Installée au Sénégal depuis 2003 où elle a lancé une Académie dynamique, l’Association Diambars a paraphé hier jeudi une convention la liant au ministère de
mardi 25 novembre 2008
Diambars en Afrique du Sud
vendredi 21 novembre 2008
INFRASTRUCTURES A MBOUR : 2,5 milliards de Fcfa de l’Adm
La commune de Mbour a signé sont contrat de ville avec l’Agence de développement municipal (Adm). D’un montant égal à 2,5 milliards de Fcfa, cette somme va permettre la mise en place d’une rocade qui va desservir et désenclaver les quartiers périphériques en plus de la résolution des problèmes d’eau et d’électricité. Dans le cadre de la définition de l’ordre des priorités, les urgences, selon Serigne Fall, président de la délégation spéciale, seront réglées, tout en tenant compte d’autres préoccupations portant sur le marché central et la voirie intérieure. L’enveloppe différée permettra, selon lui, d’accroître la densification du réseau électrique et l’adduction d’eau. La rocade, un acquis indéniable, permettra une desserte des quartiers péri-urbains sur 5 km de route goudronnée avec toutes les normes techniques. Cette route sera éclairée, ce qui constituera un double avantage pour ces populations longtemps considérées comme des laissés pour compte. A ce titre, a précisé M. Fall, une enveloppe de plus d’un milliard sera affectée à cette rocade qui donnera une plus value à ces quartiers tout en rendant la circulation plus fluide, avec une voie de contournement qui quitte la route nationale pour traverser les quartiers de Béye-deuk, Santhie pour déboucher sur Falokh, à hauteur du château d’eau sur la route de Kaolack. 100 millions seront utilisés pour l’électrification et 50 autres pour l’adduction d’eau. La signature du contrat de ville s’est déroulée en présence du préfet Mamadou Dia et des directeurs généraux de l’Adm et de l’Agetip. Mohamed Kébir Sow de l’Adm a précisé que le différé de 400 millions, jusqu’après les prochaines élections, ne veut pas dire que c’est une somme perdue, le futur Conseil municipal qui sera installé pourra les récupérer si la commune satisfait à ses engagements sous forme d’un prêt. Pour sa part, Moussa Diarra de l’Agetip a précisé que c’est dans le cadre du Programme de renforcement et d’équipement des Collectivités locales (Precol) que ce contrat de ville est signé.
Amath Sigui NDIAYE
Le Soleil
Touré Kounda-Stade de Mbour : tout était réuni pour un grand match sauf… l’aire de jeu
SENEGAL-FOOTBALL-COUPE
Mbour, 20 nov (APS) – Tout était réuni jeudi à Mbour pour que la demi-finale aller entre le Stade de Mbour et le Touré Kunda, deux équipes de la même ville, soit une fête du football.
Tout sauf l’aire de jeu qui n’était même pas appropriée pour jouer au beach soccer à cause du sable mais aussi des nombreuses dénivellations.
Si Touré Kunda (D2) n’a pas démérité en gagnant la première manche par le plus petit des scores (1-0) contre le Stade de Mbour par l’engagement et l’envie que les joueurs ont montrés tout au long de la rencontre, il fallait autre chose pour remporter ce match sur un tel terrain.
Comme ce mauvais rebond sur le centre d’Ameth Dia, le milieu de terrain de Touré Kunda mal dégagé par l’arrière gauche du Stade de Mbour, Pape Ngom. Un dégagement en chandelle qui finit par devenir une passe décisive pour Ben Rassoul Dia qui ne s’est pas posé de question pour fusiller le gardien de Mbour à la 68-ème minute.
On attendait les réactions des Stadistes, elles arrivaient …sur coups de pieds arrêtés parce que la surface de jeu ou supposée telle ne permettait aux deux équipes de jouer au ballon.
Et l’entraîneur de Touré Kunda, Lamine Kane d’implorer presque : ‘’nous ne méritons pas ce genre de terrain. Notre ville a trop de potentiels pour souffrir comme ça. Ca suffit’’.
‘’Il ne peut y avoir de jeu ici et ça je le dis depuis des années et ne penser surtout pas à la formation puisque les gens qui vont apprendre à jouer sur ce terrain, auront des difficultés à assimiler les fondamentaux’’, indique le coach des vainqueurs qui a passé plusieurs années sur le banc des Stadistes.
Et le président du Comité de normalisation départementale, Demba Seck d’enfoncer le clou. ‘’Vous avez vu de vos propres yeux, tout ce qui nous manque ici, c’est une bonne aire de jeu’’, précise M. Seck.
‘’Nous avons le public et la désaffection des spectateurs nous ne connaissons pas ici’’, a-t-il dit lançant, aux autorités locales mais aussi nationales un appel pour l’érection d’un stade digne de ce nom.
Avec 19 clubs dont deux de football féminin, le département de Mbour ne doit pas demeurer sans stade fonctionnel. ‘’Il faut que les autorités locales montrent leur envie en faisant les premiers pas pour que le projet chinois qui doit prendre en charge le stade Caroline Faye puisse débuter’’, ajoute Demba Seck.
Ce ne sont pas les joueurs des deux équipes qui diront le contraire avec deux blessés des deux côtés : Mame Birane Gaye (Stade de Mbour) et Madické Bâ (Touré Kunda) pour impraticabilité du terrain.
Cela fait beaucoup surtout que ces deux jeunes joueurs avaient porté leurs habits de lumière jeudi soir pour gratifier le nombreux public venu les soutenir dans les gradins et tout autour du terrain.
Sur le terrain de la mobilisation, le vaincu avait largement remporté la manche aller du derby en attendant le 29 novembre prochain pour le retour.
Mbour, 20 nov (APS) – Tout était réuni jeudi à Mbour pour que la demi-finale aller entre le Stade de Mbour et le Touré Kunda, deux équipes de la même ville, soit une fête du football.
Tout sauf l’aire de jeu qui n’était même pas appropriée pour jouer au beach soccer à cause du sable mais aussi des nombreuses dénivellations.
Si Touré Kunda (D2) n’a pas démérité en gagnant la première manche par le plus petit des scores (1-0) contre le Stade de Mbour par l’engagement et l’envie que les joueurs ont montrés tout au long de la rencontre, il fallait autre chose pour remporter ce match sur un tel terrain.
Comme ce mauvais rebond sur le centre d’Ameth Dia, le milieu de terrain de Touré Kunda mal dégagé par l’arrière gauche du Stade de Mbour, Pape Ngom. Un dégagement en chandelle qui finit par devenir une passe décisive pour Ben Rassoul Dia qui ne s’est pas posé de question pour fusiller le gardien de Mbour à la 68-ème minute.
On attendait les réactions des Stadistes, elles arrivaient …sur coups de pieds arrêtés parce que la surface de jeu ou supposée telle ne permettait aux deux équipes de jouer au ballon.
Et l’entraîneur de Touré Kunda, Lamine Kane d’implorer presque : ‘’nous ne méritons pas ce genre de terrain. Notre ville a trop de potentiels pour souffrir comme ça. Ca suffit’’.
‘’Il ne peut y avoir de jeu ici et ça je le dis depuis des années et ne penser surtout pas à la formation puisque les gens qui vont apprendre à jouer sur ce terrain, auront des difficultés à assimiler les fondamentaux’’, indique le coach des vainqueurs qui a passé plusieurs années sur le banc des Stadistes.
Et le président du Comité de normalisation départementale, Demba Seck d’enfoncer le clou. ‘’Vous avez vu de vos propres yeux, tout ce qui nous manque ici, c’est une bonne aire de jeu’’, précise M. Seck.
‘’Nous avons le public et la désaffection des spectateurs nous ne connaissons pas ici’’, a-t-il dit lançant, aux autorités locales mais aussi nationales un appel pour l’érection d’un stade digne de ce nom.
Avec 19 clubs dont deux de football féminin, le département de Mbour ne doit pas demeurer sans stade fonctionnel. ‘’Il faut que les autorités locales montrent leur envie en faisant les premiers pas pour que le projet chinois qui doit prendre en charge le stade Caroline Faye puisse débuter’’, ajoute Demba Seck.
Ce ne sont pas les joueurs des deux équipes qui diront le contraire avec deux blessés des deux côtés : Mame Birane Gaye (Stade de Mbour) et Madické Bâ (Touré Kunda) pour impraticabilité du terrain.
Cela fait beaucoup surtout que ces deux jeunes joueurs avaient porté leurs habits de lumière jeudi soir pour gratifier le nombreux public venu les soutenir dans les gradins et tout autour du terrain.
Sur le terrain de la mobilisation, le vaincu avait largement remporté la manche aller du derby en attendant le 29 novembre prochain pour le retour.
SD/AD
APS
Education : L’Académie africaine de leadership recrute au Sénégal
Mettre l’accent sur le leadership, l’entreprenariat et des études spécifiques sur le continent africain, c’est le challenge que se lance l’Académie africaine de leadership. L’idée est de former une élite capable de porter la voix de l’Afrique dans le concert des nations.
Les élèves sénégalais postulants à des études supérieures à l’étranger, en particulier en Afrique du Sud, peuvent se positionner. Une dizaine parmi eux seront sélectionnés par l’African Leadership Academy, c’est-à-dire l’Académie africaine de leadership (Ala). Ils seront envoyés par la suite à Johannesburg pour une formation, où ils vont rejoindre d’autres ressortissants de pays africains. Cette école, basée en Afrique du Sud, est mise sur pied dans le cadre de la lutte contre la fuite des cerveaux. Elle ambitionne de former, dans les 50 prochaines années, 6 000 leaders africains dans le but de lancer la transformation de l’Afrique, en continent moderne et développé.
Avant-hier, à la maison de la culture Douta Seck, la directrice Associée des admissions de l’Ala pour l’Afrique francophone de l’Est et du Centre, Madame Bineta Mbacké, a rencontré les proviseurs de lycée du Sénégal et la presse nationale et internationale, à cet effet. De son point de vue, les jeunes sélectionnés sur la base de leur performance scolaire et de leurs talents de leaders doivent être ‘passionnés et prêts à donner l’impulsion qu’il faut pour le continent dans de nombreux domaines, notamment les mathématiques, la médecine, le sport, la politique et l’entreprenariat, etc. ‘. Les enseignements de l’Académie sont assurés par des professeurs eux-mêmes originaires de plus d’une dizaine de pays africains et qui eux aussi ont ‘fait l’objet d’une sélection encore plus rigoureuse que celle des élèves’, souligne-t-on. Ils ont suivi une formation intensive et ont élaboré un programme tout à fait singulier. Ce programme prépare les élèves d’une part au A-level (diplôme proposé par la prestigieuse université anglaise de Cambridge et équivalent au baccalauréat) reconnu internationalement. Et il leur propose parallèlement des cours ‘sur mesure’, pour futurs dirigeants/leaders en Afrique. A l’issue de la formation, offerte par l’Ala avec un programme exclusivement en Anglais, un collège d’experts se charge d’orienter les élèves vers les ‘Universités idéales’.
L’’idée de la création de cette école, lancée à partir du campus de Standford aux Etats-unis, par un groupe de personnes ayant une vision commune, est de ‘rassembler de jeunes talents recrutés à travers toutes les régions d’Afrique’. L’Académie, qui a démarré ses enseignements le 3 septembre dernier, compte actuellement 97 pensionnaires, venus de 29 pays africains. Ils sont tous recrutés sur la base de leurs performances scolaires à partir de la classe de troisième. L’Ala se différencie des autres établissements internationaux en mettant l’accent notamment sur le leadership, l’entreprenariat et des études spécifiques sur le continent africain. Ainsi, elle forme des élèves qui seront à même de concevoir et de mettre en œuvre des solutions aux défis les plus pressants du continent africain.
Avant-hier, à la maison de la culture Douta Seck, la directrice Associée des admissions de l’Ala pour l’Afrique francophone de l’Est et du Centre, Madame Bineta Mbacké, a rencontré les proviseurs de lycée du Sénégal et la presse nationale et internationale, à cet effet. De son point de vue, les jeunes sélectionnés sur la base de leur performance scolaire et de leurs talents de leaders doivent être ‘passionnés et prêts à donner l’impulsion qu’il faut pour le continent dans de nombreux domaines, notamment les mathématiques, la médecine, le sport, la politique et l’entreprenariat, etc. ‘. Les enseignements de l’Académie sont assurés par des professeurs eux-mêmes originaires de plus d’une dizaine de pays africains et qui eux aussi ont ‘fait l’objet d’une sélection encore plus rigoureuse que celle des élèves’, souligne-t-on. Ils ont suivi une formation intensive et ont élaboré un programme tout à fait singulier. Ce programme prépare les élèves d’une part au A-level (diplôme proposé par la prestigieuse université anglaise de Cambridge et équivalent au baccalauréat) reconnu internationalement. Et il leur propose parallèlement des cours ‘sur mesure’, pour futurs dirigeants/leaders en Afrique. A l’issue de la formation, offerte par l’Ala avec un programme exclusivement en Anglais, un collège d’experts se charge d’orienter les élèves vers les ‘Universités idéales’.
L’’idée de la création de cette école, lancée à partir du campus de Standford aux Etats-unis, par un groupe de personnes ayant une vision commune, est de ‘rassembler de jeunes talents recrutés à travers toutes les régions d’Afrique’. L’Académie, qui a démarré ses enseignements le 3 septembre dernier, compte actuellement 97 pensionnaires, venus de 29 pays africains. Ils sont tous recrutés sur la base de leurs performances scolaires à partir de la classe de troisième. L’Ala se différencie des autres établissements internationaux en mettant l’accent notamment sur le leadership, l’entreprenariat et des études spécifiques sur le continent africain. Ainsi, elle forme des élèves qui seront à même de concevoir et de mettre en œuvre des solutions aux défis les plus pressants du continent africain.
Aly DIOUF
dimanche 16 novembre 2008
Après le drame de Ndeugagne
Yoff et Ndiaganiao veulent jumeler leurs collectivités
Une délégation de la communauté rurale de Ndiaganiao s’est rendue avant-hier à Yoff pour remercier les habitants de cette commune d’arrondissement. Cet acte fait suite à l’effondrement de l’abri d’une mosquée du quartier de Yoff Ndeugagne, occasionnant la mort d’une dizaine de personnes ressortissantes de Ndiaganiao. Les deux collectivités locales vont davantage se rapprocher en devenant jumelles.
C’est dans le besoin que l’on reconnaît ses amis, dit l’adage. Pour ce qui est du présent cas, on peut dire que c’est dans la douleur que l’on reconnaît aussi ses amis. L’effondrement de l’abri de la mosquée de Yoff Ndeugagne a davantage rapproché les populations de la commune d’arrondissement de Yoff et celles de la communauté rurale de Ndiaganiao. De cet événement douloureux, qui a coûté la vie à une dizaine de personnes originaires de Ndiaganiao, ressort une commune volonté de jumeler les deux collectivités locales et la construction, à Yoff, de la Maison de Ndiaganiao. La dernière manifestation, dans ce sens, date d’avant-hier et elle avait pour cadre le lieu du drame. Une forte délégation des populations de Ndiaganiao s’était, en effet, rendue à Yoff pour remercier les populations de cette commune d’arrondissement et leur présenter ses condoléances. L’idée de ce jumelage est agitée par le premier magistrat de la commune d’arrondissement de Yoff, Me Mamadou Diop en l’occurrence. Naturellement, cette idée a reçu un écho favorable chez les populations de Ndiaganiao. Ce projet est aussi très bien accueilli par le président de l’Ong Ndef Leng. Mbagnick Ndiaye a, avec son vice-président El Hadj Sarr, pris part à la cérémonie. Ainsi, le maire de Yoff, qui fait de ce jumelage une priorité, veut aussi construire dans sa commune une Maison Ndiaganiao. Ce sont donc des projets qui vont raffermir les relations entre ces deux collectivités locales dont les populations, qui sont en majorité des Lébou et des Seereer, réclament une parenté, fusse-t-elle ancienne mais réelle. Le député Oumar Ndoye, originaire de la localité, a magnifié les relations qui existent entre les deux entités. Il a invité les autorités étatiques à appuyer les populations en général et les cadres de Ndiaganiao en particulier pour aider à freiner l’exode rural dans cette localité du département de Mbour. Dans cette optique, le sénateur Grégoire Birame Ngom dira qu’’on connaît les causes (du drame), il faut trouver les solutions’. Aussi a-t-il plaidé pour des concertations afin de trouver le remède. Comme tous les intervenants, il a remercié le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, le sénateur-maire de Dakar, Pape Diop, le Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré, ainsi que le préfet du département de Mbour et le sous-préfet de l’arrondissement de Fissel pour tout ce qu’ils ont fait. Les populations de Ndiaganiao ont aussi remercié le maire de la commune de Yoff, Me Mamadou Diop, le député Oumar Ndoye, le khalife général des Layenne mais aussi et surtout toutes les populations de la commune d’arrondissement de Yoff. A en croire la délégation de Ndiaganiao, ces populations ont fait du drame leur ‘propre affaire’. Elles se sont dévouées corps et âmes, ne ménageant aucun effort. Suffisant pour que les populations de Ndiaganiao, par le biais de la délégation, viennent à Yoff, ‘pas pour les remercier, mais plutôt (pour) leur présenter ses condoléances’, pour reprendre le porte-parole de la famille des parents des victimes, Khamade Ngom. Outre les parents de victimes, venus du village, on notait dans la délégation de la communauté rurale de Ndiaganiao, le vice-président de l’Assemblée nationale et par ailleurs ancien ministre, Diégane Sène, l’ancien député socialiste, Niadiar Sène, et le conseiller rural Cheikh Sall, représentant le député et président de la communauté rurale, Mamadou Diouf, qui est hors du pays.
Yoff et Ndiaganiao veulent jumeler leurs collectivités
Une délégation de la communauté rurale de Ndiaganiao s’est rendue avant-hier à Yoff pour remercier les habitants de cette commune d’arrondissement. Cet acte fait suite à l’effondrement de l’abri d’une mosquée du quartier de Yoff Ndeugagne, occasionnant la mort d’une dizaine de personnes ressortissantes de Ndiaganiao. Les deux collectivités locales vont davantage se rapprocher en devenant jumelles.
C’est dans le besoin que l’on reconnaît ses amis, dit l’adage. Pour ce qui est du présent cas, on peut dire que c’est dans la douleur que l’on reconnaît aussi ses amis. L’effondrement de l’abri de la mosquée de Yoff Ndeugagne a davantage rapproché les populations de la commune d’arrondissement de Yoff et celles de la communauté rurale de Ndiaganiao. De cet événement douloureux, qui a coûté la vie à une dizaine de personnes originaires de Ndiaganiao, ressort une commune volonté de jumeler les deux collectivités locales et la construction, à Yoff, de la Maison de Ndiaganiao. La dernière manifestation, dans ce sens, date d’avant-hier et elle avait pour cadre le lieu du drame. Une forte délégation des populations de Ndiaganiao s’était, en effet, rendue à Yoff pour remercier les populations de cette commune d’arrondissement et leur présenter ses condoléances. L’idée de ce jumelage est agitée par le premier magistrat de la commune d’arrondissement de Yoff, Me Mamadou Diop en l’occurrence. Naturellement, cette idée a reçu un écho favorable chez les populations de Ndiaganiao. Ce projet est aussi très bien accueilli par le président de l’Ong Ndef Leng. Mbagnick Ndiaye a, avec son vice-président El Hadj Sarr, pris part à la cérémonie. Ainsi, le maire de Yoff, qui fait de ce jumelage une priorité, veut aussi construire dans sa commune une Maison Ndiaganiao. Ce sont donc des projets qui vont raffermir les relations entre ces deux collectivités locales dont les populations, qui sont en majorité des Lébou et des Seereer, réclament une parenté, fusse-t-elle ancienne mais réelle. Le député Oumar Ndoye, originaire de la localité, a magnifié les relations qui existent entre les deux entités. Il a invité les autorités étatiques à appuyer les populations en général et les cadres de Ndiaganiao en particulier pour aider à freiner l’exode rural dans cette localité du département de Mbour. Dans cette optique, le sénateur Grégoire Birame Ngom dira qu’’on connaît les causes (du drame), il faut trouver les solutions’. Aussi a-t-il plaidé pour des concertations afin de trouver le remède. Comme tous les intervenants, il a remercié le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, le sénateur-maire de Dakar, Pape Diop, le Premier ministre, Cheikh Hadjibou Soumaré, ainsi que le préfet du département de Mbour et le sous-préfet de l’arrondissement de Fissel pour tout ce qu’ils ont fait. Les populations de Ndiaganiao ont aussi remercié le maire de la commune de Yoff, Me Mamadou Diop, le député Oumar Ndoye, le khalife général des Layenne mais aussi et surtout toutes les populations de la commune d’arrondissement de Yoff. A en croire la délégation de Ndiaganiao, ces populations ont fait du drame leur ‘propre affaire’. Elles se sont dévouées corps et âmes, ne ménageant aucun effort. Suffisant pour que les populations de Ndiaganiao, par le biais de la délégation, viennent à Yoff, ‘pas pour les remercier, mais plutôt (pour) leur présenter ses condoléances’, pour reprendre le porte-parole de la famille des parents des victimes, Khamade Ngom. Outre les parents de victimes, venus du village, on notait dans la délégation de la communauté rurale de Ndiaganiao, le vice-président de l’Assemblée nationale et par ailleurs ancien ministre, Diégane Sène, l’ancien député socialiste, Niadiar Sène, et le conseiller rural Cheikh Sall, représentant le député et président de la communauté rurale, Mamadou Diouf, qui est hors du pays.
Aly DIOUF
lundi 10 novembre 2008
Serigne Guèye Diop:'Notre souhait, c'est d'ouvrir Sandiara sur le reste du monde'
Il est le directeur régional de Nestlé pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre pour les Affaires Réglementaires et Scientifiques. Il est né et a grandi à Sandiara où il a fait une partie de ses études avant d’aller d’abord à Mbour et Kaolack pour ses études secondaires, puis pour ses 10 ans d’études universitaires à Bambey, (ENCR), Thiès (ENSA) et enfin en France (SIARC Montpellier, ESAT, ENSIA Paris,). Serigne Gueye Diop, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est docteur-ingénieur agro alimentaire, ingénieur Agronome, MBA, chercheur et expert en Technologie des céréales chez Nestle en Suisse. Il a développé plusieurs brevets d’invention dans le domaine des procédés de transformation des Céréales et des légumineuses tropicales. C’est aussi un homme de réseaux qui a fait sienne l’idée de John Fitzgerald Kennedy qui consiste à se demander ce qu’il peut faire pour son pays et non ce que le pays peut faire pour lui. Par son entregent, Sandiara a un collège ultra moderne qui a enregistré au mois d’octobre dernier des classes de seconde du nouveau lycée. Il mise sur l’éducation parce que pour lui, c’est la principale porte du bonheur.
LES ECHOS : En cinq ans Sandiara a un collège ultra moderne qui vient d’enregistrer des classes de seconde du nouveau lycée. Pouvez-vous nous faire l’économie de ce projet ?
SERIGNE GUEYE DIOP : Depuis cinq ans, nous avons essayé de monter ce projet de collège d’enseignement à Sandiara pour résoudre le problème de la déperdition scolaire en ville. Vous connaissez les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes, après avoir quittés Sandiara, Ndiaganiao (…), en allant à Mbour, Kaolack ou Thiès. Le premier but était de faire un collège de proximité de la sixième à la troisième. Nous avons fait ce collège. Aujourd’hui, nous avons dix-sept salles de classe, une salle informatique avec soixante ordinateurs. Nous avons fait venir le réseau électrique que nous avons financé nous-même, avec nos amis suisses évidemment, nous avons de l’eau pour l’école, bref un laboratoire. Mais toujours est-il que le problème du second cycle reste entier. Avec les excellents résultats de cette année – nous avons 94 admis parmi les meilleurs résultats de la région de Thiès – les élèves étaient toujours confrontés au devoir d’aller à Mbour, à Kaolack (…) pour faire la seconde, la première et la terminale. Aujourd’hui, nous avons inauguré les premières classes de secondes de ce qui va désormais être le lycée de Sandiara avec comme objectif de faire en sorte que les enfants nées dans les 27 villages qui constituent la communauté rurale vont pouvoir maintenant faire tout leur cycle ici à Sandiara pour éviter le problème de tutorat. Ça leur permettra, une fois le Bac en poche, d’être beaucoup plus mûrs. Ils vont savoir ce qu’ils veulent et ils peuvent avoir une bourse à l’université, ils peuvent bénéficier d’une bourse à l’étranger, être reçus dans les grandes écoles, au Sénégal ou à l’étranger. Et là, commence une vie beaucoup plus prometteuse, un avenir beaucoup plus radieux qui va permettre une réussite dans des conditions idoines. Voila un peu l’objectif attendu pour l’inauguration d’aujourd’hui.
Le Ministre Moustapha Sourang s’est déplacé pour prendre part à cette cérémonie. Peut-on savoir le degré d’appréciation du gouvernement de ce que vous faites ?
Le Ministre professeur Sourang est un partenaire. Ça fait deux ans qu’il vient à Sandiara et à chaque fois que je suis au Sénégal, il m’invite aux CRD, et la Première dame du Sénégal ont tout de suite compris que nous travaillons dans le même sens que le gouvernement sénégalais, que nous avons un certain savoir faire et nous avons établi un partenariat. Madame la Première Dame et le Professeur Sourang sont des hommes de terrain, des hommes qui ont le sens du devoir et des hommes de décision. Aujourd’hui, ils ont promis de nous appuyer en ce qui concerne les infrastructures dont nous avons vraiment besoin, c’est-à-dire les prochaines classes de première et de terminale. Avec comme objectif de faire de Sandiara officiellement un lycée. Un arrêté a été pris et nous avons bon espoir que ça se fera. Madame la Première Dame et le Professeur Sourang sont allés même plus loin. Ils ont promis qu’une fois que ces classes construites, de construire sur le site de 10 hectares contigu au collège un lycée qui va être indépendant de ce collège. C’est un coup de pouce décisif dans notre objectif qui est de faire en sorte que cette région puisse disposer d’infrastructures idoines qui vont permettre aux jeunes de Sandiara d’être, à l’instar des jeunes de Dakar, de Thiès et des grandes villes, dans de meilleures conditions parce que nous sommes beaucoup plus ambitieux que ça.
La première dame est aussi venue à Sandiara …
La proposition de la Première dame est différente parce qu’elle porte beaucoup plus sur des questions qualitatifs : « Que fait-on des enfants qui ne réussissent pas au Bac ? ». Est-ce qu’on peut imaginer entre l’Ong de Madame Wade et mon Ong qui s’appelle « Passeport pour l’avenir » une structure qui permettrait de former des jeunes aux métiers du Tourisme, aux métiers de la restauration, de la cuisine, de l’hôtellerie, aux métiers de l’électronique, de l’électricité… Ça permettra de régler ce problème. Nous avons pensé aux formations agricoles et horticoles. Nous avons décidé d’approfondir la réflexion avec la Première Dame. Cela nous permettra à la fois d’offrir aux élèves un parcours menant aux études universitaires et a la formation professionnelle. Et je pense que c’est de çà que nous avons besoin pour réduire aussi la déperdition scolaire.
Dans le drame de Yoff qui a coûté la vie une dizaine de femmes de la communauté rurale de Ndiaganiao, il y avait des élèves qui étaient parties en vue de préparer l’année scolaire. Est-ce que dans le cadre de votre politique, vous avez prévu de soutenir les élèves dans ce sens pour leur éviter ces genres de catastrophes ?
C’est très regrettable ce qui s’est passé à Yoff. Je transmets mes condoléances aux familles éprouvées de nos frères de Ndiaganiao. Nous voulons en faite créer des structures au niveau de l’école qui permettent de générer un revenu pour la cantine. Nous avons des céréales, nous avons du maraîchage, on va créer prochainement un élevage d’ovins et faire aussi de l’aviculture. L’idée c’est que le problème de matériel et de moyens financiers ne puisse plus se poser. Mais vous savez nous offrons énormément de choses. Nous offrons un budget d’entretien et de maintenance. Nous offrons également, pour les professeurs, une formation continue par les meilleurs pédagogues du pays et en TIC. En revanche, nous encourageons les parents à prendre en charge leurs enfants le temps qu’il faudra. Plus tard, ces enfants vont pouvoir aider ces parents-là. Et nous n’avons pas au niveau du collège, en tout cas pas pour l’instant, des cas d’élèves qui vont dans les villes pour préparer l’année scolaire. Parce que justement c’est ce que nous voulons éviter. Aller en ville, c’est s’exposer aux dangers de la ville. Ça peut être des accidents regrettables comme vous le dites, ça peut aussi être d’autres types d’accidents. Cela dit, nous pensons que le meilleurs moyens d’aider les filles et les garçons, c’est leur offrir une formation de qualité et sensibiliser leurs parents à la nécessité de vendre certainement un mouton, une chèvre, quelques récoltes agricoles, une fois par année, des poulets pour juste subvenir aux besoins de l’enfant qui en ce moment-là n’aura plus besoin d’aller en ville mais doit rester en famille pour réussir à ses examens. Nous leur expliquons que c’est un investissement.
Et si nous reparlons un peu de ce projet qui fait la fierté de toute la population de la zone…
Ce projet est un projet que j’ai d’abord initié. J’ai moi-même financé les premières classes, avec l’aide des gens de la communauté rurale et de la population. La population avait adhéré tout de suite au projet. Donc le projet était au départ un projet sandiarois. J’en avais financé les plans (…) Aujourd’hui, l’établissement à 17 classes. Nos amis du Rotary Club, de Nestlé et de la Suisse nous ont aussi beaucoup aidé. Nous avons, à chaque année, trouvé de l’argent. Aujourd’hui le financement total depuis cinq ans maintenant tourne autour de 120 millions, avec une salle informatique de 60 ordinateurs, un terrain de basket, une cantine scolaire... Donc, c’est 120 millions auxquels viennent s’ajouter une soixantaine de millions de l’Etat. L’Etat a construit trois salles de classes et a offert des tables bancs cette année. On est vraiment dans une dynamique de coopération publique - privée, mais aussi des associations locales avec les parents d’élèves. Nous pensons que c’est comme çà qu’on peut vraiment s’attaquer au développement. Pour cette année nous avons construit deux salles de classes pour les secondes et un bureau pour les professeurs. Il y a également la décoration extérieure que vous avez pu voir, avec des dessins d’animaux du monde entier. Ceci permet de sensibiliser les élèves au respect et à l’amour de la nature, mais aussi de s’ouvrir au monde. Il y a aussi une salle pour le matériel de sport. Nous avons dépensé une somme de l’ordre de 16 millions de Francs Cfa, qui nous a permis – avec notre système de gestion qui est extrêmement rigoureux, les ouvriers ne venant que du village, la participation et la motivation des uns et des autres – de construire beaucoup avec des moyens relativement faibles. Vous savez, une salle de classe coûte en moyenne 15 à 16 millions de nos Francs dans le système communautaire ou administratif. Nous avons pu réaliser ces performances grâce aussi à la détermination du coordonnateur du projet, Doudou Faye, qui est mon promotionnaire à l’école mais qui est aussi un ami. C’est mon représentant sur place. J’en profite pour le remercier. C’est à lui qu’on envoie l’argent, c’est avec lui qu’on travaille sur le terrain. Je profite de mes vacances au Sénégal, au mois de Juillet, pour pouvoir les aider à organiser les activités, à donner la vision, les stratégies, partager mon expérience. J’ai été dans une cinquantaine de pays dans le monde ; en Asie, en Afrique et en Amérique où j’ai travaillé. Cela m’a permis de voir l’importance de l’école, tant au niveau des infrastructures qu’au niveau des enseignements. Voilà un peu ma façon de travailler, ma façon de penser.
Vous avez aussi récompenses les élèves méritants…
Nous pensons que si on ne récompense pas l’excellence et la performance, on encourage la médiocrité et la contre performance. C’est pourquoi nous avons mis l’homme (l’élève, le professeur et l’administratif) au cœur de ce projet. Nous avons décidé de récompenser les meilleurs élèves pour dire qu’il n’y a que le travail qui paie. Qu’en travaillant, on gagne toujours quelque chose. Cette cérémonie de récompense permet aux familles d’être très fières de leurs enfants. C’était très beau. Nous avons vu des mamans venir à côté de leurs enfants, rester et se faire photographier. Cette année, nous avons donné le dictionnaire Larousse 2009 qui n’est pas encore sorti en Suisse et des livres et des encyclopédies. Ils n’ont pas les moyens de les acquérir, nous arrivons à pouvoir les offrir ces ouvrages-là pour les rendre beaucoup plus performants. Nous avons aussi des prix de mathématiques de physique, et de chimie, et çà, c’est un sujet qui me tient beaucoup à cœur. Je suis ingénieur en agro-alimentaire, donc un scientifique, un chercheur dans le domaine de la science et de la technologie. Pour moi, c’est important de favoriser ces matières afin d’avoir des cadres de très haut niveau, des ingénieurs, des scientifiques, des pharmaciens, des médecins etc. Ça, c’est l’une des orientations que nous comptons donner à cette école.
Vous avez un parc informatique très important, quand est-il de la connexion Internet ?
Notre souhait, c’est d’ouvrir ce village sur le reste du monde. Et la meilleure façon de le faire, c’est d’avoir un système, un parc informatique que nous avons mis en réseau. Nous avons deux serveurs et toute l’école est interconnectée. Les bureaux des professeurs, la salle informatique… Je dois dire aussi que nous enseignons l’informatique de la sixième à la seconde maintenant. Nous enseignons tous les logiciels de traitements de texte, Word, Excel etc. Au niveau de la région, je crois que nous sommes la seule école à le faire. Maintenant, ce qui nous manquait, c’est l’Adsl et nous avons posé cette doléance à Madame la Présidente. Elle nous a promis de nous apporter l’Adsl, parce qu’elle est à Mbour l’Adsl. Il suffit d’un investissement de la Sonatel pour qu’on puisse l’avoir ici. Si nous l’avons, nous allons créer un site Internet qui nous permettra de pouvoir être interconnecté avec nos amis suisses, nos collègues de l’étranger, ainsi de suite. Ça nous permettra petit à petit de s’ouvrir au monde, d’avoir aussi d’autres partenariats, d’autres échanges entre écoles, de permettre aux élèves de se documenter puisque comme vous le savez, l’Internet aussi c’est une source de documentation.
Propos recueillis par Aly DIOUF
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