mardi 10 mars 2009

MBOUR : OUSMANE TANOR DIENG : « Wade doit savoir que le Sénégal n’est pas sa propriété »

Le Secrétaire du Parti socialiste (Ps) et membre de la Conférence des leaders de la coalition Benno Siggil Sénégal, Ousmane Tanor Dieng, a participé hier, à « la caravane du changement et de l’espoir de la ville de Mbour ».
« Abdoulaye Wade doit savoir que le Sénégal n’est pas sa propriété. Il ne doit pas faire du pays une gestion patrimoniale ». C’est en ces termes que le patron du Ps a décrié la gestion du pays par le Président libéral, Me Abdoulaye Wade.
Sur des questions de l’actualité comme la radiation et l’affectation arbitraire de deux enseignants, il a avancé que ces derniers n’ont exercé que des droits garantis par des Conventions et Accords internationaux. Il en a appelé à des mesures pour annuler ces dérives, car pour lui : « le Sénégal est un pays de liberté et de paix ».
Dans sa déclaration, il a dénoncé la boulimie foncière de Wade dans la petite cote et a fait part de ses regrets de voir le département de Mbour laissé à lui-même par l’alternance. Il a présenté les populations mbouroises comme les « oubliées » des libéraux aux affaires.
Pour lui, celles-ci doivent sanctionner les frustrations cumulées. Les illustrations de ses propos sont tirées des actes pris par le gouvernement de Wade qui a dissous l’équipe municipale pour des fautes de mal gouvernance locale Considérant que les populations locales ne sont pas désespérées, il espère que la volonté affichée des mbourois va se traduire par une participation massive aux locales.
Il s’est réjoui de la mobilisation exceptionnelle des mbourois qui veulent remettre les choses en ordre. Il est convaincu de la majorité sociologique de l’opposition à Mbour. Pour lui, cela ne suffit pas il faut participer à la sécurisation et à la sauvegarde du vote et du fait précédemment énoncé. Il a mis en garde les participants de Benno Siggil Sénégal pour que le coup de 2002 ne se renouvelle à Mbour. Il en appelle à un arrêt du vote à 18 heures avec la fermeture des bureaux.
Sur la question des transferts d’électeurs, le secrétaire du parti socialiste et membre du directoire de la coalition Benno Siggil Sénégal a répondu à Abdoulaye Wade, le secrétaire national du parti démocratique sénégalais. Il a donné l’ordre à la coalition sopi 2009 de tout faire pour gagner Ousmane Tanor Dieng et sa coalition partout dans la petite cote.
La tête liste majoritaire de la coalition Benno Siggil Sénégal dans la commune de Mbour est El Hadji Fallou Sylla, un membre du mouvement associatif et socialiste de première ligne .Il est trésorier du Stade de Mbour. Il compte rallier à son compte bon nombre de mbourois dont il espère gagner la confiance.

Sénégal: Approvisionnement en gaz - Des dysfonctionnements dans la chaîne de distribution

Depuis la semaine dernière, les emplisseurs ont reçu leurs tonnages de gaz. Les unités de remplissage fonctionnent normalement. Les queues notées, récemment, aux abords ont disparu. Seulement, les professionnels estiment qu'il faut à peu près une semaine pour que le dysfonctionnement dans l'approvisionnement du gaz devienne un mauvais souvenir.
Sur la Route nationale, à hauteur de Fass Mbao, où se trouvent la Société africaine de raffinage (Sar) et trois unités d'emplissage de gaz, le grand rush des ménagères à la recherche de bonbonnes de gaz butane a maintenant cédé la place à l'activité normale.
Seules, quelques ménagères viennent au compte goutte pour s'en procurer. La bonbonne pleine sur la tête, Nogaye sourit en quittant les lieux. Cette habitante de Pikine a fait le déplacement sur Fass Mbao pour se procurer la très précieuse bonbonne de six kilos.
« Depuis deux semaines », elle prépare ses repas avec du charbon de bois. Un combustible qu'elle achète à raison de « 400 FCfa le sachet ». Il lui arrive « parfois même d'en acheter jusqu'à deux pour préparer un seul repas ». A l'unité d'emplissage de Touba Gaz, les administratifs ont déjà terminé leur journée et les manoeuvres de l'équipe de nuit commencent à venir.
Ils vont, sous peu, prendre le relais. « On a détaché une personne pour vendre sur place des bonbonnes de gaz », renseigne un agent rencontré à la porte. Puis, il précise : « Ce n'est pas bien que quelqu'un quitte Dakar par exemple pour venir à l'unité de remplissage et ne pas avoir du gaz ».
Tout près, à l'unité de remplissage Lobou Mame Diarra Bousso l'administrateur, Aliou Lô et son collaborateur Abdourahmane Touré sont sur le qui-vive. Avec leur équipe, ils veillent au grain.
« On a reçu notre tonnage la semaine dernière », fait remarquer l'administrateur de cette petite société anonyme. « 300 tonnes », précise-t-il, non sans ajouter que les autres unités d'emplissages ont également reçu leur part. Un tonnage qui se fait en fonction des capacités de stockage et d'emplissage.
M. Lô ne parle plus de pénurie, mais de dysfonctionnement dans l'approvisionnement en gaz. A l'en croire, la pénurie a un peu duré et la chaîne de distribution - qui part des emplisseurs jusqu'à la ménagère en passant par le grossiste et le boutiquier. « Tout était à plat. Il faut à peu près une semaine pour que tout fonctionne à nouveau normalement », explique-t-il, en ajoutant « on travaille même la nuit »
Selon les spécialistes, les besoins du Sénégal en gaz butane se chiffrent actuellement à près de 15.000 tonnes par mois. Comme solutions pour venir à bout des pénuries, Aliou Lô propose l'organisation des acteurs, l'augmentation des capacités de stockage, la constitution d'une réserve de 10.000 tonnes et l'arrivée d'un bateau tous les dix jours. Il estime que si ces conditions sont respectées, les acteurs peuvent fournir le marché à un prix raisonnable ; même si la subvention est supprimée.
Aly Diouf

CHANGEMENT DE NATIONALITE - CES PAYS QUI POMPENT LES ATHLETES AFRICAINS


Tout récemment, pendant la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques (JO) de Pékin, c’est un kényan, un marocain et un éthiopien qui sont montés sur le podium sanctionnant le marathon. La plus prestigieuse des compétitions olympiques. Dans les prochaines compétitions, un des ces athlètes peut ne pas courir pour son pays d’origine. L’un parmi eux ou tous les trois peuvent changer de nationalité en faveur des fédérations riches en quête de gloire olympique.Quoique soit belle l’image du podium du dernier podium des Jeux Olympiques (JO) de Pékin, elle ne reflète pas pour autant la réalité. Du moins pour l’Afrique qui a pourtant occupée les trois places du podium. En effet le continent n’a seulement que 40 médailles à la tombée des rideaux de Pékin 2008. Le premier pays africain en terme de médailles est le Kenya. Ce pays pointe à la quinzième place avec 14 médailles dont 5 en or. La deuxième nation africaine est l’Ethiopie. Quelques pays comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, la Tunisie ont réussi à glaner quelques médailles. La plupart des autres pays comme le Sénégal de El Hadj Amadou Dia Ba, le Mozambique de Maria Lourdes Mutola ou encore la République démocratique du Congo (Rdc) de Gary Tchicaya sont rentrés bredouilles. Sur la cinquantaine de pays que comptent le continent, seul une dizaine est rentrée de Pékin avec au moins une médaille. Pendant ce temps, des athlètes africains ont fait gagné beaucoup de pays non africains. Les fédérations riches compensent maintenant leur manque de performances en achetant des champions du Sud. A leur profit, ces derniers ont réussi à les faire changer de nationalité en les payant au prix fort. Les athlètes les ont donc apporté des médailles olympiques au détriment de leurs pays d’origines. Des médailles de la honte. Depuis les JO de Mexico 1968, les athlètes kényans, éthiopiens et africains en général règnent sans partagent sur les courses de fond et de demi fond. Le Kenya, l’un des pays qui fournit la plus grande vague des athlètes africains changeant de nationalité, a décidé de mettre fin à l’exode de ses meilleurs éléments. Un comité spécial est créé dans ce sens. Il est chargé de faire des propositions pour enrayer la fuite des élites sportives vers les eldorados financiers. C’est l’affaire Bernard Lagat, du nom de ce célébrissime athlète qui est la goutte d’eau qui a fait débordé le vase. Le vice champion olympique du 1 500 m avait décidé de courir pour les Etats-Unis d’Amérique. Une naturalisation qui a mis les dirigeants kenyans en colère. Le Kenya accusent les autres pays de le « voler » ses athlètes. Avant le cas Bernard Lagata, l’athlétisme kényane a subi une véritable saignée. Parmi les athlètes ayant auparavant changés de nationalité, il y a Wilson Kipketer, Stephen Cherono et Albert Chepkurui. Si Kipketer a pris la nationalité danoise, Cherono et Chepkurui ont eux pris celle qatari. Ils ont choisi de courir pour d’autres fédérations plus riches que celles de leurs pays d’origines. À leurs poches défendant, ils ont procuré des médailles de la honte à leurs nouvelles fédérations. Lors des Mondiaux d'Osaka, Bernard Lagat, vice-champion olympique et mondial avec le Kenya, est devenu double champion du monde du 1500 et 5000 m avec les Etats-Unis d'Amérique. Stephen Cherono, lui s'appelle désormais Saif Saïd Shaheen. Son ex compatriote kényan, Albert Chepkurui, est devenu son néo compatriote qatari, Ahmad Hassan Abdullah. Il ont tout deux été l'objet d'un transfert commercial négocié entre les fédérations qatarie et kényane. En échange de leur naturalisation, le Qatar s'est engagé à construire une piste d'athlétisme à Eldoret, au Kenya. Les deux recrues disposeront d'une rente à vie de 1 000 dollars par mois et touchent de conséquentes primes de résultat. Le Qatari Khamis Abdullah Saifeldine est aussi d’origine soudanaise. Si le Qatar a jeté son dévolue sur le Kenya, le Bahreïn lui en a fait de même pour ce qui est de l’Ethiopie. Un autre pays qui est plus que concerné par le changement de nationalité. Et tous les moyens sont bons pour changer d’horizon. Du moins pour les athlètes. En atteste le cas de l’athlète Bahreïnie, Maryam Jamal Yusuf, qui est une réfugiée politique éthiopienne. D’autres pays africains fournissent des athlètes aux fédérations étrangères. On peut citer la Gambie avec Jaysuma Saidy Ndure qui défend les couleurs de la Norvège et son ex compatriote Alaji Jeng qui défend celles de la Suède. Il y a également la burkinabaise Ouedrago qui défend les couleurs de la Belgique, la Sierra Léonaise Eunice Barber devenue française, le sprinteur nigérian Francis Obikwelu devenue portugais, les sénégalais Cheikh Touré et Ibrahima Wade sont devenus français. Tout comme les Etats-Unis, l'Australie et le Canada ont eux aussi distribué des passeports en quantité à de sportifs étrangers ces dernières années. Si les nations fournisseurs protestent contre le changement de nationalité, celles qui encouragent le phénomène se défendent. «Nous avons respecté les règles de la Fédération internationale d'athlétisme. Nous ne cherchons à piller personne. Nous ne manquons pas d'argent, et, si des athlètes ont envie de prendre notre nationalité, ils sont plus que bienvenus », se explique Dahlan Al-Hamad, président de la fédération qatarie d’athlétisme. Du côté de la Confédération africaine d'athlétisme (Caa), on n’est pas resté indifférent à la vague de naturalisation qui touche pratiquement les athlètes de tous les pays africains. « Seules les autorités politiques peuvent endiguer ce mal en acceptant de prendre en charge, notre élite », développe son président, Hamad Kalkaba Malboum. Du côté de la fédération internationale d'athlétisme amateur (Iaaf), on est conscient qu’on n’arrêtera pas une telle pratique, en décidant que personne ne changera plus de nationalité. Tout comme Hamad Kalkaba Malboum, le président de l’Iaaf estime qu’il faut une politique d’élite dans nos pays pour faire face au problème. « On a, cependant, édicté une règle qui stipule que pour changer de nationalité (sportive) maintenant il faut avoir acquis la nouvelle nationalité 3 ans avant. En clair, c’est 3 ans après avoir acquis la nouvelle nationalité qu’on peut changer. On a introduit une nouvelle règle qui est d’ailleurs en contradiction avec celle du Cio qui dit : 3 ans après la dernière compétition. Pour nous c’est donc 3 ans après avoir acquis la nationalité. Sauf si son pays y consent. Et dans ce cas ça peut être amené à 1 an. C’est ce qu’on a initié comme restriction. Mais on n’empêchera pas aux gens de partir s’il n’y a pas de politique d’élite.» a dit Lamine Diack.

Par Aly DIOUF

vendredi 27 février 2009

MBOUR- A quelques semaines des Locales : Des votes sanctions planent dans les rangs des libéraux

La Coalition Sopi 2009 risque de perdre les prochaines élections locales prévues le 22 mars prochain. C’est, du moins, ce que suggère la sortie des partisans du député libéral Khadim Tabet. Ces derniers qui faisaient face à la presse ont décidé tout simplement de quitter le parti de Me Wade pour rejoindre le Parti socialiste, leur parti d’origine et de voter pour la liste Bennoo Siggil Senegaal.
Militants très actifs du Parti démocratique sénégalais (Pds), les néo-«frères» de Me Wade avaient quitté le Parti socialiste (Ps), convaincus par le député libéral Khadim Tabet. Depuis 2002, ce dernier anime une tendance au sein du Pds. Mais, ceux qui étaient venus au Pds dans l’espoir de voir un jour M. Tabet occuper le fauteuil du maire de Mbour, après sa débâcle lors des dernières joutes municipales, ont été surpris, après la publication des listes électorales de la Coalition Sopi 2009, de constater que beaucoup d’entre eux ne figurent pas sur ces listes. Même l’un des plus proches lieutenants de Khadim Tabet, Cheikh Thierno Sène, occupe la trentième position sur la liste majoritaire. Des membres du Collectif national des mareyeurs du Sénégal, section locale, qui avaient massivement rallié le camp libéral n’ont aucun représentant qui figure sur ces listes. Suffisant pour que tout ce monde menace de voter contre la Coalition Sopi 2009.«L’ancienne équipe municipale avait été sanctionnée par le Président de la République, Me Abdoulaye Wade, de surcroît secrétaire général national du Pds, du fait d’une gestion nébuleuse. On ne peut pas comprendre qu’on nous propose une liste dont la plupart des investis faisait partie de cette équipe», peste Aldiouma Gaye, responsable des jeunes libéraux de la tendance de Khadim Tabet. «Nous avons maintenant pris la décision de tout faire pour que cette liste du Pds perde les élections locales. Nous allons au Parti socialiste ; par conséquent, nous allons voter pour la liste Bennoo Siggil Senegaal.» Il soutient ne pas pouvoir voter pour «une liste où il n’y a que des courtiers politiques qui trompent Me Wade, rien que pour pouvoir gérer la mairie et bouffer l’argent de notre ville. Nous ne l’acceptons pas. Ce sont ces mêmes investis qui ont géré, d’une façon nébuleuse». A la question de savoir s’ils ont eu l’aval de leur leader avant de prendre cette décision, les protestataires déclarent n’avoir nullement besoin de le consulter. «Khadim Tabet, en tant que libéral, peut rester au Pds, s’il le souhaite, mais nous avons pris notre décision», déclarent-ils. Et d’ajouter : «La capacité de mobilisation de Khadim Tabet n’est plus à prouver ; donc, il ne faudrait même pas choisir quelqu’un d’autre à sa place pour diriger cette liste», pense Aldiouma Gaye et ses «frères».Même son de cloche du côté de certains responsables du Collectif des mareyeurs. «C’est Khadim Tabet qui nous avait convaincus de quitter le Ps pour travailler à ses côtés, au profit de Me Wade. Mais maintenant que les listes sont publiées, aucun de nos membres n’y figurent, même pas en tant que suppléants, alors que rien qu’au niveau du département de Mbour nous sommes dix mille mareyeurs», déclare Ablaye Guèye, président du Collectif des mareyeurs du département de Mbour. «Nous avons quitté le Pds, même si Khadim Tabet décide le contraire, et nous retournons au Ps. Nous ne demandons rien aux socialistes, mais nous allons voter pour la liste Bennoo Siggil Senegaal. Et rien ne pourra nous faire changer d’avis», martèlent les mareyeurs néo-démissionnaires.A signaler que pour officialiser leur retour, les partisans de Khadim Tabet, y compris les mareyeurs, vont organiser un meeting de ralliement, prévu aujourd’hui.
Par Assane DEME

jeudi 26 février 2009

NDIASS : TRAVAUX DE L’AEROPORT INTERNATIONAL Des ouvriers exigent un meilleur traitement.

Les ouvriers et manœuvres travaillant au niveau de l’aéroport international de Ndiass sont allés hier en grève pour exiger de meilleures conditions de traitement. Les brassards rouges au rendez-vous, ils se sont massés à l’entrée de l’aéroport en construction pour faire part de leur amertume. De l’avis des responsables de cette grève, les revendications tournent autour de quatre points. Il s’agit de l’augmentation de leurs salaires jugés trop bas ; de mettre un terme au retard apporté au paiement des salaires ; mettre à leur disposition un car de transport pour les acheminer de leur lieux de résidence au site de l’aéroport. Ils dénoncent les camions bennes qui les transportent n’offrant pas toutes les garanties de sécurité. La quatrième est relative à la signature de contrats avec le groupe ayant en charge les travaux. Ils déplorent travailler du lundi au samedi et malgré tout, on les considère comme des journaliers.
par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , vendredi 20 février 2009

MBOUR : RESTRUCTURATION DE L’HABITAT SPONTANE « Baye Deuk » désormais loti

Le lotissement de « Baye Deuk », un quartier spontané au cœur de la ville de Mbour est devenu une réalité. L’information est livrée par le président de la délégation spéciale de Mbour en présence du préfet du département, accompagné des responsables des services techniques
La démarche entre dans le cadre de la restructuration de l’habitat spontané, en vue de donner à ses occupants, un meilleur cadre de vie. Les 1574 familles occupant le site vont être édifiées en début de semaine prochaine sur leur positionnement. Il se fait par rapport à deux sites, le premier, le quartier Baye Deuk et le second le cadre de Falokh. Les services techniques vont livrer aux habitants de ce quartier le fruit de leur travail.
D’ores et déjà, des concertations menées ont fini par obtenir l’adhésion de plusieurs occupants quant au « recasement » sur le site de Falokh. Des explications fournies leur ont fait comprendre qu’il faut dégager des routes, réserver des espaces pour des infrastructures socio-éducatives. Par conséquent, les gens qui vont s’y trouver sont appelés à être déguerpis. Des dispositions particulières sont prises pour leur recasement sur le site de Falokh qui fait 70 hectares.
Le lotissement du quartier Baye Deuk est à l’actif de la délégation spéciale. Il occupe un espace destiné dans un premier temps à un lycée technique et une partie du stade Caroline Faye derrière la gare routière au centre de Mbour. Les politiciens ont fini par transformer au bout de décennies le quartier en grenier électoral en sollicitant leur suffrage à la veille des consultations, en exploitant leurs conditions de vie précaires à tort ou à raison pour gagner. Les notables, les chefs de famille informés, de la nouvelle, ont salué la décision par des applaudissements nourris. Il faut signaler que ces derniers ont rappelé les incendies ravageurs, les morsures de serpent, le manque de sécurité, l’absence d’éclairage et d’assainissement qui vont devenir de vieux souvenirs de l’avis des autorités.
par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , vendredi 20 février 2009

lundi 23 février 2009

MBOUR : Une ville confrontee au transport et a la circulation.


La ville de Mbour connaît des scènes quotidiennes de blocage de la circulation. L’avenue Demba Diop, l’artère principale, porte d’entrée et de sortie de la capitale de la petite côte donne tout le long de la journée, la même image que sur Diogoye Basile Senghor, Sana Daffé ou Cheikh Ahmadou Bamba .Sur tous ces axes, les embouteillages sont devenus des faits banaux, car récurrents. De la tête de ponts de taxis clandos, des cars « Ndiaga Ndiaye »ont fini de transformer le centre ville en un lieu où la mobilité devient un casse tête.
19 heures au niveau de la bretelle qui voit la nationale 1 piquer vers Kaolack et une rue vers le centre de Mbour, une queue de véhicules interminable campe le décor et illustre de manière nette, les embouteillages quotidiens. Le diagnostic est fait depuis huit ans par un spécialiste des transports. La sonnette d’alarme tirée a laissé les précédentes équipes municipales sans réactions.
Il faut signaler les énormes déployées par la délégation spéciale qui gère la commune .Des opérations de désensablement ont été menées de même que l’élagage des caïlcédrats pour faciliter la circulation .Pour une première ,le goudron et l’asphalte de certaines rues sont de nouveau visibles depuis plus d’une vingtaine d’années.
Le centre ville, point de convergence de tout Mbour ,se singularise en abritant plus de 90 % des affaires économiques et administratives .Il compte en son sein ,la mairie , les grands magasins ,alimentations ,commerces ,banques ou centres des affaires ,et le marché central ainsi que la quasi-totalité des services administratifs .
Les difficultés de circulation et de mobilité ont attiré l’attention d’un spécialiste des transports routiers à la retraite .Pour ne pas le citer, Fodé Seyni Sagna a fait une étude exhaustive qui a circonscrit les source du mal. L’étroitesse des artères et routes, leur état de délabrement avancé, l’ensablement permanent de bon nombre d’entre elles sont en partie ciblés. A cela s’ajoutent les moyens de locomotion qui font corps avec l’environnement urbain et péri urbain. La prolifération des véhicules hippomobiles surtout les charrettes assure la desserte en direction des quartiers périphériques.
Elles partagent toutes, le manque de sécurité, pas de lampe de signalisation et dés la tombée de la nuit, elles deviennent des facteurs d’insécurité et causent beaucoup de préjudices aux usagers de la circulation. Une estimation faite par la défunte équipe municipale donne 800 charrettes et calèches. Il faut signaler la diminution drastique du nombre de calèches .Elles raréfient même. Le nœud gordien de l’organisation du transport et de la circulation reste l’équation des taxis clandos.
Il est dénombré selon l’étude que 900 taxis urbains et 68 autocars. L’expansion continue et progressive des lieux de stationnement autorisés ou non laisse voir l’insuffisance de la capacité de la voirie à contenir l’accroissement des parcs de voitures particulières, de charrettes, en plus d’une occupation constante et irrégulière de la chaussée dans le centre ville et aux abords des gares routières et marchés. Les faits cités ou énumérés sont soupçonnés de représenter le racines du mal .Les énormes problèmes de déplacement d’un lieu à un autre sont aussi liés à l’absence de fluidité due souvent aux gros porteurs mal intentionnés ou tombés en panne.
L’avenue Houphouët Boigny,sollicitée à toute heure par des camions frigorifiques illustre les faits. Le même scénario est fréquent au niveau de L’avenue Diogoye Basile Senghor. Les autorités municipales s’investissent pour assurer une réglementation de la circulation .Les bousculades,les queues de calèches,et de charrettes s’ajoutent aux stationnements défectueux en fin d’après midi pour constituer des blocages que seuls les agents de la force publique parviennent à dénouer.
L’agglomération mbouroise a une population estimée à plus de 500 000 habitants répartie dans un espace de 27 kilomètres carré. Elle compte de fortes concentrations humaines. Aux heures de pointe des usagers de la route ont d’énormes difficultés pour accéder aux moyens de transports ou pour circuler d’un lieu à un autre de la ville. Les 27 quartiers de la ville en grande partie des lieux de résidences, en quelque sorte des cités dortoirs souffrent du manque de voies de desserte .Les sorties vers Saly ,la station touristique et balnéaire et le centre de santé de Grand Mbour relèvent de parcours du combat aux heures de pointe ,au lever comme au coucher du jour.
Avec Sud

COMMUNIQUE DE REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES DU 07 FEVRIER 2013 Le Conseil des Ministres s'est réuni le jeudi 07 février 201...