tropicale de ce beau pays, entre les vicissitudes quotidiennes, les coupures intempestives du courant, le président Wade offre à l’Afrique un monument dit de la Renaissance qui aurait couté la belle somme de 16 milliards de FCFA. L’entreprise réalisatrice, d’origine coréenne, se frotte les mains. Et Wade qui laisse entendre qu’il est le concepteur de cette statue réclame pour sa part à l’Etat rien de moins que 35% des recettes que pourrait générer ce monument dont la gestion se fera par l’intermédiaire d’une Fondation qui sera dirigée par Karim Wade… son fils. Nombreux sont les Sénégalais qui crient alors au scandale. Comment, disent-ils, un chef d’Etat peut-il être en relation d’affaires avec l’Etat qu’il dirige ? « Le monument symbolise l’Afrique qui sort des entrailles de la terre quittant l’obscurantisme pour aller vers la lumière », prétend Maître Abdoulaye Wade. Le président-artiste martèle : « Le monument symbolise l’Afrique qui se libère de toutes les dominations. »

Pendant ce temps, la lumière qui est le premier signe de la modernité fait défaut au Sénégal et des journalistes à tort ou à raison décrient une grave situation de la liberté d’expression, socle même de la démocratie. Le Sénégal, avec son peuple fier et patient, longtemps considéré comme la vitrine démocratique de l’Afrique de l’Ouest résistera-t-il à l’appel du démon de la monarchie ?

El Hadji Gorgui Wade Ndoye

jeudi 13 août 2009

YOUSSOU NDOUR INTRONISE YEKINI « Tu es le roi»

Entre Youssou Ndour et Yékini, c’est une affaire de rois. Le premier excelle dans la musique, l’autre dans le sport, la lutte en particulier. Hier, ces deux têtes couronnées se sont retrouvées au domicile du chanteur, aux Almadies, pour faire les choses royalement. . Occasion saisie par le lead-vocal du Super Etoile pour «chanter», dans la cour des grands, les mérites de Yakhya Diop.
Pour camper le débat, Youssou Ndour ne s’est pas fait prier pour revisiter le passé. Rappelant à son hôte qu’il est témoin de plusieurs chocs, «dont la revanche Mbaye Guèye-Boy Bambara». Le roi du Mbalax a soutenu s’être «toujours intéressé à la lutte». Pour avoir grandi à la Médina, plus précisément à la Rue 22 x 31, You avait un penchant pour l’écurie Fass et son Tigre Mbaye Guèye. «Après lui, il y a eu Moustapha Guèye. Mais, la lutte a tellement évolué que je n’ai plus de préférence. Maintenant, j’apprécie. Cela dit, du point de vue comportement, de la technique et de la performance, Yékini est bien le roi des arènes. Il a fait ses preuves. Et il se comporte comme un roi. Si j’avais le pouvoir de décision, je choisirais une distinction plus forte que roi. Yékini est un sportif de très haut niveau. Pas seulement par ses performances, mais sur tous les plans. Avant, pendant et après un combat, il se comporte en leader. La majorité des amateurs reconnaissent en lui le titre de roi», dira le lead-vocal du Super Etoile. Un témoignage apprécié à sa juste valeur par un Yékini «comblé» et attentif aux conseils. «Quand nous nous sommes rencontrés l’an dernier, Youssou Ndour m’avait exhorté à redoubler d’efforts pour ne pas décevoir. Il m’avait dit ceci : «Un leader doit savoir se comporter comme tel. Leader, c’est un comportement pas seulement le plus fort», se remémore l’enfant de Joal.
Pour sa part, Gaston Mbengue a «reconnu la grandeur, l’esprit d’ouverture et la générosité» du chanteur. «Un grand homme qui ne se contente pas de sa musique», soutient le promoteur de lutte. Lequel était aux côtés du manager du chanteur, Mady Dramé. «C’est par son intermédiaire que j’ai connu Yékini, révèle You. Depuis, nous nous rencontrons souvent. Seulement, nous l’avons toujours fait dans la plus grande discrétion parce que ce qui nous lie est sincère.» Qui dit mieux
Obs

JOAL-FADHIOUTH/ DISPUTE ENTRE UN GENDARME ET UN PASSAGER Un mort par balle

Une dispute entre un gendarme et un passager à bord d’un véhicule a abouti à une altercation occasionnant le décès de ce dernier, suite à un coup de feu. Les faits remontent dans la nuit du 11 aout 2009 aux environs de 23 heures à Joal-Fadiouth. Des populations excitées et outrées par la tournure des événements ont cherché à investire la brigade de gendarmerie de Joal-Fadiouth et la maison du gendarme ciblé. Une présence très remarquée des pandores a tenu à distance les curieux et autres badauds.
Le nommé Sangoné Mbaye ,un chauffeur ,âgé de 34 ans est décédé des suites d’une altercation avec un gendarme au cours de la laquelle il a reçu une balle d’une arme à feu. Différentes versions sont servies à propos de cette affaire ,Du côté de la victime ,Sangoné Mbaye à bord d’un véhicule devant se rendre à un Gamou a été interpellé par des gendarmes. Ces derniers ont exigé le certificat phytosanitaire du poisson trouvé à bord du taxi. Le sésame doit être délivré par les agents des pêches maritimes de la localité basés au niveau du poste de contrôle, à un jet de pierre du quai de pêche. Une fois dans ces locaux pour une mise en règle ,les choses se gâtent et finissent par un coup de feu d’un gendarme occasionnant le décès.
La direction de la communication de la gendarmerie dégage en touche. Pour elle, les gendarmes contrôlant la circulation ont interpellé un véhicule pour s’enquérir de son état ,de ses passagers et de son chargement. Ils découvrent à bord du poisson. Il se trouve que le poisson en question n’a pas reçu le quitus du service des pêches maritimes de Joal-Fadiouth ,un certificat de salubrité pouvant permettre son convoiement vers une autre localité.
La voiture et le poisson sont acheminés au niveau du poste de contrôle des pêches par les pandores pour une mise en règle. Une vive altercation se produit suite à des échanges de propos. Les choses se terminent par un coup de feu. Sangoné Mbaye est atteint ,Les gendarmes l’acheminent au niveau du centre de santé de Joal-fadiouth ,Son transfert se poursuit sur Thiès puis à Dakar où il décède. Son corps y demeure encore à des fins d’ enquête confiée à la compagnie de gendarmerie de Thiès pour situer les responsabilités.
De l’avis du commandant Daouda Diop, le directeur de la communication de la gendarmerie si les résultats mettent en cause le gendarme ciblé dans cette affaire, ce dernier va être mis à la disposition de la justice.
par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , jeudi 13 août 2009

vendredi 7 août 2009

GESTION NON SATISFAISANTE DES DOMAINES, NON RESPECT DES REGLES RELATIVES AUX MARCHES PUBLICS, DEPENSES NON JUSTIFIEES...

lundi 3 août 2009 - GESTION NON SATISFAISANTE DES DOMAINES, NON RESPECT DES REGLES RELATIVES AUX MARCHES PUBLICS, DEPENSES NON JUSTIFIEES...
La Cour des comptes épingle la commune de Mbour

NETTALI.NET - La Cour des comptes que préside Abdou Bame Guèye a publié son rapport annuel 2007. Sept organismes qui ont reçu des missions de contrôle de la Cour des comptes sont cités dans le rapport Il s’agit de la commune de Mbour, de l’Ecole nationale de développement sanitaire et social, du Centre national d’appareillage orthopédique, du Fonds de garantie automobile, du Fonds de solidarité nationale, de la Radiodiffusion télévision sénégalaise et de l’Office national de formation professionnelle.

Les résultat du contrôle de la gestion de la commune de Mbour qui va de 1999 à 2003 et qui concerne les maires Moussa Ndoye (1999 à 2001), Tafsir Demba Diouf (du 24 février 2001 au 26 décembre 2001), Mbaye Diagne (maire en fonction au moment du contrôle), la délégation spéciale dirigée par Serigne Sougou Guèye (du 26 décembre 2001 au 31 mai 2002), ont permis à la Cour des comptes de noter un certain nombre d’irrégularités. Ces irrégularités ont trait à une gestion non satisfaisante des domaines et des matières, à la perception de recettes non autorisées, aux documents budgétaires mal renseignés, au défaut de respect des règles relatives aux marchés publics et au règlement de dépenses non justifiées.

Autant d’irrégularités qui ont poussé la Cour des comptes à recommander aux responsables de la commune de Mbour, particulièrement la gestion des ressources foncières, l’élaboration de documents budgétaires fiables et le respect de la réglementation relative aux marchés publics.

Un agent de l’Etat est en même temps agent voyer de la commune

C’est le chef du service départemental de l’Urbanisme de Mbour, M. Mady Diop qui assure en même temps la fonction d’agent voyer, chef des services techniques de la commune. A ce titre, il lui est versé une indemnité mensuelle de 25 000 Fcfa. Pour la Cour des comptes, le fonctionnement des services techniques pourrait souffrir de cette situation. M. Diop n’est pas dans une position, ni de détachement, ni de disponibilité. S’y ajoute, qu’il n’agit pas non plus dans le cadre aménagé par la réglementation sur le transfert de compétences de l’État aux collectivités locales. ’’C’est donc indûment que la commune a versé à M. Diop la somme de 1 975 000 Fcfa au titre d’indemnités reçues en qualité d’agent voyer de la commune de Mbour de juillet 1997 jusqu’à la fin de la gestion 2003, soit environ 79 mois.’’, constate la Cour des comptes.

L’ancien maire socialiste de Mbour, Moussa Ndoye n’a trouvé lui mieux que de louer un immeuble au prix de 100 000 Fcfa par mois pour y loger le service départemental des Impôts et Domaines de Mbour qui est un service déconcentré de l’État Ainsi, ’’durant la période sous revue, le montant des frais de location supportés par la Commune s’est élevé à six millions (6 000 000) de Fcfa’’.

Absence de comptes administratifs

Concernant la tenue des documents financiers, la Cour des comptes note que le budget de la commune ne prend pas en compte les renseignements statistiques et les résultats des trois années financières antérieures conformément à la réglementation. Les autorisations spéciales de reports ne sont pas annexées aux budgets, et la commune n’établit pas ses comptes administratifs. Le seul compte administratif disponible est celui de la gestion 2002. Ce qui est une violation des dispositions de l’article 350 du code des collectivités locales.

Au chapitre des marchés publics de la commune de Mbour, la Cour des comptes dénonce le fractionnement des dépenses d’acquisition des tickets de perception. Ces fractionnements permettent à la commune de faire plusieurs bons de commande avec des montants inférieurs aux seuils de passation des marchés auprès du même fournisseur. Ainsi, pour des crédits prévisionnels de 19 millions de Fcfa, la commune a acheté des tickets de perception à l’entreprise Général Service pour un montant global de 18 919 660. Le défaut d’appels d’offres est apparu encore lors de l’acquisition par la commune d’une ambulance. Selon la Cour des comptes : ’’L’acquisition des véhicules automobiles quel qu’en soit le prix, lorsque leur cylindre excède 125cm3, doit faire l’objet d’un appel d’offres. Or, la commune a acheté une ambulance sans passer par cette procédure. La réception du véhicule est intervenue le 23 octobre 2001. L’autorisation de la Cnca (Commission nationale des contrats de l’administration – NDLR) présentée par la commune est postérieure à la réception puisqu’elle est datée du 25 novembre 2001. Cela signifie que la commune a acquis l’ambulance sans procéder à un appel d’offres et sans l’autorisation de la Cnca, en violation des dispositions de l’article 5 du décret n° 82-690 portant réglementation des marchés publics, modifié.’’.

Des marchés octroyés à des entrepreneurs en toute illégalité

C’est par entente directe que la commune de Mbour a confié les travaux de réhabilitation de la clôture et des vestiaires du stade municipal qui sont d’un montant de 19 989 200 Fcfa à l’entreprise Serigne Saliou Mbacké qui n’a pas fait la preuve de ses capacités juridique, technique et financière à les réaliser. Dans cette affaire, la commune de Mbour a bénéficié d’une autorisation de commande directe de la part de la Cnca. Seulement, notent les services dirigés par Abdou Bame Guèye, ’’les pièces justificatives requises pour autoriser une commande directe ne sont pas versées au dossier : rapport spécial de justification du recours, accompagné selon le cas d’un certificat d’exclusivité ou d’un certificat de carence en plus de moyens de publicité’’. La Cour des comptes constate l’exécution d’un marché pour des travaux d’aménagement et de réhabilitation de l’hôtel de ville, sans approbation du représentant de l’État Or, le montant du marché dépasse la somme de 50 millions de Fcfa. Le marché avait été confié à la société Egcd.

Cette société Egcd semble être bien être servie par la commune de Mbour. La commune de Mbour avait entrepris des dépenses de réparation de chaussées, d’aménagement du réseau électrique, de réparation d’équipements scolaires, de construction de salles de spectacles, de créations de terrains multisports, d’aménagements des stades et de travaux de balayage pour respectivement 9 254 168, 18 168 047, 5 501 160, 4 999 660, 17 493 500 et 8 968 000 Fcfa. Toutes ces dépenses devaient être soumises à la procédure de demande de renseignements et de prix. Ce qui frappe la Cour des comptes, c’est que les demandes ont les mêmes dates d’émission (le 10 septembre 2003 et de délai (le 25 septembre 2003), alors qu’il s’agit de dépenses de nature différente.

L’ensemble des marchés, à l’exception d’un seul, est octroyé à l’entreprise Egcd. Pire, il y a le marché pour la gestion des ordures ménagères confié à l’entreprise Transports Mamadou BA et qui est d’un montant de 109 200 000 Fcfa. Le marché a été octroyé à cette entreprise à la suite d’un appel d’offres auquel ont soumissionné deux autres sociétés Ereco et Senthras. L’entreprise Transports Mamadou BA qui gagne ce marché est la seule parmi les soumissionnaires à n’avoir pas présenté des documents attestant sa capacité technique.

Le secrétaire municipal se tape une indemnité kilométrique

La Cour des comptes reproche à la commune de Mbour d’encaisser des recettes à l’occasion de la délivrance des autorisations de construire, ce qui ne figure pas à la nomenclature budgétaire des collectivités locales, le maintien en activité d’agents ayant atteint l’âge de la retraite, d’avoir indûment alloué de 1999 à 2003, un montant global de 2 700 000 Fcfa, à titre d’indemnité kilométrique à son secrétaire municipal, sans les pièces justificatives, d’avoir alloué des primes de motivation sans autorisation budgétaire d’un montant global de 800 000 Fcfa à des agents chargés du recouvrement de la patente et des impôts. Elle dénonce également des dysfonctionnements dans le billetage, l’inexistence d’une commission de paiement et la non tenue d’un registre de paiement, l’absence des pièces justificatives des opérations de paiement et non tenue d’une comptabilité de caisse.

Sur décision du maire qui les a nommés, deux comptables des matières se sont succédé durant la période 2000. Des actes de nomination qui ne respectent pas les dispositions de l’article 10.c de l’instruction n°4 du ministère de l’Economie et des Finances relative à la comptabilité des matières aux termes desquelles ’’les comptables des matières sont nommés par le ministre chargé des Finances, sur proposition du ministre de tutelle. Il en est de même s’il s’agit d’une commune ou d’un établissement public’’. Du fait de l’absence de documents comptables, la Cour des comptes considère que la comptabilité des matières est inexistante de 1999 à 2003 dans la commune de Mbour. Et, note la Cour des comptes ; ’’A cause de cette situation, des sorties définitives de véhicules non justifiées ont été constatées. Il s’agit d’une Renault Laguna immatriculée TH 6012 A, d’une Mitsubishi TREDIA immatriculée TH 5000 A, d’un tracteur MF 360, d’un porte-bac et de deux bennes basculables’’. Elle constate qu’en violation de l’instruction n° 19/PR/SG/IGE du 16 juillet 1984, les véhicules de la commune ne sont pas dotés de carnets de bord mentionnant les motifs des déplacements, les heures des mouvements, les destinations, « le kilométrage » et les quantités de carburant servies.

Gestion irrégulière des domaines

La Cour des comptes a examiné la gestion des domaines par la commune de Mbour. C’est ainsi que la commune a eu à effectuer les lotissements suivants : Liberté II, Golf, Zone Sonatel, Thiocé Est Oncad et Darou Salam Gouye Mouride. Plusieurs irrégularités ont été relevées dans la gestion de ces opérations, par la Cour des comptes. Elle dénonce des irrégularités dans la quasi-totalité des lotissements. Des lotissements qui ne sont pas autorisés par l’autorité compétente en la matière, en l’occurrence le ministre chargé de l’Urbanisme et qui sont gérés par des particuliers.

Les mis en cause nient

Les autorités communales de Mbour mises en cause dans le rapport nient toutes les accusations portées contre elles dans le rapport. C’est ainsi que M. Tafsir Demba Diouf qui a été maire de Mbour du 24 février 2001 au 26 décembre 2001. Sur le défaut d’établissement des comptes administratifs, M. Tafsir Demba Diouf soutient qu’il ne pouvait le faire en 2001 pour la gestion écoulée celle de 2000, d’autant que le maire d’alors, M. Moussa Ndoye avait été révoqué et la loi ne lui fait pas obligation de se soumettre à cette exigence. Concernant l’acquisition de l’ambulance sans appel d’offres, il soutient que son acquisition ’’obéissait au souci de la commune de Mbour de répondre aux préoccupations des populations et des autorités sanitaires quant à la nécessité de faire face, aux évacuations sanitaires car le Centre de santé de Mbour ne disposait pas d’ambulance. Le Conseil municipal avait alors inscrit dans le budget 2001, une enveloppe pour doter Mbour d’une ambulance. C’est ainsi que nous avons adressé une lettre à la Cnca (lettre n° 436 du 18 octobre 2001) pour une autorisation de passer un marché par entente directe avec M. Mamadou Diop.’’. Tafisr Demba Diouf soutient avoir reçu par lettre en date du 25 octobre, l’autorisation de la Cnca.

Pour ce qui est des irrégularités notées dans la gestion du carburant, il martèle que Mbour étant une ville carrefour, tout maire qui y est élu, est confronté à des sollicitations de carburant. Il précise, concernant la gestion des lotissements par des particuliers, que c’est son magistère qu’une telle pratique a été arrêtée et aucun parmi eux n’a eu à lui remettre de l’argent pour des opérations de ce genre.

M.Djibril Sy qui est mis en cause dans le rapport pour avoir bénéficié illégalement d’indemnité kilométrique en sa qualité de secrétaire municipal sans pièces justificatives, rejette en bloc. A l’en croire : ’’le premier mandat relatif à l’indemnité kilométrique est antérieur à la période concernée par le contrôle de la Cour des comptes 1999 –2003, et ce mandat avant d’être visé pour paiement par le percepteur du Trésor, Receveur municipal est contrôlé et l’ensemble des pièces obligatoires...sont exigées.’’.

Quant à l’ancien maire Mbaye Diagne, il s’est borné d’indiquer dans sa lettre qu’il confirme les éléments de réponse qu’il a déjà fournis dans le cadre de la suite à donner au pré-rapport.

- Par Mayaram -

mardi 4 août 2009

Sénégal: Restauration de la Mangrove - Joal Fadiouth reçoit 160 millions fcfa

Pour un montant de 160 millions de FCfa sur une durée totale de 5 ans, 20 ha vont être reboisés à Fadiouth pour régénérer la mangrove. La cérémonie de lancement a eu lieu samedi dernier, dans l'île aux Coquillages.
Ce projet va permettre une meilleure exploitation de la mangrove et un renforcement des capacités d'exploitation de la population de Joal Fadiouth. Il a été réalisé en partenariat avec le haut conseil des lignées maternelles de Fadiouth. Le rôle socioéconomique et écologique de la mangrove, a souligné Pierre Dioh, adjoint au maire, est une réalité. En effet, elle contribue directement aux moyens d'existence ruraux en fournissant des produits ligneux et non ligneux. Le conseiller n° 1 du ministère de l'Environnement, Ndiawar Dieng, a souligné que les mangroves constituent un écosystème particulier qui procure des ressources importantes (forestières et halieutiques) pour les populations de la côte. De l'avis de Ndiawar Dieng, restaurer la mangrove dans les zones dégradées sur un total de 20 ha revient à protéger le littoral, assainir le cadre de vie des populations, appuyer les activités de transformation des produits halieutiques.
Ce programme porteur de développement au bénéfice des populations vient conforter l'engagement de l'entreprise Total Sénégal. Son Directeur général, Bruno Vincent, a affirmé, lors de la cérémonie de lancement, que le projet a été rendu possible grâce à un financement tripartite : 79 millions de la Fondation Total, 47 millions du Comité de parrainage Afrique Moyen-Orient de Total et 34 millions de Total Sénégal.
Amath Sigui Ndiaye

vendredi 3 juillet 2009

L’Aéroport international Blaise Diagne en piste en septembre 2010


« Dans moins de deux ans, le Sénégal sera doté d’un aéroport aux normes internationales ». L’annonce a été faite par Modou Khaya, le directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).
Modou Khaya, le Directeur général de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) en construction annonce pour septembre 2010, la fin des travaux de l’aéroport international situé à 45 km de Dakar, dans la communauté rurale de Diass (département de Thiès), vers Saly Portudal. A ce jour, affirme le directeur de l’AIBD, « 1600 agents composés de Sénégalais (en grande partie), d’Egyptiens, de Marocains, de Philippins, de Saoudiens et de Tunisiens sont à pied d’œuvre dans la construction du deuxième aéroport international du Sénégal. Les chantiers sont dirigés par Saudi Ben Laden Group (SBG).
Selon Modou Khaya, l’AIBD, est construit sur une superficie de 4 000 hectares et pourrait accueillir, à terme, les plus gros porteurs de dernière génération. Ajoute t-il, 9 bâtiments seront érigés sur une partie de cette superficie dont l’aérogare pour les passagers d’une capacité de 3 millions de voyageurs par an.
La capacité en fret du futur AIBD est estimée à 50000 tonnes par an. L’AIBD sera doté, annonce M Khaya, d’une tour de contrôle de 50 mètres et d’une piste d’atterrissage et de décollage longue de 3,5 km et large de 60 mètres. Le projet va couter au total 237 milliards, a notamment informé le directeur de l’AIBD.

jeudi 25 juin 2009

Leur matériel électroménager endommagé par les délestages : Des populations mécontentes exigent de la Senelec réparation

Le quartier Mbour Toucouleur s’est fait entendre auprès de la Senelec pour exprimer leur ras-le-bol face aux nombreux délestages qui ont endommagé leur matériel électroménager.
Vendredi dernier, les populations du célèbre quartier Mbour Toucouleur sont sorties en masse pour se rassembler au niveau de la grande mosquée. Elles protestaient contre les dégâts causés par la Senelec qui, selon elles, portant sur beaucoup de pertes. En effet, du fait des nombreuses coupures intempestives, des centaines de familles ont perdu leur matériel électroménager. Des téléviseurs, des frigos, des congélateurs, des ordinateurs, des téléphones portables, entre autres, ont été endommagés. Pour protester et demander à la Senelec de réparer les préjudices causés, les populations de tous âges et de tous sexes se sont données rendez-vous, tôt le matin, pour crier leur amertume face à ce qu’elles appellent un manque de respect de la part de la société d’électricité.Selon Ndiogou Hane, un des initiateurs de ce rassemblement, «tout ce que nous avons comme matériel électronique ou électroménager a été gâté. Chez moi, une vingtaine de matériels a été endommagée. Nous sommes allés à la Senelec pour faire la déclaration, mais ils n’ont pas jugé utile de venir constater les dégâts qu’ils ont causés. Nous allons faire venir un huissier pour constater les dégâts», signale Ndiogou Hane. Son frère qui dit être «outré par les agissements délictuels» de la Senelec explique que c’est suite à une décharge après le retour de l’électricité que ces problèmes ont eu lieu. «A partir de la semaine prochaine, nous allons déposer une demande de marche pour protester contre la Senelec», annonce M. Hane. La dame Marième Diallo, une septuagénaire qui a perdu un téléviseur et un lecteur Dvd, déclare en avoir marre. «La Senelec ne nous pardonne rien, même pas le retard du paiement de la facture, malgré les nombreux délestages et elle se permet d’endommager nos appareils sans pour autant avoir du respect pour nous sans qui la société ne peut fonctionner. D’ailleurs, nous sommes allés voir le chargé des contentieux de la Senelec, mais nous ne sommes pas rassurés parce qu’il ne nous a rien dit de rassurant. Nous voulons tout simplement que nos droits soient respectés», réclame-t-elle. Penda Bâ et Dieynaba Sow, toutes deux élèves en classe de 3e s’inquiètent, elles, des coupures incessantes. «Nous nous acheminons vers les examens, mais nous sommes inquiètes parce que nous ne pouvons plus réviser la nuit», lancent-elles. Informaticien, Ibrahima Manafa déclare qu’«on peut rester toute une journée sans travailler, alors que nous sommes des pères de famille qui devons subvenir aux besoins des membres de nos familles. Seulement, avec ces nombreuses coupures injustifiées parce que nous payons régulièrement nos factures d’électricité qui, de plus en plus, grimpent. Les autorités doivent savoir que c’est avec le fruit de notre travail que nous arrivons à payer ces factures. Par conséquent, nous méritons respect et égard de la part de la Senelec, qui ne se soucie que de notre argent et non pas d’une distribution de l’électricité». «J’ai perdu ma minichaîne et mon lecteur Cd. Comment quelqu’un qui n’a même pas les moyens de subvenir à ses besoins les plus élémentaires peut-il se payer un poste radio ? Que la Senelec nous rembourse jusqu’au dernier centime», réclame Khady Mbaye, une habitante du quartier Mbour Toucouleur. «Les populations sont martyrisées et ont perdu tout espoir. La situation calamiteuse vécue à cause de la Senelec est indigne pour un peuple souverain», se plaint Mouhamadou Barro qui se demande : «Pourquoi les consommateurs continuent-ils de subir les conséquences de la gestion désastreuse des libéraux qui peinent, depuis 2000, à fournir du courant aux familles déjà mises Ko à cause des conséquences de la politique de nos gouvernants incompétents», peste-t-il. «Ce qui s’est passé à Mbour et avec les populations de Guédiawaye, il y a quelques temps, doit être organisé constamment pour arrêter ces dérives. C’est la passivité des citoyens qui a provoqué l’arrogance de nos dirigeants», relève Mouhamadou Barro.A signaler que 250 téléviseurs, compte non tenu des autres appareils, ont été endommagés. Nous avons fait des pieds et des mains pour avoir la réaction des autorités de la Senelec, mais ces dernières n’ont pas voulu réagir.
Source: Quotidien

COMMUNIQUE DE REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES DU 07 FEVRIER 2013 Le Conseil des Ministres s'est réuni le jeudi 07 février 201...