mardi 10 février 2009

Dekkal Ngor défie la Coalition Sopi 2009 à Mbour

Composée de l’Alliance Pour la République (APR/Yakaar), du Nouveau Parti (NP), de Yoonu Askan Wi (Yaw) et de citoyens indépendants, la Coalition Dekkal Ngor entend briguer la mairie de la ville de Mbour. En vue de remporter les élections locales dans la localité, elle a tenu une assemblée générale d’installation de son comité électoral. Durant cette rencontre, ses membres ont apprécié la situation nationale marquée par « un pays réellement en danger sous les effets conjugués d’une grave crise économique, financière, sociale, politique et morale sans précédent ».
La Coalition Dekkal Ngor a déploré le fait que « les institutions soient assujetties aux seuls désirs et volonté du Président de la République, WADE DI BUUR, DI MBUUMI ! »
L’assemblée générale a réaffirmé « l’objectif de la coalition Dekkal Ngor de battre l’Etat-Pds en place et ses alliés et en même temps de mettre en échec les plans de succession du Président Wade ».
Il a par ailleurs fait part « du combat de la coalition Dekkal Ngor : créer des relations de confiance avec les populations et pour bâtir une nouvelle équipe politique en remettant l’éthique et les valeurs au centre de la politique ».
Il appelle également « toutes les forces politiques, citoyennes, démocratiques et sociales et l’ensemble des populations à unir leurs efforts pour arracher les mairies et les communautés rurales au pouvoir Pds en imprimant aux élections du 22 mars un caractère référendaire ».
Par Béatrice L. - Nettali

Petit à petit, Tfm fait sa caméra


Que les autres chaînes de télévision se le tiennent pour dit. Télévision futurs médias (Tfm) arrive. Cette chaîne créée par le Groupe futur médias du chanteur Youssou Ndour n’entend pas seulement jouer les utilités. Au contraire, à l’instar de L’Observateur et la Rfm, elle entend se frayer un passage dans le paysage médiatique et jouer un rôle de leader. Comme pour montrer qu’ils ne veulent rien laisser au hasard, les responsables du Groupe futurs médias avec des bonnes volontés ont tenu un séminaire ce vendredi 6 février, à Yène. C’était dans les nouveaux locaux du studio de Youssou Ndour. Histoire de mieux discuter sur le concept et le programme de la future chaîne de télévision.
Tfm veut être une télévision à la hauteur. C’est pourquoi tous les responsables du Groupe futurs médias en compagnie de bonnes volontés s’étaient donnés rendez-vous ce vendredi 6 février dans les nouveaux locaux du studio de Youssou Ndour à Yène pour discuter du concept et du programme qui seront proposés aux téléspectateurs par Tfm.
Selon une source ayant pris part au séminaire, c’est parce que Tfm va proposer une rupture aux téléspectateurs que « les gens sont en pleine réflexion ». C’est dire que du côté de Youssou Ndour et de ses collaborateurs, on veut opérer une rupture et installer « une télévision qui sera à la hauteur de ce que veulent les Sénégalais ».
Selon la source ayant pris part à la rencontre, c’est Youssou Ndour lui-même qui a donné le ’’mbalaax’’ pour indiquer aux participants que Tfm doit être « une télévision équilibrée, ouverte, responsable et qui participe à l’approfondissement de la démocratie au Sénégal, tout en ayant un ton d’apaisement, de dialogue et équilibré ».
Ainsi, tous les participants se sont accordés pour dire que Tfm « sera une télévision professionnelle, équilibrée, maîtrisée mais adaptée au concept sénégalais ». Le programme ainsi que le concept de Tfm sont en train d’être mis en place. Et pour montrer que rien ne sera laissé au hasard, notre source ayant pris part à la rencontre, assure que la réflexion va se poursuivre.
Les studios ainsi que les plateaux sont presque terminés. Tfm aura ses locaux aux Almadies. Et, c’est Alioune Ndiaye qui pilote tout, puisque c’est lui le directeur du projet Tfm. Vivement donc Tfm et vive la concurrence dans ce secteur pour le plus grand bien des téléspectateurs.

Par Mayaram - Nettali

Zoophilie à mbour


Djokel Sarr, âgé environ de 21 ans, n'oubliera pas de sitôt le lynchage qu'il a subi de la part de bergers qui conduisaient leurs bêtes dans la forêt de Sinthiou Mbadane, située à quelques encablures de la commune de Mbour. Au moment où la chèvre traînait loin des siennes, Djokel Sarr pensait pouvoir assouvir sa libido sans être inquiété. Mais par manque de chance, il a été aperçu par un berger qui était à la recherche de la bête. Surpris en pleine action, il a reçu une leçon qu'il n'oubliera jamais. Au départ, le jeune berger Isma Bâ pensait avoir affaire à un voleur lorsqu'il l'a aperçu de loin dans les broussailles avec la chèvre. En s'approchant, Isma le berger semblait presque tomber des nues. Les deux pattes de derrière attachées avec une liane, la chèvre était à la merci de Djokel qui n'a pas senti la présence de Isma. C'est un coup de bâton sur les reins qui le fera revenir à la réalité. Voulant prendre la tangente, il reçoit un autre coup au genou l'obligeant à rester à terre jusqu'à l'arrivée des autres bergers qui ont continué à lui administrer une correction. Le quidam n'avait que ses cris pour espérer recevoir du secours face à de jeunes bergers en furie qui voulaient en finir avec lui. Heureusement, il a eu la vie sauve grâce à un véhicule qui transportait des passagers habitant le même village que lui. Après des dizaines de minutes de négociation, les bergers l'ont finalement libéré. Et c'est à bord de ce véhicule qu'il a été embarqué en direction de Keur Samba Laobé. Selon les passagers et sauveurs de Djokel, ce dernier ne jouit pas totalement de ses facultés mentales et n'a de penchant que pour les bêtes en divagation dans la brousse. Tout en révélant que c'est la énième fois qu'il est surpris dans une situation pareille avec des animaux. Selon eux, en moins d'une semaine, Djokel a été pris en train d'entretenir des rapports sexuels avec une brebis et une chèvre. Et ses parents ont usé de tous les moyens pour soigner le zoophile, allant jusqu'à lui trouver une épouse qui a divorcé au bout de quelques mois. Malgré cela, Djiokel persiste dans ses ébats avec les bêtes.

Soninkara

HAUSSE DES PRIX DE L'ALCOOL À MBOUR : La grogne des ivrognes, le désespoir des vendeurs


L’augmentation annoncée sur l’alcool n’est pas du goût des adeptes de Bacchus à Mbour, une ville connue pour abriter beaucoup d’alcooliques. Nous en avons rencontrés quelques-uns dans un bar de la place. Ils se sont dit inquiets par rapport à la menace qui pèse sur leur goût de l’alcool. Source : Le Matin "Oncle Pat", c’est l’un des bars les plus célèbres de Mbour. Est-ce l’augmentation sur l’alcool ? Ce bar ne connaît pas une grande affluence en cette fin de journée. A côté du gérant, une femme d’un âge assez avancé déguste son "flag". On l’appelle "madame flag" parce qu’elle ne boit que cela. "J’ai décidé de venir ici boire parce que je ne veux pas boire devant mes enfants. Mais si le prix du flag augmente, je vais devoir tout arrêter. Je préfère alors ne pas boire et m’occuper de mes problèmes car j’ai une grande charge et les temps sont durs", tempête Madame flag, tirant sur une cigarette après avoir dégusté sa boisson. En face de lui, un jeune homme qui semblait beaucoup moins lucide. Lui dégustait de la rosée et de sa bouche dégageait une odeur que nous avons de la peine à supporter. Ce jeune boucher est un habitué des lieux et, tout comme "madame flag", il n’apprécie pas les augmentations : "s’il y a une autre augmentation, nous allons forcément le sentir. Mais à chaque fois que j’aurai de l’argent, je n’hésiterai pas à passer car ici c’est calme", nous confie-t-il difficilement. "Pour l’instant, nous sommes en train de négocier avec les clients pour les retenir. Nous vendons à de prix moins élevés que dans les autres bars. On ne peut encore augmenter. Sinon ils vont bouder. Je pense qu’avec ces augmentations, on risque tout simplement de fermer ou de faire des bars de cantines", soutient Luc Dioh le tenant du bar. "Nous avons beaucoup de charges, l’électricité, les droits d’auteurs, les impôts. Si en plus cela il y a des augmentations, nous ne pourrons pas nous en sortir. Pour les taxes, nous payons 700.000f par an. Et je dois ajouter qu’il y a les policiers qui nous font perdre les clients. Ces derniers sont libres de venir boire. Ils ne doivent pas être l’objet de tracasseries", ajoute-t-il. La discussion est alors engagée et on en oublie même parfois l’objet de l’entretien avant que le tenant ne revienne au sujet. "La plupart des agresseurs que vous voyez, ils prennent des quarts de vin. Ce nombre de preneurs de quarts de vin va augmenter avec la hausse sur la bière car la bière, ce n'est pas cela qui va vous rendre ivres". Un vendeur d’effets vestimentaires fait irruption et propose ses articles devant des personnes indifférentes, une cigarette à la bouche. "On a également augmenté le prix de la cigarette", lui lançai-je, taquin. "Si on fait une hausse sur le prix de la cigarette, je vous jure je vais tout abandonner car je peux le faire. Je préférerai m’occuper de mes affaires", nous répond-il en sortant. Dans le bar, les buveurs d’alcool et de vin s’y adonnent à cœur joie au son de la musique, tout en ruminant leur colère pendant que notre attention est portée sur cette phrase d’un penseur Français inscrite sur le mur d’en face: "Si nous n’avions pas de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en faire remarquer dans les autres"

Rewmi

lundi 9 février 2009

Rencontre Valérie Bègue et Fatima Diallo : France - Sénégal, sur le terrain de la beauté Valérie


Bègue et Fatima Diallo, respectivement Miss France et Miss Sénégal, ont été à l'honneur d'un dîner de gala organisé à Saly. Une rencontre qui aura permis aux deux jeunes filles d'aborder les causes pour lesquelles elles sont engagées. Quand deux créatures de beauté se rencontrent, elles parlent à coup sûr de beauté. Valérie Bègue, Miss France 2007-2008 et Fatima Diallo Miss Sénégal 2008 n’ont pas dérogé à la règle. Elles ont montré qu’elles ont en tout cas plus d’une astuce dans leur besace en abordant des questions diverses et variées allant de leurs titres respectifs aux grandes questions de l’heure aussi bien dans leurs pays respectifs qu’à travers le monde.
Valérie Bègue, la plus belle nymphe de l’Hexagone qui dit découvrir ‘un pays qu’elle ne connaissait pas’ d’affirmer sa volonté de s’engager pour la recherche de solutions à la crise du Darfour, de regretter le drame humanitaire perceptible dans cette partie du continent africain et de lancer un appel aux dirigeants du monde à s’impliquer davantage dans la prise en charge des couches les plus vulnérables, les femmes et les enfants en zones de conflit.
Fatima Diallo. Miss Sénégal 2008, quant à elle, auréolée aussi du titre de Miss Cedeao pour la Paix s'est voulue une véritable ambassadrice de la paix. ’Je travaillerai en étroite collaboration avec la Cedeao et avec tous mes partenaires et toute personne qui veut s’investir pour la paix’ ; a-t-elle lancé. C’est parce que ‘la paix est la base même du développement’, que cette beauté peule entend investir la frange jeune ‘pour qu’ils aient une culture de paix au sein de leurs pays’. A l’échelle locale, Miss Matam 2008 aurait déjà défendu un projet pour les enfants défavorisés, ou abusés, lequel projet aurait été soumis aux autorités et devrait intéresser toutes les régions du Sénégal. Fatima Diallo, qui a effectué une bonne partie de son cursus scolaire à Mbour, se dit très sensible aux multiples cas de pédophilie notés sur la petite cote, et affirme avoir rencontré dans ce sens le président de la délégation spéciale de la commune de Mbour ainsi que le préfet du département. Miss Sénégal et son homologue française ont illuminé Saly de toute leur beauté. Et le public venu les découvrir à l’hôtel La Médina n’avait que d’yeux pour elles.


Pape Mbar FAYE.

samedi 7 février 2009

MALICOUNDA - Gestion de la communauté rurale : Le foncier, facteur (dé)stabilisateur

La gestion des terres de la communauté rurale de Malicounda, l’une des plus riches du pays, pose problèmes. L’affection des parcelles à usage d’habitation serait partisane aux fins de satisfaire une clientèle politique. Ce qui serait à l’origine de sa dissolution. La délégation spéciale mise en place depuis mai dernier s’atèle aux corrections des erreurs du passé. La convoitise de cette collectivité sera moins sauvage avec la communisation de Saly Portugal sa principale vache laitière.

La communauté rurale de Malicounda est située dans le département de Mbour. Composée de 23 villages et peuplée de 45.000 habitants au dernier recensement, la collectivité demeure la plus riche du pays après celle de Touba. Du fait de sa position côtière, d’importantes ressources financières proviennent de ses différentes stations balnéaires qui la ceinturent. Son budget estimé à un milliard concurrence celui de la commune de Mbour qui n’excède pas un milliard sept cents millions. Ce qui fait qu’elle est fort convoitée par les forces politiques notamment, celles au pouvoir. A vrai dire, la collectivité constitue une grosse vache laitière pour le parti qui occupe le fauteuil du conseil rural.
L’essentiel de ses terres sont situées le long de la petite côte et le long de la route nationale. Sa position géographique, qui prend Mbour en tenailles, fait que cette dernière ne peut plus étendre ses tentacules sans tendre la main à Malicounda. Un phénomène qu’aggrave l’explosion démographique galopante de Mbour, qui menace le territoire de cette communauté rurale qui s’ouvre sur toutes les destinations touristiques du pays notamment les îles du Saloum.GRIEFS CONTRE L’ANCIENNE EQUIPE
Le conseil rural de Malicounda a été dissout, mettant un terme au règne à moitié séculaire des socialistes. Une dissolution sans objet pour certains, comme Seyni Bassène, membre de l’Afp, selon qui, aucune entrave à son fonctionnement n’était notée et en matière de réalisations, le conseil était sans reproche. D’autres la trouvent salutaire estimant même qu’elle est tardive. Pour Sadio Traoré un des notables du village, le premier handicap de cette équipe est que le président ne savait ni lire ni écrire. Aussi dénonce Leyti Traoré, président de l’Association des jeunes de Malicounda Bambara, le dernier conseil rural comme ceux qui l’ont précédé, ne faisaient que satisfaire une clientèle politique, et non l’intérêt des populations. «Pour trouver un prétexte de lotissement, l’ancien président en l’occurrence Ousmane Guèye avait demandé aux jeunes de son quartier de formuler des demandes de parcelles à usage d’habitation. Ce que nous avons fait tout en étant ridicule aux yeux de certains qui savaient parfaitement, que nous n’allions jamais avoir satisfaction. Ils eurent raison sur nous car M. Guèye trouva ainsi une belle occasion de lotir les terres de nos pères sans nous doter de la moindre parcelle.» Des parcelles qui ont été plutôt attribuées, selon M. Traoré, aux proches collaborateurs, amis et militants du président du Conseil rural. «Vous savez la gestion des terres ici à Malicounda, c’est pour satisfaire la clientèle politique», peste-t-il.
Autres griefs contre le conseil rural, la marginalisation des jeunes dans le recrutement du personnel des différentes stations balnéaires sises dans le territoire de la communauté rurale. Les autorités du conseil n’en ont pas fait une exigence déplore M. Traoré. En outre, d’autres administrés, trouvés devant les portes des bureaux de la délégation spéciale, se plaignent d’un manque d’écoute et sollicitent la régularisation de leurs dossiers en souffrance dans les casiers depuis des années. Cest le cas de Cheikhna Diallo qui a acheté depuis 2006, un terrain pour une de ses cousines demeurant en France mais jusque-là, la parcelle n’est pas encore en son nom.
S’y ajoute, regrette Meissa Faye animateur à la maison familiale de Malicounda Wolof, le manque de maîtrise des textes de la décentralisation par les conseils ruraux, des délibérations jamais affichées conformément à la Loi, des marchés attribués sans appel d’offre, et les désaffectations de 1999 faites sans notifications aux anciens attributaires, de sorte qu’il y eut plusieurs actes pour chaque parcelle de terre. Ce qui a été source de déchirements sociaux. Demba Faye, de la commission de distribution des parcelles impute la responsabilité au sous préfet de l’époque de l’arrondissement de Nguékokh qui n’enregistrait pas les adresses des attributaires sur son registre.
Quant au premier vice-président de l’ancien conseil rural, il reconnaît les manquements par rapport aux marchés de gré à gré, la non notification des mises en demeure et le refus du président d’afficher les délibérations. Toutefois, il rejette en bloc l’accusation selon laquelle les lotissements étaient faits sans tenir en compte de l’intérêt des propriétaires des champs.
Par ailleurs, ceux-ci regrettent la dissolution du conseil rural. Il considèrent que Malicounda demeure l’une des rares collectivités rurales du pays à disposer d’une route bitumée qui traverse le village et le relie à la route nationale : un tronçon de 4 kilomètres pour un coût d’investissement de 300 millions. Ils citent aussi un marché flambant neuf, d’une valeur de 250 millions, construit pour créer des ressources additionnelles dans le village de Saly Portudal, la construction de 52 salles de classes dans l’élémentaire, 4 Collèges d’enseignement moyen, 10 logements de directeurs pour contraindre ces derniers à habiter l’école pour une gestion de proximité, 8 écoles maternelles, 3 cases de santé, en plus du poste de santé. Sans compter, précisent-ils, que l’équipe de Ousmane Guèye s’investissait beaucoup dans le social.MENACE DE DISPARITION
La communauté rurale de Malicounda est fort affectée par le dernier redécoupage du territoire national. D’abord l’une de ses branches nourricières à savoir le village de Saly Portudal a été érigé en commune. Ainsi la collectivité locale perd une bonne partie de sa côte et toute la station balnéaire de Saly et le grand marché qu’il y avait construit pour générer des ressources additionnelles. Ensuite, le village de Nianing situé sur la route de Joal demande à être érigé en commune. Suffisant pour que Malicounda lance un cri de cœur : «Nous serons bientôt plus pauvre que Fissel Mbadane.»
Cependant, les trois membres de la délégation spéciale se démènent tous les jours pour satisfaire leurs administrés, avec comme credo : «Gérer autrement.» «C’est vrai que nous avons été mis en place par un régime politique mais notre action est administrative et non politique», soulignent-ils. Mme Amie Diakhaté, adjointe du président, absent à notre passage, reconnaît que la tâche est difficile parce qu’essentiellement lié au foncier. Elle avoue que presque tous les dossiers qu’ils ont hérités relèvent de la régularisation ou de la mutation. Déjà depuis leur installation le17 mai dernier, ils ont eu à traiter plus de 500 cas allant des actes perdus aux actes non enregistrés.
Cette gestion non politique fait aujourd’hui qu’ils sont assaillis chaque jour pour des dossiers déposés depuis belles lurettes. Pour pallier les erreurs du passé, Mme Diakhaté mise sur la transparence, la disponibilité, l’engagement au travail et surtout l’écoute et la prise en compte de l’avis de tous. Une ouverture d’esprit qui fait que les populations, y compris ceux qui fustigeaient la dissolution du conseil, jugent satisfaisante le premier trimestre de la délégation spéciale.


Par Paul Diène FAYE

SANDIARA/ JOURNEE DE DON DE SANG ET DE CONSULTATIONS GRATUITES Les jeunes de l’Association « Bokk Jom » s’investissent


Les jeunes de la communauté rurale de Sandiara regroupés au sein de l’Association « Bokk Jom » ont organisé avant-hier une journée de don de sang et de consultations gratuites. La doléance récurrente des personnes rencontrées reste le renforcement de l’unité médicale de Sandiara ou sa transformation en centre de santé et/ou dispensaire par rapport aux urgences en tout genre et une ambulance fonctionnelle.

En relation avec les districts sanitaires de Mbour et de Thiadiaye en plus du poste de santé de la localité, les jeunes en relation avec le personnel de santé ont organisé et dirigé les patients venus très nombreux pour se faire examiner. En milieu de journée, on a décompté 55 personnes qui ont fait un don de sang, 85 consultations ophtalmologiques ,160 en médecine générale et 55 consultations prénatales. Plusieurs types de pathologies ont été détectés et les traitements ont commencé. Selon Ousmane Samb, l’infirmier chef de poste de Sandiara ,deux cas de bilharziose ont été signalés sur la base de signes cliniques, en même temps que des maladies gastriques, des cas d’hypertension artérielle et plusieurs types de maladies des yeux. Pour l’infirmier chef de poste, la communauté rurale de Sandiara compte une population de trente mille habitants répartis dans 27 villages disposant de 14 cases de santé. La mort dans l’âme, ce professionnel de la santé nous a fait part de problèmes criards d’évacuation des malades .La seule ambulance disponible à Sandiara est vieille de plus de vingt ans .Elle ne peut plus faire deux transferts de malades sans tomber en panne. M. Samb s’est toutefois réjoui de l’engagement de 115 jeunes, qui ont au cours de la quinzaine écoulée, fait le test volontaire de dépistage du vih sida.
Fallou Sall, le président de l’Association « Bokk Jom » de la communauté rurale de Sandiara a fait part de l’engagement résolu des jeunes à relever le défi du développement. Il a expliqué que les actions menées ont démarré avant même la journée de don de sang et de consultations gratuites pour une opération Augias, un « set setal » collectif au niveau du village qui compte l’un des plus grands marchés forains du centre ouest du pays. Très ouverts et disponibles à l’endroit des préoccupations des jeunes de leur âge, les membres de l’Association ont déploré le manque d’installations socio-éducatives de leur localité. A l’absence d’ Espace Jeunes s’ajoute en effet à Sandiara un manque notable de terrains de sports (football et basket-ball) praticables. Le président de « Bokk jom » resté par ailleurs très amer s’est désolé du fait que « les jeunes de Sandiara sont ignorés de la politique de jeunesse du pays ». Pour cause, le Fonds national de promotion de la jeunesse (Fnpj)n’a financé aucun projet à Sandiara alors même que les postulantes à l’émigration légale pour aller travailler en Espagne ont été laissées en rade. Dans les sélections opérées.
En dehors de la kyrielle de doléances, le responsable nous a cependant fait part d’initiatives qui permettent de régler les questions de chômage et de sous-emploi. A l’en croire, les adhérents de l’association se regroupent toutes les quinzaines pour verser individuellement une participation symbolique de 200 francs après une adhésion à 205 francs. Les sommes collectées sont utilisées à l’achat de bâches et de chaises .Elles sont louées lors des cérémonies familiales et procurent quelques revenus aux personnes ayant la charge de l’association. Dans le but de s’occuper pour trouver des revenus en saison sèche, le président des jeunes nous a révélé la recherche de partenaires ou de bailleurs pour la réparation des moteurs de forages de Sandiara et de Khao à défaut d’en trouver de neufs .Pour eux ,la démarche si elle aboutit va encore les retourner à la terre et les fixer davantage dans le terroir .Car ,les périmètres autour de ces forages sont des espaces pour des cultures maraîchères qui ont fait leur preuve par le passé avec des rendements optimaux .

Sources Sud

COMMUNIQUE DE REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES DU 07 FEVRIER 2013 Le Conseil des Ministres s'est réuni le jeudi 07 février 201...