mardi 3 février 2009

RENTRÉE SCOLAIRE A SOMONE : La réserve de la Somone au secours de l’Education

La réserve de la Somone vole au secours des écoles de 4 villages de ses environs. Une occasion pour le chef du village de Somone, Salif Diouf de rendre hommage au défunt Colonel Samb, initiateur du projet. C’est ce dernier, a-t-il dit, qui avait convaincu que la Réserve constituait un patrimoine unique en son genre et que bien organisées, les populations pouvaient en tirer profit. C’est ainsi qu’il a été institué un règlement intérieur de la Réserve dont l’accès est désormais soumis au paiement d’un permis de visite et dont la Police est assurée par un comité de gestion, sous l’encadrement du Conservateur de la Réserve. Avec les fonds collectés, les groupements de femmes des 4 villages co-gestionnaires (Somone, Guéréo, Soro-Khassap, Thiafoura) ont été financés, en plus des fournitures qui vont permettre un démarrage effectif des cours. Les parents des bénéficiaires ont manifesté leur joie tout en demandant que l’éducation environnementale soit inclue dans les programmes.
« Ceci est la preuve que conservation et développement, peuvent bien aller ensemble, pourvu que la préservation soit une réalité, que les populations s’engagent », a soutenu le conservateur, le Capitaine Assane Ndoye. L’adjoint au Sous-Préfet de Sindia Babacar Dieng, tout en magnifiant le sens de l’organisation du Capitaine Ndoye, s’est félicité de l’amélioration des conditions de travail.
Amath Sidui NDIAYE

Prostitution made in Saly : Voyage au cœur du monde des «gigolos» et des filles de joie


Saly est belle. Point besoin d'y jeter un coup d'oeil avec une loupe pour constater de visu le décor radieux offert par l'alignement des hôtels en bordure de mer. À l'instar du charme insolent et impressionnant du nombre de belles de nuit qui ne demandent pas mieux qu'un verre bien frais à côté d'un Européen dans un des night-clubs de la place. Comme en attestent d'ailleurs leurs accoutrements qui feraient fuir plus d'un. Elles sont dans leur grande majorité, habillées d'une robe, fendue très haut sur la cuisse. Source : L'As Mieux, les deux bandes de tissus froncés, croisés au niveau de la poitrine, ont bien du mal à retenir les deux seins volumineux et fermes qu'elles étaient censées cacher. Un accoutrement qui ne dérange guère la quasi-totalité d'entre elles. À l'image de ses copines qui ont investi ce célèbre night-club ce soir-là à la recherche d'un potentiel client, Marianne(c'est le nom qu'elle s'est donné) ne se soucie guère de ce que les mauvaises langues peuvent dire ou penser de sa tenue. Pour elle, «la seule carte à jouer dans la quête de l'argent, c'est de mettre tous les atouts de mon côté». Pour cela, livre-t-elle avec professionnalisme, «l'essentiel, c'est de se sentir belle aux yeux de l'autre». Que les gens la regardent du mauvais oeil, elle s'en tamponne. D'autant que «sortir et assumer le regard des autres, c'est une épreuve et je suis très contente quand les hommes regardent ma poitrine et me voient comme une bonne tarte aux fraises». Assise face au podium devant accueillir les artistes qui viennent souvent se produire dans la station balnéaire, Nina, la vingtaine à peine, ne dit pas moins que Marianne. Selon elle, «peu importe le poids du client à l'instant d'une partie de jambe en l'air». Mieux, elle soutient tout en ayant une cigarette entre le pouce et l'index, un verre de bière en face, que «la réponse au désir est en soi ; ce n'est pas quelque chose que l'on extériorise en exerçant ce métier. On se fait juste «sauter» et après on empoche l'argent pour aller chercher un autre client. Un argumentaire que confirme Fatima qui débarque fraîchement de la Guinée-Bissau où elle officiait avant. En effet, même si elle admet «qu'exercer sa liberté n'est pas sans risque de se faire rejeter par ses proches, elle pense aussi que, «le complexe physique nuit gravement à un épanouissement de sa sexualité». C'est pourquoi, forte de ce constat, elle ne veut guère aujourd'hui entendre parler d'argent «sale» comme le lui répètent à l'envi ses parents qu'elle a quittés pour pouvoir exercer son métier. L'aveu d'un «gigolo» sur leurs relations avec les vielles dames Une réparation que les antiquaires ou «gigolos» n'ont guère en ligne de mire. En effet, pour ces jeunes qui entretiennent des relations avec des Européennes, au vu et au su de tout le village, l'idée de vivre aux côtés de vieilles dames, le plus souvent du même âge que leurs mères ou grand-mères, ne les dérange guère. Pour la simple raison, soutient Abo, dans un wolof ponctué de français, «nous ne les aimons pas Bro', nous sommes juste avec elles pour passer le temps et si la possibilité nous est offerte de pouvoir prendre le large sans avoir à emprunter les pirogues, on s'y accroche». Avant d'ajouter comme pour illustrer ses dires, «regarde cette auberge, une bâtisse bien aménagée à l'image des hôtels, il appartient à un de nos amis. Aujourd'hui, il est en France où il vit en toute tranquillité avec la bonne dame qui lui donne aujourd'hui la chance de subvenir convenablement aux besoins de sa famille». Des montagnes de muscles postés à l'entrée des boîtes pour 3000 ou 5000 F Même si les filles de la localité sont réputées être des «croqueuses» d'Européens, elles ne sont pas les seules à vouloir se sucrer avec l'argent de ceux qui n'ont pas encore fini de les bercer d'illusions. Au-delà de leur désir d'aider les jeunes lutteurs ou autres haltérophiles, c'est une véritable exploitation que les tenants de ces boîtes leur font subir. Si on en croit Paco, un videur dans une des boîtes de la place, «les blancs nous utilisent, nous le savons très bien. Mais comme nous n'avons pas mieux, on ne peut que se contenter de leurs miettes». Car, argue-t-il «vous n'imaginez même pas combien c'est dur de rester planté devant une entrée de boîte de nuit avec tout ce que cela comporte comme insécurité pour au petit matin se retrouver soit avec 5000 francs en poche ou 3000 francs sous le prétexte fallacieux que les affaires ne marchent pas». Un cri du cœur fortement amplifié par son ami qui sans être invité dans notre discussion martèle : «Nous ne sommes pas faits pour servir de bodyguard à des Européens qui n'ont aucun respect pour nous. Si nous vivons cette situation aujourd'hui, c'est juste parce que nous avons une famille, des frères et sœurs à protéger contre ce que vous voyez à l'intérieur de la boîte (prostitution). D'autant que ce n'est jamais de gaieté de cœur pour un Sénégalais d'assister, impuissant, aux «humiliations» que les touristes font subir à nos filles surtout si c'est quelqu'un que vous avez toujours considéré comme votre sœur». Avant de lâcher, le cœur meurtri par une scène écoeurante d'une Sénégalaise se faisant tripoter au vu et au su de tout le monde par un papi, la soixantaine révolue : «ce que nous voulons, c'est de participer au même titre que les lutteurs de Dakar dans les championnats afin de gagner convenablement notre vie et redonner ne serait-ce que pour un jour, le sourire à tous ceux qui nous ont soutenu depuis notre tendre enfance».
Source : l'As

[ REPORTAGE ] SALY BY NIGHT: Entre bains de minuit, virées en boîtes et exhibitionnisme, gigolos et prostituées mènent la danse

La saison estivale cartonne au maximum à Saly. Campements de rêve, piscines, plages, hôtels, boîtes de nuit, bars, paysage paradisiaque… tout concourt au charme des folles nuits d’été. Saly sous tous ses feux secoue ses habitants et touristes dans son monde de volupté et de plaisirs furtifs. Avec cette chaleur d’étuve, les jeunes filles s’affublent de tenues sexy et déambulent sans gênes, sous les yeux subversifs des hommes. Les prostituées abordent s’affichent et flirt au vu et su de tout le monde avec de vieux papis aux ventres bedonnants. S’y ajoute ces drôles d’oiseaux surnommés gigolos. Pour quelques billets ou un dîner à l’oeil, ils déploient leurs plus beaux atouts auprès des vielles femmes solitaires à la recherche de chair fraîche. C’est Saly by night sous toutes ses frasques.
Dans la profondeur de la nuit, la station balnéaire de Saly ressemble à Las Vegas en miniature. Les salles de jeux, les dancings et autres lieux de divertissement y poussent comme des champignons. Son atmosphère féerique laisse libre cours à la fureur des délires de vacances, à la romance et à l’exotisme. Cela explique certainement pourquoi les touristes étrangers l’ont choisi pour échapper à la frénésie urbaine. Mais c’en est pas pour autant la véritable raison. Une petite balade nocturne au cœur de ce site en dit long. Des filles tape à l’œil, monnaie courante En sons et lumières, Saly vibre dès la tombée de la nuit. Les rues sont bondées de monde. Certains cheminent en bandes selon le genre, d’autres sont en couple la main dans la main. A quelques encablures de l’hôtel Savana, se dresse un bar-restaurant. Une musique filtrée s’y dégage, quelques personnes sont assises à l’intérieur bavardant à qui mieux mieux et sirotant quelques verres. L’ambiance typique d’un bistro certes, mais la particularité étant que de belles nymphes se tiennent devant l’entrée pour, semble-t-il, appâter les clients avec leurs tenues aguichantes. Ce n’est pas chose courante et allons savoir ce qu’il adviendra après qu’elles aient attiré les clients. La réponse est toute simple et c’est de la bouche d’une des hôtesses, «c’est comme à la pêche. Après avoir attrapé le poisson, on le cuisine. On ne gagne rien à servir tout court les clients, on profite de la faiblesse de certains hommes pour se faire un peu de sous.» commente-t-elle sans complexes. Sans complexes… D’ailleurs toutes les jeunes filles, à quelques exceptions près, paraissent sans complexes. S’affichant presque nues avec des hommes qui pourraient être leurs grands-pères ou en groupe sous les regards pervers des hommes. Certaines plus téméraires s’embrassent ouvertement. Les prostituées déjà à 22H investissent les environs de Saly. Elles racolent sans gênes les hommes qui passent sur leur chemin. Accrochée au passage Mimi de son petit nom nous fait quelques révélations sur son métier, «Saly est tellement petit, tout le monde connaît tout le monde, donc on ne peut pas se cacher de certaines choses. C’est pourquoi je n’essaie même pas de me camoufler ou d’attendre certaines heures. En plus je n’ai pas le choix, les boîtes de nuit ont leurs prostituées spéciales, elles n’acceptent qu’elles. Du coup je me rabats sur les rues en accrochant les toubabs qui passent. Le plus souvent on va dans les maisons de passe, il y en beaucoup et les prix varient entre 5000F et 15000F, cela dépend de la climatisation. Et je m’en sors bien, mes prix sont de l’ordre des 50.000F pour toute une nuit, la moitié pour une demi- nuit et 15.000F pour un coup. Ces pratiques assez choquantes ne semblent nullement ébranler les passants. Comme si, cela était leur vécu quotidien. En tout cas c’est ce que nous assure Serigne le tenancier d’une dibiterie qui nous assure que ce n’est rien comparaît à ce qui se passe dans la station balnéaire. Les plages, des terrains libidineux Il n’avait pas vraiment tort Serigne, la fièvre qui secoue les habitants et touristes est encore plus intense du côté des plages. Des tentes et parasols sont disposés le long de la berge, quelques petites voies s’échappent de l’eau. De petits gémissements attirent notre attention vers un petit gîte. Un couple complètement dénudé est en plein ébats sexuels. Sentant notre présence, c’est à peine, s’ils ont levé la tête pour nous regarder, préférant ne pas interrompre leur activité. Plus loin, dans une tente voisine un autre couple se caresse les parties intimes, tandis que d’autres dans l’eau s’enlacent et s’embrassent passionnément. Ces travailleurs du sexe d’un tout autre genre Le délire des vacances loin d’être terminé continue son bonhomme de chemin dans les boîtes de nuit. Une atmosphère enflammée et endiablée au rythme des décibels, fait monter l’adrénaline. Garçons comme filles tirent à pleines bouffées sur les cigarettes. Là également, les accoutrements provocants des donzelles ne passent pas inaperçues. Des jupes et des robes qui descendent juste après la cuisse, laissent entrevoir leurs slips aux moindres mouvements. Sur la piste de danse est la scène d’attitudes peu orthodoxes. Au rythme langoureux du raggae, les fêtards se trémoussent sur la piste. Deux paires sortent du lot. Il s’agit de deux jeunes garçons avec deux dames blanches visiblement plus âgées qu’eux. Le regard dissimulé derrière des lunettes de grande marque, l’un des garçons se fait tripoter les fesses par la dame, lui aussi le lui rendant bien l’embrasse au cou. Les deux autres quant à eux se livrent à des scènes beaucoup plus osées, le jeune homme glisse ses doigts sous la mini-jupe de la femme qui elle faufile ses doigts à l’intérieur du pantalon du jeune homme. C’est à peine s’ils n’allaient pas passer à l’acte. Mais cela n’a pas tardé, la dame tout émoustillée a fini par tirer son gigolo vers la sortie. Et ils n’en reviendront pas de toute la soirée. Un autre jeune homme, comme s’il était à la recherche de quelque chose, scrute les coins et recoins de la boîte de nuit. Par la suite, il finit par s’asseoir sur un fauteuil, guettant les moindres faits et gestes des groupes de touristes. S’approchant de l’un des employés qui a requis l’anonymat, il nous apprend que l’homme en question monnaye ses faveurs sexuelles auprès des vacancières qu’il aborde à la plage comme dans les dancings. Bien qu’étant longtemps ignorée, la prostitution masculine sort depuis quelques années de l’ombre pour s’afficher dans les régions les plus touristiques, en particulier Saly. En tentant d’en savoir plus sur ces hommes qui vendent leurs corps en échange de quelques billets ou d’un bon dîner dans un restaurant, nous avons interrogé quelques maîtres d’hôtels. D’après leurs explications, ces travailleurs du sexe d’un nouveau genre sont facilement repérables. Toujours en groupe de trois ou quatre, ils sillonnent les plages et les boîtes de nuit à l’approche du week-end afin d’identifier les clientes potentielles. Le plus souvent, ce sont de grands faignants qui aiment l’argent facile.
Source: L'observateur

MBOUR/ DEPOT DES LISTES POUR LES LOCALES 32 listes, 7 coalitions et 3 partis en course

Le dépôt des listes pour les élections locales 2009 est effectif dans le département de Mbour. Il a été recensé trente-deux listes provenant de sept grandes coalitions et de trois formations politiques. Il s’agit de : Benno Siggil Sénégal( Ps,Ld/mpt ,Afp, Fsdbj, Pec ), Sopi 2009, Dekkal Ngor (Np,Ufn), And Liggeye Sénégal (Rdr,Ufr) , And suxxali sunu goxx (Rds/Tds,Bds, Psd/Jantbi), And Defar Mbour (Plc/Nida) et de Démocratie citoyenne. Elles ont décidé d’entrer dans la course au niveau des huit communes du département de Mbour. La population électorale appelée à faire ses choix n’a jamais été aussi sollicitée.

Au total 32 listes de partis et coalitions sont au départ de la course pour les locales au niveau des 18 communes du département de Mbour. Il s’agit de Benno Siggil Sénégal( Ps,Ld/mpt ,Afp, Fsdbj, Pec ), Sopi 2009, Dekkal Ngor (Np,Ufn), And Liggeye Sénégal (Rdr,Ufr) , And suxxali sunu goxx (Rds/Tds,Bds, Psd/Jantbi), And Defar Mbour (Plc/Nida ). La conquête de la commune de Nguékokh s’annonce âpre avec une invitée surprise, une liste de la Démocratie Citoyenne .Elle a l’originalité d’être constituée de femmes en majorité.
Les premières remarques qui s’imposent au lendemain du dépôt des listes permettent de conclure à des rivalités serrées. Les responsables des états-majors politiques locaux se sont fait hara-kiri .Ils sont dans les listes majoritaires pour se battre à fond pour l’élection de leurs listes.
Dans la nouvelle collectivité locale de Saly-Portudal, le socialiste Ousmane Guèye et l’un des principaux animateurs de la Génération du concret Pape Gana Ngom ont préféré entrer en course sur la proportionnelle. Ce dernier qui a rencontré des difficultés lors des investitures a choisi le parti de la solidarité et du développement du Sénégal du colonel Malick Cissé.
L’autre constante, la coalition Benno Siggil Sénégal a ratissé large. Presque toutes les formations politiques de l’opposition en plus de la société s’y retrouvent.
Dans la commune de Mbour, les partisans de Khadim Tabet n’ont pas déposé les armes. Ils continuent de tirer sur le choix qui isole leur idole de la tête de la liste majoritaire, de la coalition sopi 2009. Ceci est pour eux, la porte ouverte vers une défaite probable. Selon eux, la défunte équipe municipale déposée par décret du président de la république et des personnes traînées devant les tribunaux pour spéculation foncière est largement sur les listes de la coalition sopi 2009.
Deux coalitions sont présentes dans l’ensemble des listes des collectivités locales du département de Mbour. Il s’agit de Benno Siggil Sénégal et Sopi 2009. Une dernière remarque montre que le parti de la solidarité et du développement social a volé au secours des politiciens non retenus sur les listes de leur formation politique. Les partisans d’Idrissa Seck y vont dans la division. Le parti progressiste libéral mène son bonhomme de chemin à Thiadiaye y dirigeant une liste.
Par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , vendredi 23 janvier 2009

UNE PIROGUE CHAVIRE A MBOUR : Un mort, trois portés disparus

Une pirogue « Lothio » a chaviré au large de Mbour depuis une semaine. Le bilan donne un corps sans vie retrouvé et trois portés disparus.

Un corps sans vie d’un pêcheur avec un gilet de sauvetage voguant au gré des flots a été repêché, avant-hier, samedi 31 janvier 2009, aux environs de 20 heures au large des côtes mbouroises. Des informations recueillies révèlent que la victime fait partie d’un équipage de quatre marins pêcheurs embarqués le 25 janvier 2009 à partir de Joal-Fadiouth et à bord d’une embarcation dénommée Yama Ndiaye et appartenant à Mbaye Fall.
Malgré de multiples recherches entreprises, les familles des trois autres pêcheurs craignent le pire. Car les chances de les revoir vivants deviennent de plus en plus minces. Il faut signaler que des équipes de sauveteurs constituées à partir de Joal et Mbour ont emprunté la mer, des heures durant, dans un rayon de 100 kilomètres en vain. Même le bateau équipé et loué à Saly-Portudal à raison de 300 000 FCfa n’y est pas parvenu à trouver le moindre signe. Au bout de quarante-huit heures de recherche, les familles des pêcheurs s’en remettent à la volonté divine en perdant tout espoir de revoir les leurs vivants.
Le seul corps sans vie retrouvé a été enterré hier à Mbour dans la matinée. Des marins pêcheurs informent que ce dernier est le seul, ayant revêtu à bord, un gilet de sauvetage.
Cet ultime chavirement de pirogue a délié des langues. Des pêcheurs expérimentés évoquent la nature des embarcations dont la fabrication est de plus en plus banalisée par les charpentiers.
D’une part, ils décrient la largeur des pirogues et d’autre part, ils dénoncent la hauteur des lothios ou pirogues artisanales ne dépassant pas soixante quinze centimètres. Sur la base de présomptions, les commentaires, interprétations et causes de ce drame donnent d’autres éléments. Les professionnels et acteurs de la pêche artisanale dénoncent le manque de respect des normes de sécurité par certains de leurs collègues qui, pour des considérations futiles, répugnent encore le port du gilet de sauvetage.
En plus, ils leur recommandent de s’informer auprès des services de pêches maritimes pour avoir une idée de l’état de la mer. Un vieux pêcheur pointe du doigt, lui aussi, les conditions climatiques. Il souligne qu’en ces périodes, des crampes sont vite arrivées en mer. La seule porte de salut est de s’habiller ou de s’équiper en conséquence.
Par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , lundi 2 février 2009

JOAL-FADIOUTH L’aire marine protégée balisée et matérialisée

Le balisage, la matérialisation ou la visualisation de l’aire marine protégée (amp) est effective depuis le 30 janvier 2009. La cérémonie de pose de 11 balises en mer délimitant l’espace concerné a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’Economie maritime, des Transports maritimes internationaux, de la Pêche et de la Pisciculture en présence des responsables de Wwf et des autorités administratives et locales

La délimitation de l’Aire madine protégée (Amp) donne des positions à terre entre 16°46’ 7 et 16°52’ 2 de longitude Ouest (W) et en latitude entre 14°04’5 et 14°13’0 de latitude Nord (N). Les positions en mer ss situent entre 16°51’7 et 16°57’2 de longitude w. En latitude elles s’étendent entre14°04’5 N et 14°13’0 N.
La démarche entre dans le cadre de la préservation et la valorisation des ressources halieutiques. Joal-Fadiouth est un haut lieu de la pêche artisanale, l’un des plus importants quais de débarquement de poissons. Les mises à terre de l’ordre de 96 milles tonnes font une valeur de sept milliards de francs. Les aires marines protégées sont présentées comme un outil de gestion de la ressource.
Le ministre d’Etat a considèré la pose des balises comme une matérialisation de l’aire marine protégée en vue de la rendre fonctionnelle. A l’en croire, la démarche obéit à une volonté politique affichée, depuis le congrès des parcs nationaux de Durban. Au lendemain de cette rencontre, le Sénégal se lance dans la création d’aire marine protégée par décret. Ainsi le président de la république par décret en a créée cinq (Bamboug, Joal-Fadiouth, Kayar, Saint-Louis, Abéné). Il a révélé que dans les jours à venir, on assistera au balisage prochain de l’aire marine protégée d’Abéné.
Par rapport au travail de Wwf qui a gagné des prix internationaux, le ministre d’Etat s’est félicité de l’apport tant important de cette organisation dans la pêche. Selon lui, la pêche est une activité très importante au Sénégal qui emploie six cent mille personnes pour un chiffre d’affaires de 200 milliards de francs. Les aires marines protégées sont des outils de gestion qui contribuent à la régénération de la ressource face à la baisse drastique due à la surexploitation des espèces. En guise d’illustrant, il a cité le cas de l’aire marine protégée de Bamboug qui a enregistré en deux années d’existence le retour de 25 espèces a expliqué le ministre d’Etat.
LES AIRES MARINES PROTEGEES, UN OUTIL DE GESTION DE LA RESSSOURCE
Papa Samba Diouf de Wwf est revenu dans son discours sur la collaboration avec les autorités municipales de la ville du président poète qui sont très versées dans le domaine de la conservation de la nature. L’expert met en relief la nouvelle étape franchie dans l’existence de l’amp qui est le balisage. A l’en croire, cela contribue à la matérialisation des limites de l’Amp. Il a loué l’engagement des populations et des services de l’administration suite à la campagne de sensibilisation sur la protection des tortues marines pérennisée par la mise en place d’une association investie dans cette mission et regroupant d’anciens pécheurs et des revendeurs de viande de tortues marines.
P Samba Diouf a rappelé, dans cette dynamique, l’engagement de Wwf et sa participation à l’amélioration des conditions de vie et dans le cadre de la lutte contre la pauvreté des populations côtières. Il a insisté sur la place du secteur de la pêche dans l’économie nationale malgré ses difficultés liées à une surexploitation et une destruction des habitats. C’est pourquoi il a réaffirmé l’engagement de sa structure auprès des communautés de pécheurs et du gouvernement pour solutionner la crise qui sied dans le monde de la pêche. Au même moment, l’expert a insisté sur les mutations des senneurs et des pécheurs de crevettes au killi qui vont voir une réduction de leurs activités. Toutefois, des projets mis en place sont lancés comme des activités génératrices de revenus et compensatrices. Le Wwf s’est engagé à les financer en partie. Tout en considérant les Amp comme un outil pouvant contribuer à une meilleure gestion des pêches, des sites ont été identifiés. Ces derniers sont cités plus haut.
Le focus sur celle de Joal-Fadiouth montre. Suite à une étude de référence, la mise en place d’un comité de gestion avec différentes commissions, les fonds alloués par Wwf tous les trois mois permettent une surveillance effective de l’Amp. Il a salué l’engagement des communautés qui travaillent « en bonne intelligence » avec les techniciens des pêches et des parcs nationaux.
Par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , mardi 3 février 2009

MBOUR / LENDEMAIN DE TAMKHARIT Appel à la paix et prise en charge des talibés

Le nouvel an musulman est l’occasion pour la communauté musulmane d’organiser des prières et des manifestations de sensibilisation. Hier, dans le département de Mbour, les maîtres coraniques ont organisé une marche pour demander la collaboration de bonnes volontés en vue d’éradiquer la mendicité des talibés et formulé des prières pour la paix. Ils sont rejoints dans la démarche par des fidèles qui ont fait le déplacement sur la localité de Sandiara pour une journée de prière. Là des appels et prières pour la paix et la tenue d’élections locaux propres ont été faits.

Le lendemain de la Tamkharit marquant la fête du nouvel an musulman a connu hier des temps forts dans le département de Mbour. Dans la commune de la ville de Mbour, la section locale de l’union des maîtres et élèves coraniques (Umecs) a organisé une marche pour la paix. Selon Serigne Aliou Thiakh, la manifestation est organisée chaque lendemain du début de l’an musulman. Le but, dit-il, est de sensibiliser sur le besoin pressant de la paix partout dans le monde et particulièrement en Palestine. Il s’agit pour lui de demander aux citoyens de faire des prières pour conjurer le sort prédit pour Mbour considérée comme un point chaud en 2009.
Il a aussi rappelé que des faits constants sont décriés par rapport aux conditions d’existence des talibés. Son souhait est de voir une démarche participative dans la gestion des talibés .Selon ses propos, les talibés ont besoin d’être logés, habillés et restaurés correctement .Cela ne peut se faire sans une subvention ou une collaboration des bonnes volontés qui veulent s’investir dans la prise en charge des talibés. Les membres de l’Umecs ont décrié la sourde oreille des autorités administratives qui n’ont pas encore répondu à leur appel. A Sandiara dans la communauté rurale du même nom, le préfet du département de Mbour, Mamadou Dia a rappelé qu’il représente l’autorité centrale et va avoir l’organisation des élections locales qui ne sont pas faciles .Pour lui, son souhait est de les voir se passer de manière propre dans le calme et la transparence.
Oustaze Daouda Camara a rassemblé des fidèles pour une journée de prière pour la paix et la prospérité du pays. Ses talibés organisent chaque année une ziarra à cette date. Un invité de marque, le marabout Mohamadou Moustapha Sy a formulé des prières et vœux de santé, de vitalité, d’abondance et de stabilité du Sénégal.
La classe politique et administrative a fait le déplacement .Il a été noté la présence des députés,les libéraux ,Oumar Sy et Tafsir Thioye et le rénovateur Diégane Sène de même que celle du sénateur libéral Grégoire Biram Ngom de Ndiaganiao .
Par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , vendredi 9 janvier 2009

COMMUNIQUE DE REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES DU 07 FEVRIER 2013 Le Conseil des Ministres s'est réuni le jeudi 07 février 201...