samedi 31 janvier 2009

SECURITE ALIMENTAIRE, LUTTE CONTRE LA PAUVRETE A NDAP THIOR L’espoir par le système du goutte-à-goutte


L’espoir est encore permis pour les pensionnaires du Centre de réadaptation fonctionnelle « handisables » de Ndap Thior, Ndiaganiao (Département de Mbour). L’innovation technico-agricole pour la lutte contre la pauvreté (Tipa) initiée dans le cadre que l’appui technique d’Israël apporte au Sénégal, donne des possibilités aux handicapés du centre pour faire de l’exploitation agricole par le système du goutte-à-goutte, une source de revenus.

Selon le ministre de l’Agriculture, Hamat Sall, le projet Tipa permet d’apporter une perspective pour les personnes handicapées en gagnant des revenues et lutter contre la pauvreté. C’était lors du lancement du troisième projet agricole du Tipa, tenu le 3 décembre 2008 à Ndap Thior, situé à Ndiaganiao (communauté rurale de Fissel, département de Mbour). Un projet qui, selon le président du conseil rural de Ndiaganiao, Mamadou Diouf, offre des activités génératrices de revenues qui intéressent des jeunes et femmes handicapés pouvant désormais compter sur leurs propres forces pour se nourrir. Même son de cloche pour le ministre de l’Aménagement du territoire et de la coopération décentralisée, Abdou Rahim Agne. Avec le Tipa, M. Agne considère que ce sont de nouvelles formes de coopération qui sont en train de se développer au niveau international et décentralisé. Il pense que « c’est la preuve qu’en matière de coopération décentralisée, on peut faire de bonnes choses avec peu de moyens ».
Le Tipa est basé sur le concept du marché maraîcher africain, partie de l’initiative de l’assurance de la nourriture en Afrique, présentée au Sommet mondiale sur le développement durable (Smdd) à Johannesburg en août 2002, par Mashav, le centre de coopération international du ministère israélien des affaires étrangères. L’ambassade d’Israël à Dakar informe que Tipa et le marché maraîcher ont utilisé le Système d’irrigation de goutte à goutte par gravité (Sigg) développé à l’université Ben Gourion du Néguev et des entreprises israéliennes de renom international, qui ont déjà introduit Sigg dans d’autres régions d’Afrique de même qu’en extrême orient et en Asie centrale.
C’est ainsi que le président du conseil rural de Ndiaganiao, M. Mamadou Diouf a appelé les populations de la localité à lutter pour que ce pôle économique qui est installé à Ndap Thior fasse tache d’huile dans la communauté rurale de Ndiaganiao. Le centre de rééducation cherche moyens désespérément
La présidente de handisables international, le docteur Mme Hermine Artz, a profité de cette opportunité pour faire savoir aux autorités sénégalaises et aux partenaires ayant contribué à ce projet que le centre de rééducation de Ndiaganiao a besoin de moyens pour mener à bien sa mission. Le directeur administratif du centre, dans une correspondance adressée à Mme Viviane Wade, épouse du chef de l’Etat, a fait savoir que le centre reçoit chaque année 200 enfants et 40 mères de familles accompagnant un enfant, tous son en pension complète pour un séjour d’une durée d’un mois par groupe (soit 20 enfants par mois, 10 mois par an et 40 mères enfants un mois par an). Mme Hermine Artz fait savoir que : « nous tenons à ce l’activité de Tipa puisse participer au budget Crf ». Le docteur Artz a tenu à rappeler que « le projet Tipa participe à la bonne nourriture des enfants ». Elle considère 2008 comme une année de démarrage avec les populations dans le cadre du maraîchage.
Devant cet état de fait, elle invite toutes les parties engagées à revoir leurs engagements pour que la deuxième phase puisse connaître beaucoup de succès. Elle a ainsi tenu à se féliciter du concours financier des Pays-Bas pour cette deuxième phase qui concerne deux hectares à valoriser dont 28 parcelles aménagées. Pour Mme Touré, représentante de la Première Dame à cette cérémonie, « le Tipa est un projet qui, s’il est bien mené peut beaucoup contribuer dans la lutte contre la pauvreté en augmentant les productions agricoles ».
L’ambassadeur d’Israël, M. Gideon Behar place cette démarche dans une volonté qu’accorde le gouvernement sénégalais au développement rural et à la lutte contre la pauvreté. D’après lui, Tipa est plus qu’un simple projet agricole. « C’est un concept qui contribue efficacement à la sécurité alimentaire grâce à l’utilisation du système de goutte-à-goutte à basse tension ». Selon lui, « Tipa peut être appliqué même dans les zones arides ». Et affirme que : « le goutte-à-goutte permet une économie d’eau de 50% ». De plus, a ajouté l’ambassadeur d’Israël au Sénégal, « contrairement à l’agriculture traditionnelle dépendant de la pluie, avec Tipa, 2 à 3 productions saisonnières sont réalisées par ans ». Avec Tipa, M. Gideon Behar, assure que des jeunes retournent au village car ils sont sûr d’y trouver un emploi ».
A son avis, « Tipa rejoint ainsi la formidable initiative du Président de la République du Sénégal, S.E Me Abdoulaye Wade qui a lancé le plan « Goana », acronyme pour Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance, pour prévenir la disette et la famine ».
Par Bakary DABO SUD QUOTIDIEN , vendredi 12 décembre 2008

Sénégal: « Mbekk mi al Golpes » à Thiaroye/mer - Drames et déboires de l'émigration clandestine




L'Union des professionnels de la communication des îles Canaries (Upc) et l'Association des clandestins rapatriés et familles affectées par l'émigration clandestine de Thiaroye-sur-mer se préoccupent de l'émigration clandestine. Ils ont, du 28 au 29 janvier 2009, organisé un symposium et une exposition sur la question. L'objectif est de sensibiliser les populations sur les dangers des voyages clandestins par la mer et de trouver des solutions.

C'est un jeune homme étendu de tout son long sur la plage de Tejita. La scène se passe sur l'île de Ténérife dans l'archipel espagnol des Canaries. La nuque enfouie dans le sable, la face tournée vers le ciel. Les yeux sont fermés. Il ne peut certainement pas voir au-delà de ces cils.
Entre le nez épaté et le menton carré, se dressent deux lèvres gonflées. La moitié supérieure du corps est nue. Les côtes sont pleines de blessures récentes. Quelques-unes sont recouvertes de pansements. Un secouriste de la croix rouge des îles Canaries et une jeune fille en bikini l'assistent. La photo de ce subsaharien trentenaire est prise par le photographe Esteban Pérez.
Il est peut-être un des 5 rescapés " partis le 6 février (2003) d'une plage située à proximité de la ville de Laayoune. Ils faisaient partie d'une expédition de 34 personnes réparties sur deux embarcations (...) À destination de Fuerteventura ", comme le raconte le correspondant du quotidien national espagnol El Pais aux Canaries. Après quelques heures en haute mer, soutient Juan Manuel Pardellas, le moteur cale et les passeurs sautent sur une autre embarcation abandonnant des hommes, des femmes et des enfants à eux-mêmes.
En haute mer, ni eaux ni nourriture, ils sont obligés de boire leurs propres urines et l'eau de mer et ronger le bois de leur barque. Ils meurent un à un jusqu'au quatorzième jour où les six restant seront secourus mais l'un d'eux perdra finalement la vie. Cette scène est une partie de l'émigration clandestine " vécue par près 40 000 africains jusqu'en 2004 ", renseigne le journaliste. Au Sénégal, on l'appelle " Mbekk-Mi ", en Espagne Al Golpes.
C'est la somme de ces deux termes " Mbekk-Mi Al Golpes " qui constitue justement le thème du symposium organisé par les membres de l'Association des clandestins rapatriés et familles affectées par l'émigration clandestine de Thiaroye sur Mer.
La manifestation se déroule du 28 au 29 janvier au foyer des jeunes de cette commune d'arrondissement de la banlieue dakaroise sérieusement affectée par l'émigration clandestine. En marge de ce symposium, une exposition de photos est organisée afin de sensibiliser sur les risques liés à cette activité illégale.
Parmi les photos de l'exposition, il y a celle prise par Esteban Pérez et d'autres de sa douzaine de collègues de l'Union des professionnels de la communication des Canaries (Upc). Il y a aussi des photos prises par l'association de Thiaroye sur Mer.
Mais, il y a surtout le livre de Juan Manuel Pardellas intitulé Héros d'Afrique (La Quinta Columna). Dans ce livre aussi traduit en wolof, Padellas a rassemblé quelques-uns de ses meilleurs reportages sur l'émigration clandestine, publiés dans El Pais pendant quatre ans. Tout comme les photos, ces reportages étalent au grand jour la tragédie que constitue l'émigration clandestine.
Les membres de l'Upc ainsi que Padellas ont effectué le déplacement de Thiaroye pour prendre part au symposium. Selon Elsa Casas, le ministre de l'Action extérieure du gouvernement des îles Canaries, " c'est une histoire dramatique, il faut trouver des solutions efficaces avec les populations ".

Elle l'a dit devant l'ambassadeur d'Espagne au Sénégal, Jorge Toledo, qui a réaffirmé la disposition de son pays à accompagner le Sénégal. Le ministre de l'Aménagement du territoire et de la Coopération décentralisée, Abdourahim Agne, a rappelé l'initiative gouvernementale " Took Tekki " pour répondre à la devise " Barsa wala Barsak "des candidats de la clandestinité.
Le jour meurt petit à petit à Thiaroye. Sur le podium du foyer des jeunes, une centaine de jeunes orphelins de l'immigration clandestine font le spectacle. À côté des autorités et devant les membres de leurs familles, ils chantent une chanson wolof pour inviter les garçons et les hommes à rester au pays, s'occuper des familles et apporter leurs contributions à la construction du pays.
Par Aly Diouf 30 Janvier 2009, Le Soleil

lundi 19 janvier 2009

MBOUR : Une ville confrontee au transport et a la circulation.


La ville de Mbour connaît des scènes quotidiennes de blocage de la circulation. L’avenue Demba Diop, l’artère principale, porte d’entrée et de sortie de la capitale de la petite côte donne tout le long de la journée, la même image que sur Diogoye Basile Senghor, Sana Daffé ou Cheikh Ahmadou Bamba .Sur tous ces axes, les embouteillages sont devenus des faits banaux, car récurrents. De la tête de ponts de taxis clandos, des cars « Ndiaga Ndiaye »ont fini de transformer le centre ville en un lieu où la mobilité devient un casse tête.

19 heures au niveau de la bretelle qui voit la nationale 1 piquer vers Kaolack et une rue vers le centre de Mbour, une queue de véhicules interminable campe le décor et illustre de manière nette, les embouteillages quotidiens. Le diagnostic est fait depuis huit ans par un spécialiste des transports. La sonnette d’alarme tirée a laissé les précédentes équipes municipales sans réactions.
Il faut signaler les énormes déployées par la délégation spéciale qui gère la commune .Des opérations de désensablement ont été menées de même que l’élagage des caïlcédrats pour faciliter la circulation .Pour une première ,le goudron et l’asphalte de certaines rues sont de nouveau visibles depuis plus d’une vingtaine d’années.
Le centre ville, point de convergence de tout Mbour ,se singularise en abritant plus de 90 % des affaires économiques et administratives .Il compte en son sein ,la mairie , les grands magasins ,alimentations ,commerces ,banques ou centres des affaires ,et le marché central ainsi que la quasi-totalité des services administratifs .
Les difficultés de circulation et de mobilité ont attiré l’attention d’un spécialiste des transports routiers à la retraite .Pour ne pas le citer, Fodé Seyni Sagna a fait une étude exhaustive qui a circonscrit les source du mal. L’étroitesse des artères et routes, leur état de délabrement avancé, l’ensablement permanent de bon nombre d’entre elles sont en partie ciblés. A cela s’ajoutent les moyens de locomotion qui font corps avec l’environnement urbain et péri urbain. La prolifération des véhicules hippomobiles surtout les charrettes assure la desserte en direction des quartiers périphériques.
Elles partagent toutes, le manque de sécurité, pas de lampe de signalisation et dés la tombée de la nuit, elles deviennent des facteurs d’insécurité et causent beaucoup de préjudices aux usagers de la circulation. Une estimation faite par la défunte équipe municipale donne 800 charrettes et calèches. Il faut signaler la diminution drastique du nombre de calèches .Elles raréfient même. Le nœud gordien de l’organisation du transport et de la circulation reste l’équation des taxis clandos.
Il est dénombré selon l’étude que 900 taxis urbains et 68 autocars. L’expansion continue et progressive des lieux de stationnement autorisés ou non laisse voir l’insuffisance de la capacité de la voirie à contenir l’accroissement des parcs de voitures particulières, de charrettes, en plus d’une occupation constante et irrégulière de la chaussée dans le centre ville et aux abords des gares routières et marchés. Les faits cités ou énumérés sont soupçonnés de représenter le racines du mal .Les énormes problèmes de déplacement d’un lieu à un autre sont aussi liés à l’absence de fluidité due souvent aux gros porteurs mal intentionnés ou tombés en panne.
L’avenue Houphouët Boigny,sollicitée à toute heure par des camions frigorifiques illustre les faits. Le même scénario est fréquent au niveau de L’avenue Diogoye Basile Senghor. Les autorités municipales s’investissent pour assurer une réglementation de la circulation .Les bousculades,les queues de calèches,et de charrettes s’ajoutent aux stationnements défectueux en fin d’après midi pour constituer des blocages que seuls les agents de la force publique parviennent à dénouer.
L’agglomération mbouroise a une population estimée à plus de 500 000 habitants répartie dans un espace de 27 kilomètres carré. Elle compte de fortes concentrations humaines. Aux heures de pointe des usagers de la route ont d’énormes difficultés pour accéder aux moyens de transports ou pour circuler d’un lieu à un autre de la ville. Les 27 quartiers de la ville en grande partie des lieux de résidences, en quelque sorte des cités dortoirs souffrent du manque de voies de desserte .Les sorties vers Saly ,la station touristique et balnéaire et le centre de santé de Grand Mbour relèvent de parcours du combat aux heures de pointe ,au lever comme au coucher du jour.
Par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , lundi 24 novembre 2008

LUTTE-SIGNATURE DE CONTRAT BAZOOKA –BAYE MANDIONE A MBOUR Luc Nicolaï décroche le Boy Sèye- Pakala



Le promoteur de lutte Luc Nicolaï a réuni, samedi 17 janvier 2009, les amateurs de lutte au quai de pêche de Mbour pour la signature du combat qui oppose le samedi 24 janvier 2009, lors d’une journée, Bazooka de Mbour et Baye Mandione de l’écurie Thiaroye Gueum sa Bopp. Le choc prévu au stade Caroline Faye de Mbour sera la tête d’affiche de sept autres combats de ce du gala mbourois.

Pakala,le champion errant, à qui trouver un adversaire demeurait un casse tête pour les promoteurs, a eu la chance de tomber sur Boy Sèye qui veut aujourd’hui se refaire une santé dans l’arène.
Luc Nicolaï a sauté sur l’occasion et l’a monté pour le 28 février 2009.Lors de la cérémonie de signature Bazooka ex-Bombardier a promis devant ses fans mbourois de se défoncer pour décrocher encore des titres. Baye Mandione de l’écurie de Thiaroye a invité le public à venir très nombreux pour voir un beau combat. Les deux poids lourds ont cherché à se faire peur dans une bataille psychologique qui s’est vite installée.
Par des démonstrations de Backs, les anciens lutteurs comme Boy Bambara, Pape Kane et Mamady Thior n’ont pas également été en reste et ont marqué leur présence à Mbour. Une ville qui a connu de grands champions comme Pierre Téning Sarr, Cheikh Mbaba Sow, Soulèye Ndoye qui ont fait la gloire des arènes Modibo Keïta de Mbour.
La signature de contrat a été aussi l’occasion de renouer avec un pan de la culture lébou. Le batteur international Amadou Guèye a de nouveau fait des prouesses avec son art du tam tam.
Par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , lundi 19 janvier 2009

MBOUR/ LOCALES 2009 Rewmi sous la bannière de « And Ligèye Senegaal »


Les partisans du Rewmi à Mbour ont défini hier leur forme de collaboration en direction des élections locales. Ils ont décidé de se retrouver dans la coalition And liggey Sénégal, avec L’Ufr, et Le Rdr.

Au cours de la rencontre avec la presse, ils ont révélé que Lucien Dasouza est le mandataire désigné de la dite coalition dans le département de Mbour avec comme suppléant Jean Diouf de Ndiaganiao. Il a produit une pièce administrative authentique pour parer à toute contestation.
Sur la confection des listes, ils ont avancé être à pied d’œuvre pour tout terminer dans les délais. Interrogés sur leur présence dans les nouvelles collectivités locales, la réponse donnée est de continuer les efforts de maillage dans le département pour marquer la présence de Rewmi. Pour eux, la constance dans la démarche et le travail sont les deux règles qui guident leurs activités .Ils avancent que les réalités du terrain vont faire la différence avec les autres.
Les partisans du Rewmi dans la petite côte ont loué les retrouvailles entre Idy et Wade. Ils partagent entièrement la position de Idrissa Seck qui se refuse de contribuer où d’être un acteur de l’éclatement de la famille libérale .Pour eux dès juillet 2008, un congrès tenu à Rufisque avait demandé à Idy de prendre langue avec les concernés pour la reconstitution de la famille libérale.
Par Samba Niébé BA SUD QUOTIDIEN , samedi 17 janvier 2009

Investitures locales à Mbour Les Responsables libéraux à couteaux tirés

Le feu a couvé chez les libéraux de Mbour après la publication de la liste des investis pour briguer le conseil Municipal. Des frondeurs se sont dressés contre le superviseur départemental et communal Omar Sy qu’ils accusent d’avoir pré-confectionné des listes dans le secret de sa chambre d’hôtel « avec ses amis et aucun responsable n’y a participé. Ses frères frondeurs, « ont décelé que 80% des candidats sont des électeurs de sa sensibilité et d’employés de son Entreprise » et soutiennent manifestement que le superviseur est en train de tailler ses ambitions de futur Maire pour faire obstacle à toutes décisions du Secrétaire Général Me Wade qui a déclaré choisir lui-même les Maires ». Dans le même registre, chez les jeunes, deux tendances sont présentes dont l’une est proposée comme tête de liste en la personne du Député Tafsir Thioye et de l’autre côté, Mamadou Ndiaye qui a manifesté sa désapprobation.
De 21 à 5 heures du matin, lors de la réunion des investitures communales qui a eu lieu dans la soirée du Vendredi à Samedi, les responsables libéraux de Mbour ne sont pas arrivés à accorder leur violon. Une réunion où la tension était vive au point que des insanités avaient été échangées. Ceci, après la lecture des listes, des responsables libéraux se sont levés pour contester le choix de 80% des candidats qui sont de la sensibilité de Omar Sy et des employés de son entreprise et entre autre, des personnes qui ont eu maille avec la justice pour des affaires de spoliation de terrains. « Il n’est pas question d’accepter cette situation qui pourrait être fatale au parti car le choix des Mbourois doit provenir d’une rupture au niveau des hommes parce qu’ils nous regardent »,a répliqué Pape Birame Ndiaye le porte -parole du collectif des contestataires. Pour Malick Kamara Ndiaye, « Moussa Sy s’est taillé la part du lion pour des raisons de calculs politiciens qui pourraient avoir des conséquences nuisibles à l’UJTL où il y a une cassure après l’investiture de Tafsir Thioye comme tête de liste de la proportionnelle ». Choix contesté par Mamadou Ndiaye patron de l’autre tendance et (proche du Ministre Mamadou Lamine Keita) qui indique l’absence de ses partisans sur les listes et qui conteste ce choix. Selon Mr Ndiaye qui « avertit » avec pessimisme une déroute au soir du 22 Mars 2009. Le cas de Rewmi était aussi au menu car il se taille six candidats qui sont des animateurs de cette formation et qui figurent en bonne place sur les listes. D’après le porte -parole qui a proposé « que ces noms soient enlevés et remplacés par des noms plus crédibles parceque nous ne comprenons pas l’exclusion des grandes personnalités dans le processus ». Le collectif qui a déjà confectionné sa propre liste, « a averti sans délai le parti afin de susciter une mise en forme définitive des listes qui pourra inspirer confiance aux Mbourois pour un changement dans la gestion de la cité. » Maguette Diop porte-parole de la cellule de communication de la commission départementale et communale et proche d’Omar Sy, a rejeté en bloc ces allégations émanant du collectif soutenant qu’il n’y a aucun employé d’Omar Sy figurant sur la liste qui regroupe vingt sensibilités. Pour la part belle accordée à Rewmi, il a répondu que ce sont des militants comme tant d’autres.
Obs Par Alioune Diop ,

jeudi 1 janvier 2009

L’intégralité du discours du chef de l’Etat



31-12-2008 20:08 GMT

Mes Chers Compatriotes,
Au seuil du nouvel an, j’aimerais d’abord, en votre nom et au mien propre, rendre grâce à Dieu, Maître absolu de l’univers et du temps, pour la faveur qu’il nous accorde de vivre ensemble ce moment unique qui est à la fois une fin et un commencement. L’instant est donc à un retour sur soi, à la méditation et à la contrition pour tout le bien que nous aurions pu faire pour nos semblables et que nous n’avons pas fait.
Ensemble, prions pour tous nos morts. Que Dieu le Tout Puissant les reçoive en son Paradis.
A nos malades, qu’ils soient à l’hôpital ou à la maison, j’adresse mes vœux ardents de prompt rétablissement. Prions pour eux.
Mes Chers Compatriotes,
L’année qui s’achève a été marquée par une conjoncture mondiale difficile.
Nul plus que moi n’a ressenti vos souffrances dues aux difficultés de la vie qui ont nom cherté des prix.
La hausse brutale du prix du pétrole qui a atteint un niveau jamais égalé de 147 dollars le baril de pétrole en Juillet dernier et celle généralisée des prix des produits alimentaires, ont durement éprouvé les pays importateurs de produits pétroliers et alimentaires comme le nôtre.
Face à ces facteurs exogènes, sur lesquels nous n’avons en vérité aucune prise, le Gouvernement a choisi de soutenir le pouvoir d’achat des ménages et aider les entreprises.
C’est ainsi que, pour ne pas répercuter la hausse des prix sur ceux des denrées de première nécessité, en plus des suspensions de taxes et droits sur certains produits alimentaires, ce qui est un manque à gagner pour le Trésor public, des subventions diverses ont été débloquées pour un montant de 239 milliards de CFA, soit plus de 4 % de notre Produit Intérieur Brut.
Malgré tout, les fondamentaux de notre économie sont restés solides.
Nos performances en matière de réformes pour améliorer l’environnement des affaires et attirer plus d’investissements sont reconnues dans le Rapport Doing business de la Banque Mondiale qui a classé le Sénégal sur la liste des réformateurs, 1er en Afrique et 5ème mondial. Cela montre notre bonne volonté.
Bien sûr, nous ne sommes pas à l’abri d’erreurs car ‘’errare humanum est’’, ont dit les latins, ajoutant ‘’perseverare diabolicum’’ (l’erreur est humaine mais la persévérance dans l’erreur relève du diable).
Nous avons donc reconnu nos erreurs et, au même moment, nous nous sommes engagés à les éviter à l’avenir. Entre 2007 et 2008, nous avons commis des erreurs, trois précisément :
le nouveau ministre du budget, en toute bonne foi, avait fait des avances hors budget, en attendant les crédits qui devaient normalement venir,
des ministres avaient engagé des dépenses de sommes inscrites à leurs budgets mais, dans le cadre de la politique de subventions aux consommateurs, ces crédits ont été totalement ou partiellement ponctionnés. Ils avaient quand même engagé l’Etat vis-à-vis de ses clients du secteur privé ;
Enfin, certains organismes bénéficiant de l’autonomie de gestion comme les hôpitaux, après avoir dépensé leurs budgets, ont cru devoir contracter des avances de fournisseurs, créant ainsi un endettement de l’Etat ;
Ce sont là les trois erreurs cumulées qui sont à la base de la dette de l’Etat due au secteur privé d’environ 174 milliards CFA. On n’a trouvé nulle part trace de malversation ou de corruption.
L’important est que, connaissant les sources de cette dette nous avons pris les dispositions pour qu’elle ne se renouvelle plus en même temps que l’engagement de la solder au plus tard le 31 janvier. Les ministres comme les agents des services décentralisés ont été invités à éviter ces pratiques qui, à l’avenir, seront immédiatement sanctionnées.
Pour payer maintenant la dette, nous aurions pu réduire de 10 % les dépenses et investissements de notre budget qui dépasse 1 700 milliards mais nous avons décidé de ne pas toucher aux dépenses à caractère social ni procéder à des désinvestissements. A l’extrême limite nous l’aurions fait.
Nous aurions pu aussi vendre 4% seulement de nos actions à la SONATEL mais là aussi, ce serait du désinvestissement.
Nous avons préféré faire ce que font tous les agents économiques solvables et performants : recourir à l’emprunt.
C’est dans ces conditions que nous avons sollicité et obtenu de la France un crédit de 87 milliards CFA, geste qui atteste de notre solvabilité et a ouvert, en même temps, la porte à d’autres bailleurs. C’est pourquoi nous remercions la France pour sa confiance.
Depuis l’alternance en 2000, c’est la première fois que le Sénégal se trouve dans une pareille situation. Notre pays a toujours été félicité pour sa bonne gestion macro-économique, son taux d’inflation faible, son taux de croissance relativement élevé mais qui l’aurait été encore plus si notre économie n’avait été heurtée de plein fouet par des facteurs extérieurs.
Nos partenaires bilatéraux et multilatéraux l’ont compris qui continuent de nous manifester leur confiance et leur soutien dans le cadre du dialogue régulier que nous menons ensemble.
Ce soutien et cette confiance ont été à la base du succès de notre passage au Conseil d’Administration du FMI le 19 décembre au titre de la Facilité de protection contre les chocs exogènes.
Malgré l’accalmie observée ces derniers temps avec la réduction de la demande mondiale, le fardeau de la facture pétrolière pèse encore lourdement sur les finances publiques, passant de 217 milliards en 2003 à plus de 600 milliards en 2008, soit une hausse de 200 %.
Nous poursuivons sans relâche nos efforts de résorption du déficit de la production d’électricité avec la mise en service en 2008 de 130 mégawatts pour un investissement de 68 milliards, la finalisation de la centrale au charbon de 125 mégawatts en 2010 et l’exécution de projets d’énergie solaire, éolienne et de biomasse respectivement à Ziguinchor, le long la grande côte vers Saint Louis et à Ross Béthio.
Un programme triennal d’électrification rurale est en cours d’exécution pour plusieurs localités des régions de Saint Louis, Louga, Thiès, Kaolack, Fatick et Kolda.
Des frustrations se sont exprimées ces derniers temps contre les délestages et les méthodes de facturation de la SENELEC.
Je comprends parfaitement vos récriminations. C’est pourquoi j’ai donné des instructions fermes au Gouvernement pour prendre des mesures immédiates en supprimant la double facturation.
Il s’agira de réagir à la baisse du prix international du pétrole et réduire les prix des produits pétroliers, mesure déjà effective. Nous avons déjà diminué les prix de l’essence, du gasoil, et du diesel de 270 à 340 CFA le litre ; le gaz butane baisse de 675 FCFA, 940 FCFA et 2850 FCFA respectivement pour les bonbonnes de 9 Kg, 12 Kg et 38 Kg.
Le lait en poudre quant à lui va subir une baisse de 120 FCFA par kg.
Les prix des denrées de première nécessité comme le riz, la farine, le pain, l’huile, ainsi que le ciment, le fer à béton, le transport vont à leur tour subir une baisse. Un tableau des nouveaux prix sera publié au plus tard le 10 janvier 2009.
Comme vous le voyez, malgré la conjoncture internationale, votre Gouvernement s’efforce d’alléger votre fardeau. Il ne s’arrêtera pas là mais ira plus loin encore.
Je voudrais maintenant m’adresser à nos parents agriculteurs pour les remercier de m’avoir permis de gagner un pari que j’avais fait devant l’opinion internationale.
Cela se passait en avril dernier, presque à la veille de l’hivernage. J’ai lancé la GOANA, Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance, une initiative nationale dans sa conception et son exécution, pour un coût global de 345 milliards de F CFA
La Nation, dans toute sa diversité, s’est massivement mobilisée, dans un bel élan de courage et de solidarité pour relever le défi de l’autosuffisance alimentaire. Les résultats sont au-delà de nos attentes, ce qui est un réel motif de satisfaction et de fierté.
Pour tous les produits agricoles, les récoltes ont été exceptionnellement bonnes grâce à notre labeur et avec l’aide de Dieu qui nous a gratifié d’un hivernage pluvieux.
S’agissant en particulier du riz, par exemple, la campagne hivernale s’est soldée par une moisson record de 370.000 tonnes, soit plus de la moitié de nos importations.
Avec les perspectives prometteuses de la campagne de contre saison en 2009 qui va commencer, les résultats annuels seront encore en hausse.
La récolte arachidière s’est, quant à elle, hissée à 726.037 tonnes, chiffre record.
En dépit de la baisse du cours de l’arachide sur le marché international, pour aider encore une fois nos agriculteurs, j’ai exigé que le Gouvernement fixe le prix du kilogramme à 165 francs, soit une augmentation de 15 francs par kilogramme par rapport à la précédente campagne.
Je saisis l’occasion pour lancer un appel pressant aux agriculteurs afin qu’ils conservent une partie des récoltes pour les semences de la prochaine campagne. Cela améliorera encore leurs revenus.
Le Gouvernement vous aidera dans la conservation et le traitement phytosanitaire.
Pour gagner définitivement le combat pour la souveraineté alimentaire nous devons nous assurer de la maîtrise de l’eau, une mécanisation plus intensive de l’agriculture et la professionnalisation du secteur. Cela demande beaucoup de moyens mais reste dans nos possibilités.
Nous voulons que, partout dans nos campagnes, la motopompe, le tracteur et la moissonneuse batteuse fassent partie des instruments de base de l’agriculteur pour une plus grande productivité. Du reste, pour la prochaine campagne, nous allons vous fournir des instruments plus adaptés à la culture individuelle ou familiale, en plus, évidemment, des gros engins pour ceux qui exploitent de grandes superficies ou se regroupent en amicales ou mbootaay i bay.
Le Plan REVA, (Retour Vers l’Agriculture), sera poursuivi avec la réhabilitation de quatre anciens périmètres aménagés par l’Etat et la réalisation de neuf nouvelles fermes pour un financement déjà acquis de plus de 6 milliards de FCFA.
Vous savez que je suis très attaché à l’élevage qui va être maintenant ma priorité. Notre objectif est de procéder à l’insémination artificielle de 500.000 vaches dans les cinq prochaines années.
Il est vrai que, devant l’urgence et l’ampleur des besoins, l’élevage n’a pas pu bénéficier cette année de moyens à la hauteur de nos ambitions. Pour la campagne en cours, nous avons réussi l’insémination de 50.000 vaches pour l’augmentation de notre production laitière avec l’objectif d’arriver à couvrir nos besoins.
Mes parents pasteurs continueront à me faire confiance, vu les efforts déjà accomplis pour l’accessibilité de l’eau aux bêtes, pour la santé et pour la stabulation.
Mes chers Compatriotes,
Comme toujours, l’Education reste au cœur de mes préoccupations.
Ces dernières années, grâce à des efforts budgétaires soutenus, nous avons multiplié les recrutements d’enseignants et les créations d’infrastructures préscolaires, scolaires et universitaires.
Aujourd’hui les écoles et les collèges sont partout et chaque parent peut inscrire son enfant dans un établissement de proximité pour lui éviter les kilomètres de route qu’il faisait auparavant. Nous avons mis l’outil informatique, puissant vecteur d’apprentissage et de recherche, au cœur de notre système éducatif, pour la formation des formateurs comme celle des élèves et étudiants.
Malgré la satisfaction que nous valent nos médailles aux Olympiades africaines de Mathématiques en Afrique du Sud, les résultats du concours général dans cette discipline révèlent des insuffisances qu’il faut corriger au plus vite.
Je sais que l’APAMS, Association des Professeurs Africains de Mathématiques au Sénégal et l’Espace Mathématique francophone travaillent à l’amélioration de l’enseignement des mathématiques.
Je rends une fois de plus, un hommage appuyé aux enseignants pour la contribution inestimable qu’ils apportent à l’enseignement des mathématiques, à l’éducation et à la formation de nos enfants.
S’agissant d’un autre secteur clef, la santé, nous voulons, atteindre les objectifs du millénaire, en dépit des pronostics pessimistes sur la capacité des Africains à être au rendez-vous de 2015.
L’initiative « Badienou goxx » répond à ce souci. Il s’agit, dans chaque quartier ou village, de responsabiliser une femme leader dont la mission sera de sensibiliser les femmes et leur montrer comment elles peuvent éviter les accidents de grossesse ou d’accouchement, de suivre les femmes enceintes pour les familiariser avec les consultations pré et post natales, le suivi dans l’alimentation et la vaccination.
La première expérience dans la commune et le département de Kolda devrait commencer en ce mois de janvier.
Dans le même ordre d’idées, je me réjouis du succès enregistré par le Plan Sésame pour la prise en charge gratuite des personnes âgées de 60 ans. Mais il convient de corriger ses faiblesses exploitées par d’autres personnes bénéficiant déjà de couverture dans ce domaine.
L’assainissement de la gestion hospitalière devra, à son tour, être poursuivie avec vigueur.
L’emploi des jeunes reste pour moi une priorité élevée.
Malgré les erreurs passées, nous allons renforcer l’Agence Nationale pour l’Emploi des Jeunes (ANEJ) et le Fonds National de Promotion de la Jeunesse (FNPJ) car leur objectif louable est de fournir à chaque jeune une source de revenu pour qu’il soit utile à lui-même, à sa famille et à son pays.
Bien sûr des correctifs s’imposent et j’y veillerai personnellement.
Comme vous le savez j’ai décidé qu’à l’avenir, 15% des emplois créées seront réservés aux jeunes et, dans un premier temps, à ceux de la banlieue de Dakar dont la situation exige des mesures urgentes. Celle-ci, en effet, constitue le vivier de l’émigration clandestine alors même que sa jeunesse, saine, volontariste, entreprenante et imaginative, ne demande qu’un appui pour faire éclore son formidable potentiel u profit de la nation.
Ce défi est à notre portée.
Les nombreuses infrastructures terrestres, portuaires, aéroportuaires, sont autant d’activités créatrices d’emplois pour les jeunes.
Mes chers Compatriotes,
Que nous réserve l’avenir ? Le poète a dit ‘’l’avenir appartient à Dieu’’. Et chez nous, on ajoute ‘’l’avenir appartient à ceux qui se réveillent tôt’’.
Si Dieu, dans sa miséricorde exauce nos vœux, cette année encore nous réaliserons ce que nous appelons les Très Grands Projets, TGP.
Il y a d’abord, en plus de nos trois universités, l’entame d’une nouvelle génération d’universités : Université des Métiers à Saint-Louis dont les plans son terminés et le financement obtenu, deux Centres Universitaires Régionaux, à Diamniadio et Tambacounda, l’Ecole des Mines, sur le modèle de celle de Paris et un Collègue des métiers de la métallurgie à Kédougou.
Dans le domaine industriel deux grands projets vont démarrer : Samand Peugeot : sortie de 10 000 voitures Usine de fabrication de Gros Porteurs qui est en train d’être mise en place.
Notre stratégie portuaire a commencé en partenariat avec D.P. World, troisième opérateur mondial de terminaux à conteneurs, pour la construction du Port du Futur sur une superficie de 42 ha, 1500 mètres de quai, 13,5 mètres permettant la réception des plus gros bateaux. Il est prévu pour devenir le hub portuaire sous-régional.
Les travaux sont prévus pour un investissement global 220 milliards CFA.
Prévue dans le périmètre de Diamniadio-Bargny, en partenariat avec Jebel Ali Free Zone de Dubaï, la Zone Economique Spéciale, ZES, pour investissement de 800 millions de dollars, 400 milliards CFA, comprendra une zone industrielle et une zone franche commerciale avec d’importantes infrastructures. La ZES devrait accueillir 400 entreprises au cours des cinq prochaines années, 40 000 salariés en emplois directs et 100 000 en emplois indirects. Dès 2010 les premières entreprises seront installées.
Le clou de cette stratégie sera le plus grand port de la Côte Atlantique de l’Afrique qui comprendra en fait plusieurs unités portuaires :
un port minéralier pour le transport des phosphates de Thiès et celles de Matam ainsi que le minerai de fer du Sénégal Oriental, un Port Containers pour les plus grands opérateurs mondiaux, un quai pour la société américaine Energy Allied qui doit édifier dans la zone une raffinerie, un Port adossé au grand projet de Pétrochimie de l’Iran.
Mesdames, Messieurs, Chers compatriotes,
Si je devais énumérer tous les projets d’infrastructures qui doivent connaître un début de matérialisation en 2009, cela prendrait beaucoup de temps. J’ai donc demandé au Ministre de publier un tableau dans la presse et de le commenter dans toutes les langues nationales pour que chacun puisse apprécier ce qui a été prévu pour son département.
Je me contenterai ici d’évoquer les grands projets urbains :
Route Patte d’Oie – Aéroport comme continuation de l’Autoroute Tronçon autoroute Patte d’Oie – Pikine en achèvement, Route Mamelles Aéroport sur trois voies, Route de Ouakam depuis la VDN jusqu’à l’hôtel Méridien sur trois voies Route Place du Millénaire, Malick Sy, Cyrnos, Ancienne route de Rufisque- Pikine Contournement de Rufisque à partir de la SOCOCIM Poursuite des travaux de l’autoroute à péage sur les tronçons entre Pikine et Diamniadio Doublement de la RN1 entre Diamniadio, l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et Mbour et la jonction Pout – AIBD : démarrage en 2009. un important programme pour l’amélioration dans la banlieue de Dakar et dans la ville de Ziguinchor ;
Pour tout le reste je vous renvois au tableau que j’ai indiqué.
J’indiquerai seulement les aéroports régionaux dont la construction va être entreprise et le lancement de notre compagnie nationale Air Téranga pour la desserte des régions.
Je terminerai par la culture avec deux projets du Parc Culturel : le Grand Théâtre National qui a commencé, l’Achèvement Etudes du Musée des Civilisations Noires
Mes chers Compatriotes,
En décembre 2009, nous accueillerons le 3ème Festival Mondial des Arts nègres.
Il reste le plus grand projet culturel africain de tous les temps. Tout est en place et fonctionne bien. Le 14 janvier 2009, je présiderai la réunion de la commission nationale de nos frères Africains Américains à New York.
Tous les pays se préparent pour ce grand rendez-vous.
Je suis sûr que nous aurons tous à cœur de réussir cette manifestation dont l’organisation nous est confiée par tous les peuples noirs d’Afrique et de la Diaspora.
Dans cette même perspective, nous espérons terminer et inaugurer le Monument de la Renaissance Africaine érigé à la gloire de l’Afrique.
Mes chers Compatriotes,
Dans un monde livré à la compétition, aux incertitudes et à l’instabilité, notre diplomatie, fidèle à son dynamisme, restera au service des idéaux chers à notre peuple : l’attachement au bon voisinage, la défense du panafricanisme, la sauvegarde de la paix en Afrique et dans le reste du monde et la promotion de la démocratie.
C’est, forts de ces idéaux, que nous irons aux élections locales du 22 mars prochain. L’Administration a pris toutes les dispositions pour le déroulement régulier et transparent du scrutin.
Le fichier électoral et les équipements numériques sont à la disposition des candidats qui peuvent, avec leurs experts, se rendre au Ministère de l’Intérieur pour consulter notre système numérisé d’enregistrement dont la fiabilité est reconnue.
Au demeurant la liste électorale sera publiée sur Internet où tout un chacun peut procéder à toute vérification éventuelle.
Nous allons continuer à approfondir notre démocratie. Dans ce sens nous poursuivrons le dialogue entamé au lendemain de l’élection présidentielle avec les leaders de l’opposition républicaine, qui acceptent le respect de la Constitution, des lois et règlements.
Nous pourrons convenir d’un calendrier de rencontres.
Mes chers Compatriotes,
Le mouvement de l’histoire au 21e siècle est porté par l’urgence et la vitesse.
Pour l’accompagner, il faut de l’audace, de la créativité, du rythme, de l’inspiration et, surtout, de bons choix au bon moment.
Suivant une expérience bien établie, les premières places iront toujours à ceux qui font l’histoire et non à ceux qui la subissent.
La clef de notre destin est entre nos mains et j’ai bon espoir que nous continuerons ensemble à en faire un bon usage.
Il me reste à vous présenter, à tous et à toutes, mes meilleurs vœux de bonne santé, de bien être et de réussite pour l’année 2009.
Bonsoir et Dewenati.

COMMUNIQUE DE REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES DU 07 FEVRIER 2013 Le Conseil des Ministres s'est réuni le jeudi 07 février 201...